I. Archives de Colmar, AA. Ibid
D'après cette charte, du mercredi avant la Saint- Jean (19 juin) i353, chaque fois que la ville ferait appel à ses alliés, en corps ou individuellement, ils devaient venir à son secours avec toutes leurs forces; seulement, par une réserve spéciale, ils n'étaient tenus à l'assister ni contre l'Empire, ni contre la maison d'Autriche, ni contre les évêques de Strasbourg et de Baie, ni contre leurs suzerains respectifs, ni contre les villes dont ils étaient bourgeois. Le sire de BoUwiller devait être le chef de ces cinq auxiliaires en campagne (i).
J'ignore les services qu'ils rendirent à la ville; tout ce que je puis dire, c'est qu'au moment des récoltes, le vendredi avant la Saint- Jean (21 juin) le bailli provincial, d'accord avec Ulric, seigneur du Haut-Ribaupierre, fixa les conditions d'un armistice entre les deux partis, valable jusqu'à la Saint- Martin (2). Cet acte nous donne quelques lumières sur l'origine de la guerre, et des détails curieux sur la manière dont elle se fit.
Il fut stipulé que la ville laisserait les nobles de Wittenheim et leurs adhérents reprendre possession de leurs maisons à Colmar, à charge par eux de se soumettre provisoirement aux obligations du pacte communal (tn der tpt'se als su in tPtder geantwertet sint).
Ils pourront envoyer leurs domestiques dans la ville, les en faire sortir, les y faire demeurer sans leurs familles, y faire entrer leurs récoltes (ire guttere) et les en faire sortir.
Pendant la trêve, les bourgeois ne devront pas