LE RES
subir des variations de température, on remarque constamment la disparition du violet lorsque la température de cette eau vient au voisinage de 20-25”.
C’est la raison pour laquelle les eaux de surface se comportent comme il a été dit, dans les puits profonds où la température reste constante, ou à peu près au voisinage de 9° ; de même pour les sources, l’eau perdra rarement ses propriétés actives vis-à-vis du violet sulfureux, alors même que la proportion de matière organique est au-dessus de la moyenne ; à cette température, la vie reste et se maintient nettement aérobie, mais ces eaux perdent rapidement leur activité lorsqu'on les conserve quelque temps à 18 ou 20°.
Parmi les autres causes qui influent sur le retour à la couleur primitive, citons d’abord la proportion d’azote organique, en second lieu, celle des autres acides gras.
L'activité d’une eau décroît à mesure que le taux en azote organique s'élève ; elle devient inerte lorsque la proportion atteint ou dépasse 0 milligr. 10 au litre ; les mêmes faits s’observent lorsque la quantité d’acides gras s’élève au-dessus de 0 milligr. 8 au litre.
Réactif au chloromercurate de paramidobenzène sulfonate de sodium.
AzR?.HeCl2 0: 24
SOSNa Le principe sur lequel repose la recherche des produits de la putréfaction au moyen du RUB sulfonate de sodium est le suivant.
Lorsqu'on diazote cette combinaison en présence d’une amine où d’un phénol, il se forme une matière colorante
CR one
Jaune, jaune orangé, ou même rouge, suivant la nature du Corps qui S’unit au diazo dérivé formé.
Les eaux impures contiennent toujours des dérivés amidés, restes de la molécule albuminoïde primitive ; le composé phénolique peut prendre naissance aux dépens de l’un d’eux, de la même manière que le phénol se forme par réduction et oxydation de la tyrosine, ou bien encore le produit de dislocation peut présenter les deux fonctions et agir soit par l’un ou l’autre des groupements.
L'action du chloromercurate de paramidobenzène a lieu en deux phases bien distinctes. Lorsqu'on agite une eau avec le chloromercurate, il se dissout d’abord, et d’autant plus abondamment que la matière organique est en plus forte proportion ; après quelques minutes de contact, le liquide abandonne un précipité d’aspect variable ; il est blanc cristallin si l’eau est pure ; caséeux, de couleur jaune plus ou noins accentuée suivant la pureté de l’eau ; il se compose alors de calomel, de phosphate mercureux, et d’oxyde ferrique.
La présence du calomel est le signe certain d’une oxydation qui a porté ses effets sur l’oxyde ferreux, l’oxyde de phosphore, et sur la matière organique avec laquelle ces deux éléments étaient primitivement unis.
C’est à la suite de cette réaction complexe que la matière organique des eaux impures devient active sur le paradiazobenzène sulfoné, et se manifeste par une couleur généralement jaune avec une pointe d’orangé plus ou moins développée.
Comme le composé qui est très probablement une nucléine ferrugineuse, existe normalement dans l'urine, l’apparition de la couleur citée devient l’indice de l’infection présente
de l’eau, non seulement par les liquides de déjection, mais aussi par les microorganismes anaréobies parmi lesquels figurent les bacilles pathogènes que l’on recherche ordinairement, le coli et le bacdle d’Eberth.
La recherche des produits de la contamination par diazotation du chloromercurate de paramidobenzène, nécessite les réactifs suivants.
1° Du chloromercurate de paramidobenzène sulfonate de sodium pur.
2° Une solution de nitrite de potassium pur au 1/100°.
3° Une solution d’acétate de sodium au 1/3.
Chloromercurate de paramidobenzène sulfonate de sodium. — Le sel que l’on trouve dans le commerce est en beaux cristaux, violet améthyste, plus ou moins foncé ; cet aspect est dû particulièrement au fer. Pour l’obtenir pur, on dissout 200 grammes de sel dans un litre d’eau distillée ; la solution est versée dans un flacon, agitée avec du noir lavé et laissée en contact pendant un ou deux jours ; on filtre ; le liquide qui passe est coloré en jaune persistant que le noir est impuissant à faire disparaître.
A la solution on ajoute de l’eau de baryte en léger excès, on filtre, et l’excès de baryte est à son tour enlevé par l'acide sulfurique étendu ; lorsque la liqueur qui surnage le précipité de sulfate de baryte est éclaircie, on filtre, et on verse une solution saturée de bichlorure de mercure en excès.
Si les solutions étaient claires, on obtient un précipité d’un blanc éclatant, constitué par le chloromercurate de paramidobenzène sulfonate de sodium. On laisse le précipité se réunir, On le lave par décantation, on l’essore, on le
sèche à l’abri des poussières atmosphériques et de la lumière, dans la cloche à acide sulfurique.
Solution de nitrite de potassium. — On dissout 4 gramme de nitrite de potassium pur dans l’eau distillée, on complète ensuite le volume de 100 c.c.
Solution d’acétate de sodium. — Une partie d’acétate de sodium pur et fondu est dissoute dans deux parties d’eau distillée.
Pratique de la recherche. — Elle comporte deux essais, l’un immédiat, l’autre après un séjour déterminé à l’étuve.
On juge d’autant mieux si la réaction est manifestement positive, négative ou indécise, que l’on a un terme de comparaison ; pour cette raison, il convient de préparer trois tubes ; l’un contiendra de l’eau potable pure des produits de la putréfaction ; le second, la même eau souillée par addition d’eau d’égout, ou d’un liquide de l’organisme, comme l’urine ; le troisième, l’eau à analyser.
La différence des teintes obtenues permet de mieux saisir le phénomène de coloration ou de non-coloration ; il est en outre indispensable de soumettre les deux échantillons à une filtration soigneuse afin d’éviter l’action secondaire des substances, ou des microorganismes en suspension dans l’eau.
On mesure donc 400 c.c. d’eau à analyser, autant d’eau pure ; d'autre part, à un égal volume «de cette dernière, on ajoute une ou deux gouttes d'urine diluée.
On choisit ensuite trois flacons, A, B, C, bouchant à l’émeri, nettoyés à l’acide sulfurique concentré et à l’eau distillée ; on les garnit d’un petit entonnoir muni d’un double filtre Schleicher, on filtre les diverses eaux dans leurs vases respectifs.