ABSORBÉ OBTENUES
REA D OUEST SRE EE 0°°,0 Nulle.
2° Lau distillée + 2°,5, COSNa?n/10 . . . DEP 2 Violet pourpre. 3 — — + 5°, COSNa? n/10 . . . EXD) — 4 — — agitée avec CO3Ca et filtrée DES Violet. bo Paurde la Compagnie... 2°, 6 — 6 — — — +-2°,5 ou 5°, COSNa? n/10 2,0 Violet pourpre.
TO — —. — + 1°°, SOAL?/n. 0°°,0 Nulle.
8° — — — après ébullition
départ de l'oxygène et précipitation
TR CO AE MR RE en is 0°°,0 —
L'examen des chiffres inscrits dans la seconde colonne montre que la proportion d’acide sulfureux est restée invariable pour les eaux n°° 1, 7, 8, comme la couleur primitive n’a pas été régénérée, il n’y a pas eu absorption d'oxygène Q’où il résulte que la fixation d'oxygène ne se produit pas avec les eaux neutres ou acides.
La présence d’une petite quantité d’un carbonate alcalin ou alcalino-terreux communique à une eau aérée la propriété de faire renaître le violet,et ce retour à la couleur est suivi de la transformation d’une partie de l’acide sulfureux en acide sulfurique. Il est à remarquer que l’aspect varie avec la nature de l’alcali, le {ton dominant est toujours le violet, avec les carbonates de potassium et de sodium il se produit sur un fond rouge, qui n’apparaît pas avec les carbonates terreux.
Quelle est la quantité de carbonate nécessaire pour produire ces réactions ? Ce côté de Ja question a été étudié
avec l’eau du Rhône au moment où elle recolore énergiquement le violet sulfureux. Il a été trouvé que cette quantité devait être suffisante pour convertir tout l’acide sulfureux en sulfite neutre.
Il reste à établir les rapports qui existent entre ces données expérimentales et le fait que les eaux pures des produits de la putréfaction sont actives sur le réactif.
Les deux facteurs principaux de la réaction sont l’oxygène et le carbonate calcique ; cependant, le premier n'intervient qu’en présence du second, donc toute cause de nature à diminuer la proportion du carbonate a pour conséquence de rendre l’eau inactive. Les diverses matières organiques apportées par la contamination, sont transformées par les bactéries en acides gras, ceux-ci décomposent les carbonates terreux, et l’eau primitivement alcaline devient neutre ou acide ; en même temps elle perd son activité sur le violet. La présence des acides gras, leur proportion, étant intimement liées à la pureté de l’eau, on s'explique les relations qui existent entre la contamination et les indications fournies par le réactif. |
Ces faits s’observent le plus nettement avec les eaux dont le degré hydrotimétrique est peu élevé, 15° environ ; la faible proportion de carhonate rend sensible ses moindres variations. Pour cette raison, les eaux dont le titre est supérieur seront par une dilution convenable ramenées à un titre voisin ou égal de 15°, et l’on effectuera deux essais, lun immédiat, l’autre après conservation de l’eau en vase clos.
Préparation du réactif. — On dissout À gramme de violet cristallisé, dans 800 c.c. d’eau distillée pure ; on ajoute
50 c.c. d'acide sulfurique normal et 25 grammes de bisulfite de sodium pur et sec ; la liqueur se décolore, toutefois elle conserve une teinte verdâtre qui persiste plusieurs jours; on l’agite ave du noir lavé, on filtre, on amène au volume d’un litre, on procède ensuite à l’essai et au titrage du réac- » {if
Essai du réactif. — À 250 c.c. d’eau distillée on ajoute 2 c.c. de solution de violet sulfureux ; il ne doit se produire aucune colration, s’il en est autrement on acidule, ou bien on vérifie l’eau distillée. Le réactif est conservé dans un flacon jaune et bouché. Il n’est pas avantageux d’en préparer de grandes quantités, avec Île temps, l’acide sulfureux s’oxyde, et le réactif devient moins sensible.
