HISTORIQUE
La coagulation du sang a été étudiée à deux points de vue différents : dans une première période on s'est proposé de rechercher quelle était la cause de la coagulation ; dans une seconde période plus récente on s’est proposé de connaître les phénomènes chimiques de la coagulation.
Aristote, Hippocrate, Galien, pensaient que le sang se eoagulait parce qu'il se refroidissait; — Vieussens, Boerhaave, parce qu'il était en repos ; — Hewson, parce qu'il était en contact avec l'air. On sait aujourd’hui qu'aucune de ces explications n’est suffisante pour expliquer la coagulation. On ne doit pas davantage en chercher la cause dans un dégagement de quelque principe volatil du Ssng.
On est amené ainsi à voir dans la paroi vasculaire la cause de la non coagubilité du sang. Ce rôle de la paroi vasculaire est signalé déjà par Bérard. (Cours de physiologie 1851).
€ Parmi les conditions qui maintiennent la liquidité du sang, la plus évidente est que le sang soit au contact et se meuve au contact des voies spéciales qui lui sont réservées. Ainsi la paroi vivante du vaisseau exercerait une influence sur la constitution moléculaire des principes immé-
diats du sang et la soustraction de ce contrat laisserait s'établir dans le sang le travail de coagulation... »
Brücke (Ueber die Ursache der Gerinnung des Blutes. Arch. f. path. Anat. 1857) établit expérimentalement ce rôle de la paroi vasculaire. Il conserve du sang à O°; il remplit avec ce sang non coagulé le cœur ou un vaisseau d’un animal récemment sacrifié. Le sang y conserve à la température ordinaire, sa liquidité pendant plusieurs heures s'ilappartient à un animal à sang chaud ; — pendant plusieurs jours s’il appartient à un animal à sang froid. Mais si on retire une goutte de ce sang en expérience, on le voit coaguler aussitôt. —- Un corps étranger introduit dans le cœur ou dans un vaisseau détermine la coagulation du sang qui y est contenu.
Nous admettons donc que le sang ne coagule pas dans les vaisseaux parce qu'il est en contact avec leur paroi; qu'il coagule en dehors des vaisseaux parce qu'il n’est plus en contact avec cette paroi. C’est d’ailleurs moins une explication qu'une simple constatation. La véritable cause de la coagulation nous échappe encore.
Mais s’il est toujours difficile de connaître la cause d’un phénomène, il est souvent plus facile de connaître le phénomène lui-même. Quelle que soit la véritable cause de Ja coagulation du sang, on peut rechercher ce qu'est cette coagulation. La fibrine préexiste-t-elle dansle sang circulant ? Si elle y préexiste, sous quel état y estelle contenue ? Ou bien se forme-t-elle après fa sortie du sang des vaisseaux aux dépens d’un des éléments du
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sang ? Quel est dans cette hypothèse le générateur ou les générateurs de la fibrine? Quelles transformations chimiques subissent ces générateurs? Telles sont les questions qui ont été abordéespar les expérimentateurs depuis une trentaine d'années, et à la solution desquelles ontsipuissamment contribué les mémorables travaux de Denis (de Commercy), d'Alex, Schmidt (de Dorpat) et de Hammarsten.
Au momentoù Denis a publié ses recherchessur la Plasmine on n'avait que des notions vagues sur la fibrine et sur ses relations.
