‹ Recherches sur la conductibilité galvanique des électrolytesChapitre 8 sur 19 · KOHLRAUSCH, 1. c · texte numérisé non relu

KOHLRAUSCH, 1. c

Si pourtant, on dilue la solution de Tacétate de cuivre, la conductibilité moléculaire augmente très vite. Ainsi, elle s'élève

pour les nombres moléculaires ^^t^, r^r^ et -- - aux nombres

512 . 10""®, 671 . 10""® et 740 . 10"® et surpasse de beaucoup le chiffre calculé 520 . JfO"®. La tendance de monter est très marquée, même aux dilutions les plus atténuées, l'exposant de dilution n'excédant pas le chiffre 1,9 2.

D^une manière analogue se comportent les solutions des sulfates de cuivre et de zinc. Quand, d'après le tab. 12 déjà cité (de M. Kohlkausch), leur conductibilité moléculaire est environ 340 . 10~® (au lieu de la valeur normale 690 . 10""®), nous avons trouvé pour la concentration la plus grande employée

(sh (i^"^^4) ')) ^^ ^^^ff'^ ^^2 . 10-® et pour ^^ aZnSO^) le chiffre 611 . ÎO"®, ainsi, plus grande que 340 . 10~®, mais moindre que le chiffre normal 690 . 10"®. Néanmoins la conductibilité moléculaire surpassa aussi ce chiffre dernier. Elle se

porta à 937 . 10"® pour J^^ {^CuSO^) et à 1059 . 10"® pour

(\ZnSO^). L'expérience indique que les autres sels, possédant une petite conductibilité, ont aussi des qualités analogues. Ainsi p. ex., la conductibilité moléculaire de iCaCl^ est, d'après les chiffres de M. Kohlrausch, 750 . 10""®, et nous l'avons trouvée pour ^ (iCaCl^) égale à 870 . lO"® et pour -^ (èCaC/J

égale à 1075 . 10"~®. Tous les sels doués d'une petite conductibilité moléculaire, ont l'exposant de dilution petit, quand, au contraire, les sels des métaux alcalins, qui, selon M. Kohlrausc^ sont doués de la plus grande conductibilité moléculaire, ont un exposant de dilution à peu orès égal à 2. Ainsi la conductibilité moléculaire du chlorure de sodium (qui d'après M. Kohl- BAUSCH doit être égale à 800 . 10~®) ne varie qu'entre les chiff-

^) Raccourcissement au lieu de: la concentration telle que le nombre

moléculaire était De tels raccourcissements sont souvent em-

ployés ci-dessous.

BIHAN6 riLL K. SV. VET. AKAD. HANDL. BAND $• N:0 18. 41

res suivants. Pour —7 — (NaCl) elle est = 955 . 10"* et pour

«J:^ (NaCl) elle s'est élevée à 1046 . lO"».

Un petit exposant de dilution cause une augmentation rapide de la conductibilité moléculaire pendant l'atténuation, lorsque, au contraire, un exposant égal à 2 indique que la^ conductibilité moléculaire est invariable. Ainsi nous pouvons des faits cités déduire les lois suivantes:

1) Les chiffres donnés par M. Kohlbausgh (valables pour les dilutions médiocres)^ sont tous trop petits pour les solutions salines très diluées,

2) Il faut ne pas ajouter une importance considérable aux anomalies que présentent les solutions de sels de la série magnésinne (de zinc et de cuivre) à Tégard de la conductibilité moléculaire, car ces anomalies sont effacées à de grandes dilutions.

3) Les solutions de sels semblent présenter une tendance marquée de s'approcher les unes des autres à Végard de la conductibilité moléculaire pour de grandes dilutions ^). Pourtant la valeur limite commune de cette quantité n'a pas été atteinte aux dilutions employées dans les expériences ci-décrites.

