Ibidem
fameux Ârmleder, qui avait reçu du ciel la mission d^exterminer les juifs (i).
La paix provinciale avait été revouveiée pour trois ans, le 12 octobre i342, mais bornée aux seules villes d'Obernai, Sélestadt, Colniar, Kaysersberg, Munster et Mulhouse (2) et, le 20 mai i343, Tévêque de Strasbourg, les landgraves de la basse Alsace et la ville de Strasbourg y donnèrent tardivement leur adhésion, pour les deux ans qu'elle avait encore à courir (3). Cette alliance avait été prorogée le 3 mars i345, pour cinq ans, avec l'adhésion de la plupart des seigneurs d'Alsace et même avec celle des villes de Bâle, de Fribourg, de Brisach et de Neuenburg (4). Mais les intérêts que ces grandes alliances avaient à protéger, étaient trop divergents pour faire négliger à nos villes impériales leurs ligues particulières, et les mêmes qui avaient souscrit le traité du 12 octobre i342, s'entendirent, le 20 mai i346, pour le maintenir encore pendant trois ans (5).
A l'avènement de Charles IV, les villes de Colmar, Schlestadt, Mulhouse, Munster, Tiirkheim, Kaysersberg, Obernai et Rosheim avaient demandé et obtenu, daté du lundi après la Sainte-Lucie (17 décembre) 1347, l'engagement du roi des Romains de ne jamais les aliéner, soit de leur conserver leur immédiateté (6). Les affinités avaient donc déjà formé le groupe, et l'alliance que Charles IV établit entre les mêmes villes, par un diplôme daté de Ra-