Pratique de l’essai d’une eau. — On prend d’abord le degré hydrotimétrique total de l’eau, s’il est supérieur à 15°, on le ramène au voisinage de ce titre par une dilution convenable avec de l’eau distillée. On filtre sur un double filtre Schleicher 100 c.c. d’eau, on rejette les premières portions, on recueille dans un tube de gros diamètre, préalablement rincé à l’acide sulfurique et à l’eau distillée, 50 e.c. de liquide filtré, on ajoute 1 c.c. de réactif, on observe les phénomènes qui se produisent. Plusieurs cas peuvent se présenter.
Premier cas. — S'il y a recoloration, on voit à la surface se développer un anneau violet, qui peu à peu augmente d'intensité et gagne tout le liquide ; parfois la réaction ne débute qu’au bout de quelques minutes; souvent aussi avec les eaux de source, ou de puits profonds, le tube étant convenablement placé et le réactif versé lentement, on voit se développer le violet à mesure qu'il gagne le fond.
Les eaux pures des produits de la putréfaction recolorent le violet, la couleur renaît avec la teinte primitive, elle est persistante pendant plusieurs heures; nous dirons que la réaction est positive. -
Deuxième cas. — On n’observe aucune coloration, la réaction est dite négative. Elle est donnée par les eaux contaminées ou impures, où se passent des fermentations putréfactives anaérobies suivies de la formation des acides gras.
Entre ces deux cas extrêmes, trouve place un troisième qui concerne le mélange des eaux pures et contaminées, ou le début de l’infection par les produits sulfurés.
Il se forme à la surface un anneau peu développé, rarement la couleur apparaît dans tout le liquide ; si elle sur- vient, elle est fugace et disparaît en peu de temps, laissant une eau incolore ou faiblement teintée.
Essai après conservation de l’eau en vase clos. — Dans un flacon bouchant à l’émeri, nettoyé comme il a été dit plus haut, on filtre 100 c.c. d’eau telle quelle, ou amenée au titre de 15° hydrotimétriques ; le flacon est bouché et abandonné à lui-même pendant quarante-huit heures, à la température moyenne de 18-20°.
Les eaux pures et même moyennement pures, restent claires, les autres se troublent parfois ; on filtre 50 c.c. d’eau, avec les précautions indiquées, on ajoute 1 c.e. de réactif. Les eaux pures supportent cette seconde épreuve sans changement ; la couleur primitive renaît avec une intensité sinon égale, du moins voisine de celle du premier essai ; les eaux de pureté organique moyenne se montrent moins actives ;
quant aux eaux impures, elles deviennent inactives. Si donc
DR ND 0e
on constate une diminution notable de la coloration, suivie de sa disparition rapide, c’est le signe d’une eau suspecte, qui contient assez de bactéries et de matières organiques pour absorber l'oxygène dissous, et engendrer des acides gras en proportion suffisante pour neutraliser le carbonate calcique initial.
Relations de la réaction avec les saisons et la température. — On remarque le mieux l'influence des saisons en opérant sur une eau de surface, telle que celle d’un fleuve ou d’une rivière, qui subit plus aisément les variations de la température ambiante qu’une eau de puits profond ou de source.
Si les observations partent de l’entrée de l’hiver, on constate qu’à ce moment la réaction est positive, qu’elle se maintient ainsi jusqu’au mois de mai ; déjà à cette époque on remarque parfois au moment des orages, des disparitions momentanées, qui d’ailleurs cessent avec les causes de perturbations atmosphériques ; mais à mesure que l’on gagne l’été, la réaction devient de plus en plus faible; finalement elle disparaît vers la mi-juin, pour réapparaître fin octobre ou en novembre d’une manière permanente pendant plusieurs MOIS.
Ainsi durant une période de quatre à cinq mois qui coïncide avec la saison chaude, une eau contaminée est inerte au violet sulfureux ; cette période concorde généralement avec l’éclosion des épidémies, et en particulier de la fièvre typhoïde.
D’observations nombreuses accumulées pendant plusieurs années, il résulte cette conclusion générale : étant donnée une eau de pureté organique moyenne, mais susceptible de