‹ Recherches sur la constitution de la commune à Colmar: augmentée des listesChapitre 43 sur 64 · Archives de Colmar, CC. Dettes passives · texte numérisé non relu

Archives de Colmar, CC. Dettes passives

conjectures me paraissent. Nos archives donneront peut-être un jour le mot de cette énigme. Il n'y a dans tous les cas aucune impossibilité à ce que le fils de Walther Rœsselmann, proscrit sous Adolphe de Nassau, recouvre sous Albert I", en même temps que sa liberté, la charge de prévôt de Colmar, et à ce que ses descendants jouent un rôle digne des auteurs de leur race, plus conforme, ce semble, aux intérêts de la maison d'Autriche qu'à ceux de l'Empire et de la commune, dans les troubles qui désolèrent Colmar de i347 à i36o.

LS se renouvelèrent soixante ans plus tard, A mesure que les intérêts se compliquaient, l'expérience fit voir de nombreuses lacunçs ^ dans cette organisation municipale si bien équilibrée pour le combat, mais si mal, à ce qu'il paraît, pour la bonne gestion du ménage commun. Il s'établit entre le magistrat et le conseil d'une part, et leurs administrés de l'autre, une scission profonde et, à la suite d'une émotion populaire mentionnée dans le Kaufhausbuchy ou compte de la recette et de la dépense de la ville, dans la semaine du dimanche après la Saint-Mathias (27 février) i424 (i) les

I. Item als Welschîn von Bebelnhein vnd Werlin Wûrmlin fw vnserm herren dem lantvdgte gen HagenÔwe gesçhickt wurdend, von des geschelles wegeny worent Vtage vsj mit vj p/erden : coste in allem vj Ib, minus ijf. Une autre mention, de la semaine du dimanche après la Sainte-Gertrude (19 mars) porte : Item als das geschelle geschach, Costent die Imbsje jçe dem Wockelr, vrten vnd iferunge f e der Cronen vnd anderswo iiij Ib. viiijf.j d. Kau/hausbuch, i424, pp. 3, 9. Archives de Colmar, CC. Registres de la recette et de la dépense.

deux partis transigèrent pour obvier aux inconvénients de l'ancien régime. Des deux côtés on s'engagea par serment à maintenir les articles convenus. Mais le bailli provincial Louis le Barbu, comte palatin du Rhin, évoqua Taffaire et se fit présenter la transaction. Il déclara que la commune ne pouvait prendre des dispositions de ce genre sans l'aveu de l'empereur et du grand-bailli, d'autant plus qu'elles n'avaient point satisfait l'universalité des habitants, dont une partie en avait même fait ses plaintes. Le comte palatin prit l'avis d'un certain nombre de vassaux de l'Empite et de ses conseillers ordinaires. On remarque parmi eux les évêques de Spire et de Metz, l'abbé de Murbach, le comte Jean de Lûpfen, des Rathsamhausen, un Hattstadt, un Mulnheim, etc. Il fut convenu que les points sur lesquels les deux partis s'étaient entendus spontanément, seraient maintenus, mais que pour ceux qui étaient en litige, le grand-bailli et ses conseillers les régleraient à l'amiable ou Juridiquement (mit der mynne oder mit dem rechte) pour le plus grand avantage de l'Empire, du magistrat, du conseil, de la communauté et de la ville de Colmar, toutefois sous la réserve des franchises de la cité.

Après avoir entendu les parties dans leurs dits et contredits et mûrement délibéré, le grand-bailli donna, sous la date du lundi avant la Saint-Simon et Saint-Jude (23 octobre) i424, sa sanction à la convention suivante (i):

i** Abrogation du nouveau péage établi par les anciens magistrat et conseil, et qui avait fait surgir toutes ces difficultés.

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