‹ Recherches sur la contamination des eauxChapitre 13 sur 26 · LT AS · texte numérisé non relu

LT AS

ajoute 250 grammes de chlorure de baryum pur, après dissolution ou saturation suivant la température ambiante, on complète le volume d’un litre, on filtre s’il y a lieu, on conserve le réactif dans des flacons bien bouchés.

Dans trois ou quatre litres d’eau, on verse du réactif barytique à raison de 25 c.c. par litre d’eau en moyenne ; cette dose n’a rien de fixe, on se basera sur la dureté totale ; en général, 25 c.c. suffisent pour entraîner la matière organique des eaux qui titrent de 45 à 25° hydrotimétriques ; au delà de cette limite, on augmente le volume du réactif. La précipitation se fait le plus commodément dans un flacon tubulé, qui est bouché aussitôt après l’introduction du réactif, et agité.

Lorsque le précipité formé est déposé et que l’eau qui le surnage est entièrement éclaircie, ce qui demande douze à quinze heures, on détache la partie adhérente aux parois par des agitations modérées ; quand le tout est réuni au fond du vase où décante l’eau-mère. Le précipité est entraîné dans un ballon, lavé par décantation avec un peu d’eau distillée, puis additionné de deux fois son volume d’une solution de carbonate de potassium au 1/10.

Le ballon est fortement agité, porté sur un bain-marie bouillant, pour assurer l’attaque de toutes les parties du précipité par le carbonate alcalin ; on peut aussi diriger dans la masse, si l’on opère sur un voluble notable de précipité, un courant d'hydrogène, mais il est nécessaire de purifier le Gaz, en lui faisant traverser trois flacons contenant le premier du sulfate de cuivre,le second de la potasse au 1/3, le troisième, de l’acétate de plomb au 1/10 ; ce dernier sert de témoin et ne doit point se colorer en noir, ou abandonner un précipité de même couleur.

LÉTO EE

La présence d’une petite quantité de sulfure de zinc dans le zinc grenaillé, et l'hydrogène sulfuré qui prend naissance dans le flacon générateur, aux dépens des sulfates et particulièrement de celui de calcium, rend la purification de l’hydrogène nécessaire.

Au bout d’une heure de chauffe pendant laquelle le ballon aura été fréquemment agité, si l’on n’a pas adopté le courant gazeux comme agitateur mécanique, on retire le ballon du bain d’eau, on laisse refroidir et éclaircir le liquide, qui est ensuite décanté sur un petit filtre. Le résidu est repris par son volume d’eau distillée, porté sur le bain d’eau bouillant, on agite, on filtre en entraînant le précipité sur le filtre. Ce traitement donne une liqueur plus ou moins teintée suivant la teneur de l’eau en matières organiques et son degré de pureté ; elle est après refroidissement exactement mesurée ou amenée à un volume connu avec de l’eau distillée, et divisée en deux parties A et B qui serviront aux recherches et dosages ultérieurs ; il n’est pas nécessaire qu’elles soient égales, il importe seulement que le volume de chacune d’elles soit exactement connu pour pouvoir rapporter les résultats trouvés au litre.

Les deux fractions du liquide alcalin sont employées comme il suit.

À est utilisé pour le dosage de l’azote organique.

B est réservé pour le dosage des acides gras.

L’aspect du précipité barytique est un indice très précieux des qualités de l’eau examinée. En effet, les eaux de pureté organique moyenne, et à plus forte raison les eaux pures, abandonnent un précipité blanc, d’abord floconneux, qui devient rapidement cristallin. Les eaux chargées de prineipes organiques laissent déposer un précipité blanc grisâtre

caséeux qui reste amorphe même après plusieurs jours de contact.

Le dépôt et l’éclaircissement de l’eau sont d’autant plus rapides que celle-ci est plus pure.

Réactif au violet de méthyle sulfureux.

Le violet de méthyle est le produit d’oxydation du chlorydrate de pararosaniline hexaméthylée, d’après la constitution admise pour cette matière colorante. L’un des trois noyaux benzéniques qui composent la couleur possède la constitution quinonique, l’azote y est pentatomique.

Sous l'influence des réducteurs, comme l’acide sulfureux, ic violet fixe H?, se change en leucochlorydrate incolore; en même temps, les doubles liaisons sont déplacées.

CGHE — Az — (CH):

COH—A7—(CH3) CA CEE — Az — (CH): + H — CACHE — A7 (CHÿ" NCGH4— Az — (CH?) CéH* Az—(CH?)?

| H I CI HCI Violet de méthyle Leucochlorhydrate

Par sa constitution le leucochlorydrate est susceptible de se comporter comme un catalyte vis-à-vis de l'oxygène en solution dans l’eau, de sorte que son intervenüon peut se résumer ainsi.

Dans un système formé par une eau potable, tenant en. solution de l’oxygègne, du leucochlorydrate sulfureux, loxygène est d’abord absorbé par le leucosel qui passe à l’état de violet ; à son tour ce dernier est réduit par l’acide sulfureux qui est changé en acide sulfurique, et ces réactions se poursuivent jusqu’à la disparition de l’oxygène dissous.

H. Causse. 2

Lorsque les conditions du milieu le permeltent, on aura les réactions suivantes.

Leucochlorhydrate + O — Violet

Violet + SOSH? + H?0 — Leucochlorhydrate + SO“

D'où il résulte que la régénération de la couleur est accompagnée d’une part de l’absorption de loxygène dissous, d’autre part de la transformation de l’acide sulfureux en acide sulfurique. Ainsi présentée, la réaction est incomplète, l'expérience prouve qu'il intervient un autre facteur, le carbonate de chaux, sans la présence duquel la couleur primiüve ne renaît pas.

Les recherches qui suivent ont donc pour but d'établir ces relations et celles qui existent entre les indications fournies par le réactif et la pureté des eaux.

Elles nécessitent un réactif titré, c’est-à-dire dont la teneur en acide sulfureux est exactement connue.

On mesure 2 c.c. de solution sulfureuse de violet, préparée comme il sera dit plus loin ; on les verse dans 250 c.c. d’eau distillée ; on titre avec l’iode N/10, soit V le volume trouvé; pour le convertir en acide sulfureux, il suffit de le multiplier par le facteur 3 milligr. 2.

Les essais suivants ont tous été effectués dans des conditions semblables ; 250 c.c. d’eau étaient additionnés de 2 c.c. de réactif ; après quinze à vingt minutes de contact, on déterminait avec l’iode N/10, la quantité d’acide sulfureux non oxydée, ce qui donnait un volume », qui se confond avec V,si la couleur n’est pas régénérée ou qui s’écarte d'autant plus que l’eau contient plus d'oxygène et de carbonate calcique, par conséquent la différence (V-v) représentera l’acide sulfureux disparu ou converti en acide sulfurique. Le tableau ci-après résume les résultats obtenus.

Le

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