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ront lieu ses variations, aura pour conséquence d’engendrer une série variée de produits.
Cela posé, si l’on s’en tient aux effets de l’eau sur le violet sulfureux, à la composition même du réactif, on est conduit à admettre que lorsqu'elle recolore le violet, elle contient des ferments oxydants qui brûlent ou transforment les substances en solution et les ramènent à leurs formes minérales initiales, eau, acide carbonique, acide nitrique et sulfurique. |
En effet, l'hydrogène sulfuré, absorbé par des bactéries aérobies, probablement du genre des sulfuraires, est rejeté à l’état d’acide sulfurique ; l’ammoniaque, par un processus semblable dû au B. nitrificans, est convertie en acide azotique ; enfin, le composé organique restant après le départ plus ou moins complet de l’azote et du soufre, est en partie assimilé, en partie brûlé et excrété par voie respiratoire sous forme d’acide carbonique.
Les radicaux d’acide qui ont ainsi pris naissance s’unissent à la chaux et à la magnésie, engendrent des sels correspondants qui viennent augmenter la dureté de l’eau. La teneur en sels calcaires et magnésiens, les formes dominantes, pourraient servir de base pour établir ce que l’on nomme la contamination passée.
La relation entre la contamination passée et la dureté s’observe dans les puits peu profonds creusés dans le cal- Caire, alimentés par des eaux de surface, riches en matières organiques, comme ceux que l’on trouve dans la plaine des Brotteaux et de Monplaisir à Lyon.
Il en est qui titrent jusqu’à 103° hydrotimétriques : la moyenne est 60° ; la dureté est due à un mélange de carbonates, sulfates, nitrates de calcium et de magnésium, aux-
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quels il faut ajouter les combinaisons des acides gras avec ces mêmes terres alcalines. Dans beaucoup de cas, la teneur en ammoniaque libre est nulle, et le rapport C/Az très éloigné de celui des matières albuminoïdes, soit 1/18 à 1/95.
Ces exemples ne sont pas isolés, et il est permis d’avancer que, si les conditions de terrain et de température sont favorables, l’œuvre des ferments se traduira par le retour aux formes primitives simples des composants de la molécule albuminoïde. |
Envisageons maintenant le cas d’une eau qui subit des variations de température. Lorsqu'elle sera élevée, en été, par exemple, les bactéries oxydantes, débordées par des espèces nouvelles, mieux adaptées aux conditions de température, se retirent et cèdent la place ; à leur tour, cellesei apportent avec ün genre de vie différent des composés nouveaux. |
Les réactifs nous indiqueront le moment où a lieu cette substitution, qui très certainement revient à la prédominance de la vie anaérobie. Le violet sulfureux n’est plus régénéré, le paradiazobenzène sulfoné accuse la présence des composés de la putréfaction, l’azote organique augmente, l’eau contient des composés sulfurés, ferreux, du phosphore organique.
L’hydrogène sulfuré rencontrant de lammoniaque libre engendre du sulfure d’ammonium ; par son action sur les sels de fer, toujours présents dans les eaux polluées, il formera du sulfure de fer ; par sa couleur noire, cette combinaison donnera à l’eau un aspect particulier ; en tant que sulfure peu stable, au contact de l’air il dégagera de l’hydrogène sulfuré, qui communiquera à l’eau l’odeur et la saveur repoussante de pourriture.
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Ces réactions se passent constamment dans les égouts, ainsi qu’en témoigne l’odeur nauséabonde qui se dégage aux ouvertures, et la couleur de l’eau qui en sort ; elles apparaissent fréquemment dans les puits peu profonds, en été, après une période de sécheresse ; dans un cours d’eau, surtout s’il est rapide, ces phénomènes passent inaperçus, du fait de la dilution, et du mouvement continu de l’eau qui ramène à la surface, au contact de l’air, les couches profondes, et assure ainsi une oxydation plus ou moins partielle des produits de la putréfaction.
Les diverses matières organiques apportées par la contamination peuvent être rangées autour de trois types principaux, les corps gras, les hydrates de carbone et les matières albuminoïdes.
Par hydrolyse simple, les premiers sont scindés en acides gras et glycérine ; par hydrolyse suivie de fermentation, les hydrates de carbone et les substances protéiques sont ramenés à la forme d’acides à fonction simple ou mixte.
Lorsque la cellulose, par exemple, entre en fermentation en présence d’une matière albuminoïde fermentescible, l’une et l’autre subissent des décompositions de deux sortes.
Par hydratation elles sont d’abord converties en des molécules plus simples, assimilables, dans lesquelles le type primordial est conservé dans l’ensemble de ses fonctions ; les dédoublements sont l’œuvre des diastases ou enzymes ; c'est ainsi que l’amidon engendre le glucose, le sucre de lait, le galactose.
Le sucre subit ensuite des transformations variables avec les espèces microbiennes, les unes consistent en une transposition moléculaire du composé primitif ; les constituants
se groupent en un acide, c’est le cas pour le glucose qui est converti en acide lactique ou en acide acétique.
CEH2.0H CH3
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