Dans un travail paru en 1850 (Recherches expérimentales sur le sang humain) Denis dit:
« Le sang reçu dans un vase se prend peu à peu en masse; puis il se divise en sérum et en caillot. Scumadore pense qu'alors il y a production de calorique. En recevant le sang dans un vaseplongé dans un bain d’eau à la chaleur du corps, le mercure du thermomètre a conservé sonniveau. D’où je conclus jusqu'à preuve du contraire que la coagulation du sang n’est accompagnée d'aucun dégagement de calorique. Si ce phénomènese fut produit, j'aurais été en droit de croire que le sang s’altère par la combinaison de quelques-unes de ses parties en se coagulant... J’admets que la coagulation du sang et l’état qui la suit ne produisent aucune altération profonde dans ce liquide ; que ses éléments ne souffrent alors nulle décomposition. La fibrine se trouve dans le chyle et dans la lymphe ; elle y est en solution de même que dans le sang. Elle ne tarde pas à se condenser dans ces humeurs, si leur mouvement est arrêté, ou si elles sont extraites du corps... »
Dans son Essai sur l'application de la chimie à l'étude physiologique du sang de l’homme (Paris 1838) Denis dit encore :
« J'ai admis le premier en 1828 que la fibrine est liquide dans le sang qui circule, et qu’elle ne se solidifie qu’au moment de la coagulation ;
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conséquemment, que ce dernier phénomène est le simple résultat de la solidité qu'elle prend alors. Berzélius pense aussi qu’elle se trouve en solution dans le sérum (Berzélius, Traité de chimie). Cependant il est des chimistes qui continuent à admettre que la solidité de la fibrine du caillot préexiste à la coagulation, et qui considèrent cette substance, comme faisant partie des globules. »
Supposant que dans la séparation du caillot et du sérum l'enveloppe du globule se rompt pour laisser échapper son fluide intérieur et la fibrine qu’il contiendrait, sir Everard Home admettait que cette fibrine d’origine globulaire s’agglomérait pour donner naissance à la masse fibrineuse du caillot avec les débris des globules. De Blainville qui rapporte cette théorie du physiologiste anglais (Cours de physiologie normale et comparée 1833) considère d’ailleurs cette explication plutôt comme une hypothèse ingénieuse que comme l’expression de ce qui se passe réellement dans la formation du caillot.
Dans le Traité de Chimie physiologique et médicale, paru en 1846, de Dumas, on note le passage suivant :
« On peut regarder le sang comme un liquide tenant en dissolution de l’albuminate de soude dans lequel flottent les globules colorés et qui tient une quantité de fibrine spontanément coagulable en suspension ou dans un état si voisin de la dissolution que celle-ci paraît y être véritablement dissoute ; elle s’y trouve à un état coulant particulier, analogue à celui que présente l’amidon avec l’eau dans les dissolutions aqueuses d'amidon. Quand le sang est abandonné à lui-même, la fibrine qui constitue un réseau sitenu qu’elle peut passer en masse à (travers les filtres, se coagule. La coagulation est un phénomène purement physique... »
Bérard (Cours de physiologie 1851) considère la fibrine comme dissoute dans Le sang vivant. « Le travail de coa-
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gulation, dit-il, pourraitètre comparé aux modifications isomériques que les chimistes signalent dans un grand nombre de composés ».
Robin et Verdeil (Chimie anatomique et physiologique 1853) résument ainsi la question:
« L'état normal de la fibrine du sang est l’état liquide. Elle est alors invisible soit à l'œil nu, soit au microscope, soil sur l'animal vivant, soit dans le sang retiré des vaisseaux et examiné au microscope avant sa coagulation. — La spontanéité de la coagulation de la fibrincest le caractère principal, le caractère spécifique le plus essentiel de ce corps. — Toute substance organique qui présente ce phénomène spontanément, lorsque l'humeur qui la renferme n’a été additionnée d’aucun agent ou conserve encore la réaction chimique qu'elle avait dans l’économie est dite fibrine. — Le caractère de coagulation appartient en propre à la fibrine telle qu’elle est dans nos humeurs, comme Ja couleur jaune aux principes gras, etc.Il
est aussi vain de rechercher le pourquoi de ce fait que de chercher pourquoi la fibrine existe, pourquoi le sulfate de cuivre est bleu, etc. ».
La découverte de la Plasmine du sang par Denis (de Commerey) vint renverser toutes ces explications plus ou moins ingénieuses en montrantque la fibrine n'existe pas dans le sang circulant.
