Ibidem
2. Archives du Bas-Rhin, fonds de la préfecture de Haguenau, et Cartulaire de Mulhouse.
doute connaissance, lui avait paru suspect, et elle avait pris les mesures en son pouvoir pour parer à quelques-unes des éventualités dont il la menaçait. Ainsi nous voyons, d'une part, les villes de la haute Alsace, Colmar, Schlestadt, Kaysersberg et Mulhouse se mettre en garde contre Fingérence des juridictions étrangères et, sous la date du lundi avant la Saint-George (20 avril) i4i6 (1) se liguer pour trois ans, afin de maintenir le droit assuré à leurs bourgeois de n'être cités, en matières personnelles comme en matières réelles, que devant leurs juges naturels: un tribunal de cinq membres, commun aux quatre villes, devait connaître des difficultés qui pouvaient surgir entre leurs ressortissants. D'autre part, onze villes, y compris Selz qui à ce moment dépendait du grand bailliage d'Alsace, avaient conclu un traité à Strasbourg, vendredi après la Saint-Pierre et Saint-Paul (i" juillet) i4i8 (2) pour s'engager à ne jamais se laisser distraire de l'Empire, auquel elles entendaient rester à jamais unies, en même temps qu'elles se faisaient renouveler à Haguenau, sous la date du lundi avant la Sainte-Marguerite (11 juillet) de la même année (3) par l'empereur Sigismond, pour lui et ses successeurs, l'assurance de ne jamais les aliéner. Mais le chef de l'Empire n'avait pas admis que cet engagement unilatéral reçût une sanction de la part des intéressés et, informé des ligues et des établissements qu'ils avaient créés entre eux, il avait lancé un mandement, daté de Breslau, vendredi avant la Saint-Mathîas (23 février) i42o (4) pour casser ces