EE
1° Sa surface (S) qui est obtenue en multipliant la base par la moitié de la hauteur :
S = (Mx — Mn) Xi 2° Le rapport (R) de la hauteur à la base :
és Mx — Mn
La surface S donne une évaluation approximative du /ravail d'évacuation du ventricule qauche pour une systole cardiaque; elle est exprimée par un chiffre qui varie physiologiquement | de 6 à 10 (moyenne 8) pour une femme de dix-huit à trente ans. Toutes choses restant égales du côté du chiffre du pouls, de la pression minima et de la tonicité artérielle, S varie parallèlement au travail utile du cœur.
Le rapport R varie avec la vitesse du sang dans les artères; sa valeur moyenne est de 1,2 chez la femme, physiologiquement il varie entre 4 et 2,5; ses variations commandent les modifications de la forme de la courbe 0.-A. À ce point de vue on peut distinguer des courbes « tendues » pour lesquelles R est égal ou inférieur à 1, et des courbes «en: clocher » pour lesquelles R est égal ou supérieur à 2,5. Nous indiquons dans un tableau les principales raisons qui peuvent faire varier R :
TagLeau [. — Variations de R (d'après DeLaunay)
AR << 1 — Courbe tendue : Diminution de la vitesse du sang de cause centrale ou périphérique :
Contraction ventriculaire lente et faible, Vaso-constriction périphérique intense, Artério-sclérose, Hyper-viscosité sanguine.
> R > 2,5. — Courbe en clocher : Augmentation de la vitesse du sang de cause centrale ou périphérique :
Contraction ventriculaire brusque et énergique, Vaso-dilatation périphérique intense, Elasticité artérielle conservée, Hypo-viscosité sanguine.
2e RES
Si l'on désire se faire une idée plus précise de l'état de la tonicilé artérielle, il suffit, dix minutes après l'examen du bras, de prendre la courbe oscillométrique du poignet, avec une technique analogue, en décomprimant de em. Hg. en em. Hg. el sans se servir de l'appareil de Laubry. Habituellement sur le graphique oscillométrique poignet-bras ainsi obtenu, la courbe du poignet « est régulièrement incluse dans celle du bras », la surface délimitée par la courbe du poignet représente le quart , Où tout au plus le tiers de la surface délimitée par la courbe du bras : il s’agit d'un état de tonicité artérielle normale. A l'état pathologique on peut observer :
1° La convergence des courbes due à la vaso-dilatation périphérique (Fig. 11) : dans ce cas la courbe du poignet peut être décalée à gauche ;
2° La divergence des courbes due inversement à la vaso-constriction périphérique (Fig. IL) : dans ce cas, la surface S conserve sa valeur normale ; |
3° Un rapport inconstant entre la courbe du poignet et celle du bras qui correspond à une tonicité artérielle variable.
En résumé, la méthode 0.-A. nous permet d'apprécier non seulement les valeurs de Mn, de Mx, et de l'indice de Pachon, mais encore
1° L'énergie cardiaque qui dépend du nombre e (p) des systoles, de la valeur de la surface (S) qui donne, suivant Delaunay, une représentation graphique approximative de l'effet utile du travail du ventricule gauche :
2° Les résistances pér iphériques opposées au cours du sang qui dépendent de l'état de la tonicité artérielle, qui est appréciée par la connaissance du rapport R ou mieux par la construction du graphique poignet-bras
Nous n'avons pu faire l'étude de la viscosité sanguine : nous signalons ici, pour n'avoir plus à y revenir, que cette recherche directe de la viscosité sanguine chez les malades qui nous intéressent ont donné des résultats contradictoires : Ziveri (120) a
observé que les chiffres obtenus ne dépassent pas les oscilla-
tions normales ; Zilocchi (119) prétend que la viscosité sanguine
est augmentée particulièrement dans la psychose maniacodépressive et dans la démence précoce après sa période aiguë : à cause de ces divergences d'opinions nous avons en général négligé dans nos recherches le rôle de la viscosité du sang.
L'énergie cardiaque et lès résistances périphériques, tels sont les deux éléments susceptibles de modifier le régime de la circulation sanguine. Si nous considérons, par exemple, une augmentation de l’activité du cœur, nous pouvons décrire, avec Delaunay, deux tendances correspondant à deux types de la circulation :
1° Un type. à vitesse du sang augmentée (courbe « en clocher », augmentation de R) ;
20 Un type à pression augmentée (courbe « tendue », augmentation de Mn).
En somme, l'énergie du cœur produit un double effet : elle fait progresser le sang et elle le met sous pression, l'équilibre peut rester établi entre ces deux résultats (R constant), mais ces résultats peuvent être dissociés dans une certaine mesure, d'où l'établissement des deux types de la circulation sanguine que nous venons d'indiquer.
Pour terminer, nous donnons dans un tableau les valeurs minima, moyenne et maxima pour une femme adulte des données immédiates fournies par la méthode O.-A.
Tagzeau Il
Valeurs normales des données immédiates de l'examen O.-A.
Energie cardiaque Type circulatoire
{ P S R Mn Valeurs minima.... 90° 70 6 1 8 Valeurs moyennes... 936,5 75 os) 4,2 9 Valeurs maxima... 37° 80 10 bag it * : .
L'application de la méthode 0.-A. à nos malades ne va pas sans un certain nombre de difficultés qui nous ont conduit à
laisser inutilisés un très grand nombre d'examens pratiqués dans des conditions incorrectes. De plus, nous avons dû tenir compte d’un certain nombre de facteurs qui, indépendamment de l’état mental, sont susceptibles de modifier la circulation sanguine.
Les difficultés de l'application de la méthode 0.-A. que nous avons rencontrées sont les suivantes : chez les sujets obèses, le brassard de l'oscillomètre s'adapte difficilement au bras; l’agilation motrice constante ne permet pas l'examen ; quelques malades se sont refusées à toute exploration ou ont accepté l'examen avec humeur: les graphiques, dans ces derniers cas, se sont montrés irréguliers ; quelquefois enfin une attitude stéréotypée irréductible ne nous a pas permis de réaliser la position horizontale indispensable à tout examen bien fait.
Pour apprécier les modifications de la circulation sanguine au cours des maladies, il importe de connaitre les variations de régime que subit le cours du sang à l’état physiologique.
Il suffit d'appliquer la méthode O.-A. à un certain nombre de sujets d'âges très différents pour s'apercevoir que Mn croit avec l'âge et que S varie parallèlement à la pression minima. Ces résultats nous ont conduit à distinguer soigneusement la circulation des jeunes sujets de celle des préséniles et des séniles plus ou moins scléreux. Chez ces derniers, non seulement la tension sanguine est plus élevée, mais encore, ainsi que nous le verrons dans la suite, les variations de Mn avec l’état émotionnel sont plus accentuées.
La circulation diffère suivant le sexe : chez l'homme, le pouls est légèrement plus rapide, l'énergie des systoles et la vitesse du sang plus grandes. Toutes nos investigalions ont porté sur des femmes et sont de ce fait comparables entre elles.
L'état du système musculaire est important à considérer : « L'exercice élève la pression, la fatigue l’abaisse » (Potain (83), le chiffre du pouls et la forme des courbes se modifient au cours du /ravail musculaire. Pour ces raisons nous avons examiné nos malades excitées en dehors des périodes d'agitation motrice, en dehors de l’état de fatigue. En ce qui concerne les