Denis fait remarquer (Nouvelles études sur les S. albuminoides.… 1856) que la fibrine pure ne saurait exister dans le sang cireulant, car elle y est insoluble. Il admet l’existence d’un corps qui y serait dissous grâce aux sels, et quise transformerait en fibrine au contact de l'air. Admettant que le rapport de la quantité de fibrine concrète à la quantité de fibrine dissoute dans le sang après dépôt de la fibrine concrète est 1/4, il suppose que cette substance sérofibrineusenécessite pour sedissoudre 1/5 de sels en moins que la fibrine. Lorsque ce corps est trans-
de — formé, 1l s’en dépose 1/5 sous forme de fibrine insoluble, tandis que les 4/5 peuvent rester dissous dans le sérum grace aux sels qui tenaient en solution la sérofibrine.
En 1858, Denis présente à l'Académie son mémoire sur le sang considéré quand il est fluide, pendant qu’il se coagule, el lorsqu'il est coagulè(C. R. Acad. des sciences, 1858).
« Après avoir séparé, dit-il, le plasma des globules à l’aide d’une solution de sulfate de soude, je me suislivré sur lui à des recherches qui m'ont conduit à la découverte de la substance albuminoïde, origine de la fibrine, substance que je précipite du plasma en le saturantavec du chlorure de sodium. Dissoute dans l’eau, elle donne après 10 minutes au plus un coagulum incolore et transparent de fibrine, mais une partie de cette fibrine reste en dissolution. Ea transformation de la plasmine en tibrine concrète eten fibrine dissoute s'opère avec de semblables résultats dans le sang... »
Denis appelle cette substance plasmine, parce que ditil « cette substance, qui a la propriété de déterminer la coagulation du sang en s’y solidifiant sans l'intervention d'aucune cause appréciable, joue probablement dans le corps vivant le rôle le plus important qu’ait à remplir le plasma où elle existe en solution ». (Sur la plasmine C. R. Acad. des sc. 1861).
Il prépare cette plasmine en général en partant du sang humain. « On le reçoit dès qu'ils’écoule dela veine dans un bocal contenant 1/7 de son volume d’unesolution saturée de sulfate de soude ; on effectue le mélange des deux liquides avec une spatule ; aucune coagulation ne
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s'opère. Quelques heures plus tard tous les globules occupent le fond du vase, et le plasma retenant la solution saline se trouve en entier au-dessus d'eux. Il suffit de saturer ce liquide avec du chlorure de sodium en poudre pour en précipiter la plasmine ; elle ne tarde pas à apparaîtreen flocons faiblement translucides qui restent en suspension ».
Pour le sang de veau où ilest difficile d'obtenir une séparation des globules et du plasma, Denis augmente considérablement la dose de la solution anticoagulante, de manière que les globules fortement tuméfiés peuvent être retenus par un filtre. Ce plasma filtré peut être traité comme le plasma de l’homme.
Il montre que cette plasmine est soluble dans l’eau, peut-être grâce au chlorure de sodium qu'elle renferme ; qu’elle peut être desséchée à 40° sans altération, mais que portée à 100° ou traitée par les acides ou les alcalis dilués elle cesse d’être soluble dans l’eau. I en conclut que c'est une substance albuminoïde.
Dissoute dans 15 à 20 parties d’eau froide, elle se prend en masse solide, gélatineuse, transparente qu’on peut par pression réduire en une matière filamenteuse qui consiste en fibrine ; — et cela qu'on ait opéré avec de l’eau aérée et à l’air libre, ou avec de l’eau privée d'air et en vase clos.
C'est à la solidification de cette substance dans le sang, à sa transformation en fibrine, comme lorsqu'elle a été préparée et dissoute dans l’eau que le sang doit sa coagulation,
Les recherches de Denis peuvent se résumer ainsi :
Il existe dans le sang circulant une substance albuminoïde dissoute, la plasmine ; — on peut la préparer en précipitant le plasma sulfaté par le sel marin ; — dissoute dans l’eau elle s’y coagule, en donnant naissance à de la fibrine concrète, tandis qu'une notablé proportion de la substance passe à l’état dé fibrine dissoute. Ce sont des phénomènes identiques qui se passent dans le sang coagulant.
