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ce système valvulaire n'existe pas dans l'aorte postérieure et je discuterai plus tard les raisons de ce fait.
Les oreillettes sont symétriques par rapport au cœur, mais placées au-dessous du ventricule; elles communiquent avec sa partie inféro-postérieure par deux orifices à valvules. Elles reposent sur une saillie due aux circonvolutions intestinales et aux glandes génitales.
De couleur brune, quelquefois foncée, d’autres fois beaucoup plus claire, elles ont des parois glandulaires et présentent une cavité centrale limitée par de nombreux faisceaux musculaires moins importants que dans le ventricule. Elles offrent ainsi des culs de sac pour augmenter d'autant leur capacité. Les deux oreillettes sont largement soudées latéralement et sur la ligne médiane de l'animal, mais leurs cavités communiquent par un goulot inférieur assez étroit. Elles sont de plus fixées par leur base concave au péricarde doublé à ce niveau d’une membrane limitant une cavité allongée transversalement qui fait communiquer les cavités des deux organes de Bojanus ; je l’appellerai cavité commissurale des organes de Bojanus. Ses parois minces ne renferment probablement pas de canaux sanguins réunissant ainsi les deux organes rénaux, car dans le cas d’une injection très réussie des organes de Bojanus, la matière ne pénètre pas dans les parois de la cavité commissurale.
Si maintenant on ouvre le ventricule, on pourra y reconnaître trois chambres séparées par des piliers musculaires. Les deux principaux limitent une chambre médiane , car ils partent de la paroi supérieure du ventricule pour venir à la paroi inférieure. C’est dans cette chambre médiane qu'aboutit l'aorte postérieure , tandis que Les deux chambres latérales sont ouvertes à leurs deux extrémités. L’oreillette vient y déboucher inférieurement, le retour du sang étant empêché par des valvules dont la concavité regarde le ventricule et placées de façon que la supérieure s'applique sur l'inférieure pour occlure la fente
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qui les sépare. Antérieurement les deux chambres latérales se continuent par les deux amorces dont la réunion forme le bulbe, puis l'aorte antérieure.
Le nitrate d'argent m'a montré un endothélium très net, irrégulier, à cellules polygonales, mais sans que l’une des dimensions des cellules l'emporte sensiblement sur les autres. Elles forment un tapis continu ne laissant aucun intervalle entre elles partout où je les ai trouvées (fig. 1). Ce qui me porte à conclure que la couche endothéliale est continue dans le ventricule et recouvre tous les piliers. contrairement à ce que Sabatier (113) à vu dans la Moule commune. Done ces piliers ne sont pas baignés directement par le sang.
Fig. 1. Endothélium du ventricule (ch. claire). Fig. 2. Endothélium de l'oreillette (Pholade) (ch. claire).