Quant aux acides et au» bases, on peut étendre les propositions 1 et 3 ci-dessus xle sorte quils valent pour ces corps. Si, procédant des chiffres donnés par M. Lenz dans son ouvrage cité, on calcule la conductibilité moléculaire des solutions examinées par nous (dont Texposant de dilution ne surpasse pas 2),

on trouve les valeurs suivantes ; pour —z (H Cl) la conductibilité

est 3425 . lO"», pour ^ HAzO^ elle est 3556 . IQ-» et pour

j~^ {\H^SO^) elle est 2888.10-». Ces mêmes chiffres ont

été calculés par M. Kohlrausch ^), qui a trouvé les valeurs respectives 3230 . 10-«, 3360 . 10-« et 2030 . lO"». Ainsi les propositions citées sont vraies pour les acides.

La conductibilité moléculaire d'une solution de soude caustique, préparée par la solution du métal sodium dans de Veau^

*) La proposition énoncée est en pleine concordance avec les ouvrages de M. Lbnz, Ann. de Poggbndobff, T. 160, p. 432 (1877) (où un cas spécial est proposé) et Mém. de TAc. Imp. d. Se. d. S:t Pétersbourg 7:e Sér. Tome 26, N;o 3, Tab. 39 pp. 30 et 31 (1878).

^) KOHLKAUSCH. Ann. de Poggendobff, T. 169 p. 267 (1876).

42 ARRHENIUS, LA. CONDUCTIBILITÉ GALVANIQUE DES ÊLECTROLYTES. I.

est trouvée pour -^- (NaOH) égale à 1862 . lO"». Le chiffre

îinalogue valable pour KO H doit être d'après M. Lenz (1. c.) 1954 . 10""^. Les valeurs calculées par M. Kohlrausch sont pour NaOn 1780 . 10"» et pour KO H 1980 . lO"». Les bases sont ainsi soumises à la loi 3.

§ 14. Coefficients de température de la conductibilité.

De nombreux auteurs ^) ont énoncé la supposition que poulies solutions aqueuses extrêmement diluées (au moins pour celles des sels) le coefficient de température se rapprocherait à une valeur limite commune. On a été incliné k identifier cettb valeur avec le coefficient de température du frottement intérieur de l'eau distillée à raison de motifs purement théoriques. (Ce coefficient est selon M. 0. E. Meter 2) 0,0262, selon M. Gro- TRIAN ^) 0,0 24 7). En général, on ne peut pas déterminer les coefficients de température pour des solutions extrêmement atténuées à cause de la solubilité du verre du vaisseau à résistance aux hautes températures*), mais la plupart d'eux sont pris à une résistance de 500 — 1500 ohms environ, dans quel cas- là solubilité du verre n'influe que d'une manière insensible. Pour la comparaison nous avons emprunté quelques chiffres de Touvrage cité de M. Kohlrausch. Ceux-ci valent naturellement pour des solutions beaucoup plus concentrées que celles que nous avous employées, savoir pour les solutions les plus diluéeà^ mentionnées par M. Kohlrausch. Ils sont marqués d'un K.

Tab. C.

Préparatet

coefficient

de temp.

Conductibilité.

Température.

Préparat.et

coefficient

de temp.

Conductibilité.

Température.

HAzOi

Ha

0 Kohlrausch. Ann. de WiEDEjiANiir, T. 6. p. 192 (1879).* Stbphan

Ann. de Wibd. T. 17 p. 73 C1882).

*) D'après une citation de M. C. Stbphan 1. c. p. 794. ,

') Geotbian Ann. de WlED. T. 8 p. 530 (1879). *) Selon MM. Exneb et Ggldschmibd. Ann. de Wibd. T. 4. p. 417'

(1878) etc. T. 6 p. 73 (1879).

Préparat.et

flnriHnftti-

Préparat.et

rïr»n<înoW-

coefficient

V^ \J XI VL lA V/ VI

bîlité

Température.

coefficient

bilité

Température.

de temp.

VXAA VW«

de temp.

UXli.l/w«

H^SO

Silicates de sodium

HPO^

ZnSO^ (0,0226 K.)

CuSO^ (0,0216 K.)

Page 1