I. Archives de Colmar, AA. Troubles de i
A la Pentecôte, jour fixé pour l'élection des conseillers et des chefs de tribus, on devait également procéder à la désignation de trois bourgmestres, qui seraient, chacun à tour de rôle, en fonctions pendant quatre mois. L'un devait être pris parmi les dix conseillers pour la noblesse ; les deux autres parmi les vingt représentants de la bourgeoisie. Afin d'isoler l'administration du bourgmestre noble, il ne devait être en exercice qu'au milieu de l'année, qui s'ouvrirait et se clorait par les bourgmestres plébéiens.
Le bourgmestre-régent n'était plus du reste le magistrat suprême de la cité: c'est désormais l'élu des chefs de tribus, nommé également à la Pentecôte par l'accord unanime des zunftmestres. Il porte dans l'ordonnance le titre d^oberster lunftmeister ; c'est l'obristmestre des temps plus modernes, le même officier qui s'appelait à Strasbourg ammestre ou handwerksmeister et que l'on trouve à Colmar, sous le nom d^ammaftmeistery dans des chartes antérieures du 10 septembre et du 20 décembre i348 (i) et du 10 avril i352 (2).
Si cependant les chefs de tribus ne pouvaient s'accorder sur ce choix, le bailli provincial, ou son représentant, et le conseil se joindront à eux, et le candidat qui réunira le plus de suffrages, sera le chef des zunftmestres pour la durée d'une année, et aura en garde la bannière de la ville.
Les trois bourgmestres, le conseil et les zunftmestres auront à lui attribuer huit tribus qui seront
1. Archives de Colmar, A A. Titres de propriété, et archives du Haut-Rhin, fonds de Saint-Martin.