‹ Recherches sur la conductibilité galvanique des électrolytesChapitre 9 sur 19 · K^CO^ (0,0227 K · texte numérisé non relu

K^CO^ (0,0227 K

CaCl^ (0,0218 JT.)

Na^SO^ (0,023 X)

KCAz (0;0208 À".)

0,0 2 ôt'

44 ARRHENIUS, LA CONDUCTIBILITÉ GALVANIQUE DES ÊLECTROLYTES. I.

Préparat.et

coefficient

de temp.

Conductibilité.

Température,

Préparat.et

coefficient

de temp.

Conductibilité.

Température.

KSCAz 0,0215 I 9,98

NaCH^COO (0,0253 K.)

AgAzO^ (0,0218 E.) 0,0 227 I 22,8 I 16,3—30,2

KAzO^ (0,0209 K.) 0,0222 I 0,79

KCIO^ (0,0212 K.)

KJ (0,0203 K,)

D'après le tab. C, les coefficients de température des solutions très atténuées ne diffèrent que peu des valeurs trouvées par M. KoHLRAUSCH pour les solutions beaucoup plus concentrées. Ainsi le coefficient de température varie très peu avec la dilution, quand celle-ci a surpassé une certaine limite. jEn généraly le coefficient s'accroît par la dilution. ^) tlîela se fait à un degré plus grand pour les sels acides, pour les sels dont les bases sont polyacides ou dont les acides sont polybasiques, que pour les sels d'une base mono-acide et d'un acide mono-basique. Comme, maintenant, les solutions de ceux-ci sont les meilleurs conducteurs de l'électricité de tous les sels proprement dits, on peut en tirer la conséquence qui se retrouve chez M'. Kohl- RA.USCH sous la forme suivante: »Les différences de conductibilité des corps divers diminuent en général à une température plus élevée» ^). Cette proposition est parfaitement analogue à la proposition 3 du paragraphe précédent. Les corps peuvent être classés dans les mêmes groupes essentiels à l'égard du coefficient de température et au point de vue de l'exposant de dilution^ quoique les groupes soient beaucoup moins marqués au sujet du coefficient de température. Donc nous pouvons énoncer les propositions suivantes.

*) Une relation qui se trouve vérifiée aussi aux concentrations plus grandes. »Si Ton augmente la teneur en sel, les coefficients de température de tous les sels des acides monobasiques diminuent au commencement.» EOHLBAUSCH 1. C. p. 194.

^) Voir EOHLBAUSCH 1. C. p. 183.

BIHANO TILL K. SV. YET.-AKAD. HANBL. BAKB 8. N:0 IS. 45

1) Les corps qui ont les plus grands exposants de dilution ont aussi en général les coefficients de température les plus petits et vice versa, La petitesse de l'exposant de dilution signifie que la conductibilité moléculaire de la solution s'accroît considérablement pendant l'atténuation; la grandeur du coefficient de température signifie que la conductibilité moléculaire va en grandissant fortement pendant l'échauiFement. Voilà la raison d'énoncer la proposition simple suivante:

2) La dilution et réchauffement exercent une influence de la même nature sur la conductibilité galvanique des électrolytes.

Le bisulfate de potassium ne présente pas un coefficient de température d'une petitesse aussi frappante aux dilutions plus considérables qu'aux concentrations plus grandes. Au contraire, ce coefficient est un peu plus grand que celui de l'acide sulfurique. Quant aux sels acides, ils se rangent de telle manière que KHSO^ est plus voisin des acides, tandis que les autres se comportent à peu près comme les sels neutres.

Concernant la variation du coefficient de température avec la température elle même, nous n'avons fait que très peu d'expériences. En général, il ne semble pas être possible d'en tirer des conclusions importantes. Tantôt le coefficient de température s'accroît, tantôt il diminue, lorsque la température s'élève. La solution étendue de l'acide sulfurique semble présenter des qualités très marquées sous ce rapport-ci, circonstance vérifiée par les expériences de MM. Exner et Goldschmied (1. c).

Comme l'on vient de voir, la supposition mentionnée au commencement du paragraphe ne semble pas vérifiée par nos recherches. En général, les coefficients de température présentent le même aspect à une dilution très grande qu'à une dilution médiocre. Ainsi les coefficients appartenant aux divers sels difivrent notablement les uns des autres. Du reste la valeur moyenne de ces coefficients semble être un peu inférieure au coefficient de température du frottement intérieur. Ce cas semble être général, au moins il est valable pour les solutions alcooliques Ainsi la valeur moyeune du coefficient pour six sels examinés par nous ^) ne monte qu'à 0,0!9, tandis que le coefficient du frottement intérieur de l'alcool est égal à 0,02i d'après les chiffres de M. Wijkander^) (Voir § 20).

*) ôfversigt af Kgl. Vetensk. Akademiens Fôrbandlingar 1883.' *) WiJKANDKB Lunds PhysioRT. Sàllsk. Jabelskrift 1878. Beiblàtter T. 3 p. 8.

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