Les premières recherches d'Al. Schmidt (de Dorpat) ont porté sur l’action coagulante qu’exerce le sang sur les transsudats séreux non spontanément coagulables. Déjà longtemps auparavant, Buchanan (de Glascow) avait expérimenté sur le liquide d’hydrocèle. Dès 1836 (London medical gazette) il montre que le liquide obtenu en exprimant dans un linge le caillot sanguin peut produire dans le liquide d’hydrocèle un coagulum parfaitément homogène En1845(On the coagulation of blood and others fibriniferous liquids. London medical gazette) 1 montre qu’on peut faire coaguler le liquide d’hydrocèle par addition de quelques fragments de caillot lavé.
L'opinion communément répandue parmi les physiologistes et chimistes, dit-il, c’est que la fibrine à une tendanéé à coaguler spontanément. Or les expériences qu'il a entreprises montrent que la fibrine n’a aucune tendance à coaguler, de sorte que le sang par exemple n’est coaguable que parce qu'il contient avec la fibrine d’autres substances capables de produire la coagulation de la fibrine. Buchanan conclut de ses recherches que la coagulation du
sang serait due à la transformation d’un élément soluble contenu dans le plasma en fibrine sous l'influence probablement des globules blancs.
Lorsque Al. Schmidt commença la série de ses remar-quables recherches il n'avait connaissance n1 des travaux de Buchanan, ni de ceux de Denis. Dans un premier mémoire (Ueber den Faserstoff und die Ursachen seiner Gerinnung. Arch. f. Anat. und Physiol. 1861). Schmidt montre que la coagulation du chyle est extrêmement accélérée si on lui ajoute du sang défibriné ou du sérum sanguin ; que l'addition de sang défibriné ou de sérum détermine la coagulation des transsudats non spontanément coagulables. Cet agent coagulant n’est pas un gaz, ni un corps tenu en suspension dans le liquide ; cependant il faut considérer les globules comme origine de la coagulation ; une goutte de sang défibriné agit en effet plus énergiquement qu'une goutte de sérum ; — une goutte de sang agit plus énergiquement qu’une goutte de plasma. — L'agent coagulant pourrait bien être l’hémato-cristalline, car on produit rapidement la coagulation des transsudats en y ajoutant des cristaux de sang.
Dansunsecond mémoire (Weiteres über den Faserstoff und die Ursachenseiner Gerinnung.Arch.f.Anat.undPhysiol.1862). Schmidt montre que ce n’est pas la matière colorante du sang qui est l’agent fibrinoplastique ; — on peut en effet précipiter des solutions d’hémato-cristalline par le gaz carbonique une globuline qui possède le pouvoir fibrinoplastique, tandis que la solution colorée débarrassée de globuline ne le possède en aucune façon.
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Schmidt montre la nécessité des deux substances fibrinogène et fibrino-plastique pour la formation de la fibrine.
Tous les physiologistes avaient pensé que Schmidt considérait la fibrine comme résultant de la combinaison de ces deux substances ; mais dans une note publiée en 1876 (Bemerkungen zu Olof Hammarsten s Abhandlung. Pfluger's Archiv. XIIT). Schmidt proteste contre cette interprétation et prétend n'avoir jamais soutenu pareille chose.
Quant à l'hémoglobine qu'il avait considérée comme substance fibrino-plastique dans son premier mémoire, elle n'a qu'une action accélératrice sur la coagulation (Ueber die Beziehung des Blutfarbstoffes zur Fibringerinnung. Centralbait f. d. med. Wissensch. 1871).
