‹ Recherches sur la constitution de la commune à Colmar: augmentée des listesChapitre 58 sur 64 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

par une cabale factieuse et par leur peu de respect et de soumission, principalement dans l'exécution des ordres qui leur étaient donnés, concernant le service du roi et celui de la ville > : le plus mal noté était le sieur Sonntag qui, en 1709, lors de la tentative des Impériaux dans la haute Alsace, sous le commandement du comte de Mercy, s'était fait remarquer par incorrection de son attitude (i).

Dans ces conditions, l'homme public ne pouvait maintenir l^indépendance de son caractère, ni vis-àvis de ses collègues, ni vis-à-vis du gouvernement, et le renouvellement devenait une vaine formalité, impuissante à combattre l'arbitraire. Pour mieux marquer le mépris de la tradition, la coopération du grand bailli cessa d'être nécessaire. En 1690, après la mort du dernier titulaire, du baron de Montclar, l'intendant de La Grange consulté sur le renouvellement, et informé que la ville en avait fait part au duc de Mazarin, à qui le roi venait de rendre le grand bailliage, lui répondit que ce n'était « plus l'affaire du grand bailli d'y assister > et qu'il valait mieux s'adresser au marquis d'Huxelles, alors gouverneur d'Alsace.

La ville suivit ces instructions et le gouverneur délégua pour le représenter M. Danastasy, commandant de Colmar.

On allait procéder au renouvellement, quand survint M. Menweeg, receveur des rentes du grand bailliage, muni d'une commission du duc de Mazarin, qui prétendait intervenir dans les opérations.

Un conflit était imminent : pour l'éviter on tomba d'accord que, comme la présentation du nouveau

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