‹ Recherches sur la constitution de la commune à Colmar: augmentée des listesChapitre 5 sur 64 · Ibidem, p. loi · texte numérisé non relu

Ibidem, p. loi

niers empereurs, dont l'autorité s'exerça dans cette partie des Gaules, y introduisirent des Francs ou des Burgondes à titre de soldats bénéficiaires, et le nom de hube, traduction fort peu équivoque du latin caputy qui se retrouve d'une part dans l'un des titres que je viens de citer, d'autre part dans la désignation de plusieurs cantons de la banlieue de Colmar, indique manifestement un partage de terres fait selon les principes du cadastre romain, entre des populations d'origine germanique (i).

Une sentence de l'empereur Frédéric II, rendue à Colmar le 3 des nones d'octobre (5 octobre) ii85, eut pour témoins, entre autres, Dietrich de Girsberg et ses frères, Charles d'Eguisheim, Algot de Tùrkheim, Rodolphe, Nordewin, Immon et Burcard, chevaliers de Colmar (2). Ce sont les premiers représentants de cette noblesse qui fut un si grand obstacle au développement de la commune.

'ÉRECTION de Colmar en cité est l'œuvre de Wolfhell, prévôt de Haguenau, qui 'entoura de murs le groupe principal des habitations et rendit possible une agglomération de plébéiens en dehors des manoirs fortifiés des successeurs des premiers tenanciers bar-

1. M. Baudi di Vesme, cité par M. Ed. Laboulaye, a prouvé dans un mémoire sur les impôts de la Gaule, que le mot capita désigne des unités cadastrales, des lots de terre d'inégale étendue, mais d une valeur ou d'un revenu uniforme. {Journal des débats du i4 octobre 1860.)

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