Brücke (Ueber das Verhalten einiger Eiweisskürper gegen Borsaüre, 1867) prétendit que la substance fibrinoplastique de Schmidt n’était que de la sérumalbumine ; qu'elle n'avait aucune propriété fibrinoplastique par ellemême. mais qu'elle devait cette propriété à des impuretés non déterminées. Brücke fait en effet remarquer que la substance fibrinoplastique précipitée par le gaz carbonique à une action infiniment plus faible que le sang défibriné.
Schmidt (Neue Untersuchungen über die Faserstoffgerinnun gen. Pfluger's Archiv. 1872), sépare nettement la substance fibrinoplastique de la sérumalbumine. Brücke à raison d'attribuer la propriété fibrinoplastique à des impuretés de la globuline ; mais il a tort de croive que cette globuline ne joue aucun rôle dans la coagulation. Quant à ces impuretés, elles correspondent à un ferment ; —
NI qu'on peut isoler. Cefibrinferment se comportecomme un ferment : il ne modifie pas la quantité de fibrine produite, mais seulement la durée de la coagulation. Son action, maxima vers 40°, est suspendue à 0°. Ce fermentne préexiste pas dans le sang : iln’y prend naissance que lorsque le sang est sorti des vaisseaux.
Dans une série de travaux Schmidt établit l'origine du fibrinferment et de la substance fibrinoplastique (leber die Beziehungen des Faserstoffes zu den Blutkürperchen. Pfluger’s Archiv. 1875-1876). Ces deux substances ne préexistent pas dans le plasma qui ne renferme que dela sérumalbumine et de la substance fibrinogène ; elles proviennent de la destruction des globules blancs.
On peut résumer ainsi les travaux de Schmidt:
Le plasma sanguin renferme de la substance fibrinogène ; les globules blancs en sedétruisant hors de l’organisme mettent en liberté de la substance fibrino-plastique el du fibrinferment. Les substances fibrinogène et fibrinoplastique sont les matériaux aux dépens desquels se forme la fibrine sous l'influence du fibrinferment.
Hammarsten s'est efforcé de démontrer que la substance fibrinoplastique n'était pas nécessaire à la formation de la fibrine.
Il montre d’abord (Untersuchungen über die Faserstoffgerinnmung 1875) qu'on peut augmenter la rapidité de la coagulation du liquide d’hydrocèle additionné de fibrinferment, et augmenter la quantité de fibrine produite soit par la paraglobuline, soit par le chlorure de calcium, soit par la caséine préparée; ces substances agissent d’après
Hammarsten en neutralisant les alealis, qui dissolvent la fibrine.
Il prépare du fibrinogène, et du fibrinferment absolument débarrassés de paraglobuline, et détermine la formation de fibrine par le mélange des deux solutions. Il purifie la paraglobuline par précipitations successives (Ueber das paraglobulin 1879) et montre qu'elle perd sa propriété fibrinoplastique.
Hammarsten se trouve ainsi ramené à l’idée de Brücke : l'action fibrino-plastique de la paraglobuline ne lui appartiendrait pas en propre, mais appartiendrait aux impuretés ; ces impuretés seraient du fibrinferment.
Plus récemment (Ueber den Faserstoff und seine Entstehung aus dem -Fibrinogen). Hammarsten établit les relations qui existent entre la fibrine et le fibrinogène. La quantité de fibrine produite est toujours inférieure à la quantité de fibrinogène employée; mais il y a de grandes variations dans le rapport des deux substances. On trouve dans la solution après coagulation une globuline qui n’est pas du fibrogène, qui n’est pas de la paraglobuline, qui n’est pas de la fibrine dissoute. Cette globuline n'existe pas dans le plasma sanguin ; elle se retrouve dans le sérum. Le fibrinogène serait ainsi dédoublé en deux substances, de la fibrine solide, et une globuline dissoute.
Jemesuisbornédans cetexposé historique à citer presque exclusivement les travaux des 3 physiologistes qui ont le plus fait avancer la question de la coagulation du sang, afin de mieux faire ressortir les phases successives de
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