‹ Recherches sur la constitution de la commune à Colmar: augmentée des listesChapitre 59 sur 64 · I. Ibidem · texte numérisé non relu

I. Ibidem

grand bailli n^avait pas encore eu lieu, que le marquis d'Huxelles n'avait pas davantage prêté le serment réciproque ni délivré ses réversales, la ville ne jurerait qu'au roi et non au grand bailli (i).

Remarquons cependant qu'en lySS, le duc de Châtillon, grand bailli d'Alsace, s'étant fait reconnaître par la ville et lui ayant prêté serment, ses officiers intervinrent de nouveau dans les élections.

En même temps que le renouvellement perdit sa sincérité, le corps électoral se réduisit de plus en plus. L'élection cessa d'être confiée aux bourgeois, et devint l'attribution des échevins. Le conseil des échevins avait été reporté à cent cinquante-deux membres, auxquels, en cas d'élection, se joignaient le prêteur royal, les stettmestres et les conseillers en exercice. Seulement un arrêt du conseil, du 23 août 1717, était revenu sur la réforme tentée par celui du 21 mai i683, et avait confirmé les magistrats, leur vie durant, dans l'exercice et la possession de leur charge, de sorte que, dans chaque carrière administrative, ces rares électeurs n'eurent plus à intervenir qu'à son début. Malgré le roulement qui, tout en changeant le titre, maintenait la gestion, Toffice n'était plus qu'une fonction viagère, de délégation temporaire qu'il avait été. Celui à qui la ville l'accordait, n'était pas comptable envers elle. Pourvu qu^il fût -agréable à l'intendant, il devenait l'homme du roi, inviolable tant que la majesté royale le couvrait de sa propre inviolabilité.

Pour faire mieux comprendre le jeu des institutions ainsi viciées, que l'on me permette d'emprunter le passage suivant aux Annales manuscrites

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