‹ Recherches sur la craie supérieureChapitre 11 sur 62 · D CC · texte numérisé non relu

D CC

Sphenodiscus cf. pedernalis (gros. = 2,5), dessin'de M. Douvilé d’après un éthantillon de Sainte-Croix, près le Mans.

SPHENODISCGUS REQUIENTI. D'Orsiany, sp.

1810. Ammonites Requienianus. D'Orbigny, Paléontologie française, Terrains cretaces, I, p.315, pl. XCIIL

L'espèce du turonien supérieur possède des cloisons bien différentes de la précédente. Sph. Requieni est assez rare dans la Touraine, où 11 est accompagné d’Acanthoceras Deveriai; 1 est un peu plus abondant, mais d'ordi-

HOPLITIDÉS. LAl

naire en assez médiocre état de conservation, dans les grès d'Uchaux, où il se trouve avec Acanthoceras Deveriai et Gauthiericeras Bravaisi.

J'ai dessiné les cloisons de cette espèce grâce à un échantillon appartenant au musée de Laval, qui m'a été gracieusement communiqué par M. OEhlert; 1l provient de la craie jaune à bryozoaires, autrefois exploitée dans les carrières d’'Usseau, situées sur les bords de la Loire, entre Amboise

) à ane

Sphenodiscus Requient (gros. — 3,7), d’après un échantillon des environs de Tours.

et Tours.

SPHENODISGUS UBAGHSI. À. De GROSSOUVRE, n. sp.

(PL IX, fig. 4 et 6.)

On rencontre, dans les couches les plus élevées du système crétacé, des Sphenodiscus qui ont été, d'ordinaire, rapportés à Am. pedernals, v. Buch, en raison du niveau que l’on attribuait à cette dernière espèce. Cette assimilation est erronée, comme on peut s'en rendre compte, en comparant les cloisons de l'ammonite de Maestricht avec celles de l’espèce d'Amérique (Hg. 57). :

M. Arnaud et moi avons trouvé tout récemment dans les environs de Maurens (Dordogne) des fragments de Sphenodiscus qui paraissent bien se rapporter à léchanpilon figuré par v. Bmkhorst sous le nom d’Am. pedernalis (Binkhorst, Monographie ne gastéropodes et des céphalopodes de la craie supérieure du Limbourg, p. 21, pl. Vé, fig. bbcd), J'ai fait fait figurer deux de ces, fragments, dont l’un montre, avec une grande netteté, le dessin des cloisons; on voit que la ressemblance avec celui qui a été donné par Binkhorst est aussi satisfaisante que possible. Toutefois, Binkhorst indique que l’espèce de Maestricht possède quatorze selles, tandis que je n’en compte que dix sur le fragment que je possède. Je donne à cette espèce lé nom de Sphenodiscus Ubaghsi ; elle est caractérisée par la forme particulière de ses cloisons, dont voici le dessin amplifié.

Les selles, à partir de la cinquième, vont en décroissant régulièrement. et ont leurs contours entiers et arrondis : les cinq premières sont festonnées.

Les lobes sont découpés par de courtes digitations.

Fig. 60.

Sphenodiscus Ubaghsi (gros. = 2,5), d’après l'échantillon représenté pl. IX, fig. 4.

Gisement. — Cette espèce appartient aux couches les plus élevées du système crétacé : dans la Dordogne, elle a été rencontrée, dans les environs de Maurens, dans l’assise R de M. Arnaud.

À Maestricht, elle se trouve tout à fait au sommet du tuffeau, dans le banc

supérieur au premier niveau de bryozoaires et immédiatement inférieur aux couches oligocènes.

Echantillons examinés. — Trois échantillons des environs de Maurens (collection de l'Ecole des mines, collections Arnaud et A. de Grossouvre).

EXPLICATION DES FIGURES

Planche IX:

FiG. 4°. — Fragment d'un individu (collection À. de Grossouvre) vu de côté, pour

montrer que les flancs sont lisses et donner le dessin des cloisons. Calcaires gréseux à thécidées : assise R de M. Arnaud, Maurens (Dor-

dogne).

Fig. A. — Section du précédent.

Fic. 6. — Dernière loge d’un individu de cette espèce (collection Arnaud), vu de côté

pour montrer l'absence d'ornementation et la petitesse de l'ombilic du dernier tour : la spire tend même à se refermer à l'extrémité.

Calcaire blanc (assise R de M. Arnaud), pierre de taille de Mauréns (Dordogne).

: HOPLITIDÉS. 143

SPHENODISGUS RÜUTOTI. A. DE GROSSOUVRE, n. sp:

J'ai recueilli à Maurens, dans le même gisement que l'espèce précédente, un autre échantillon qui se distingue par un dessin des cloisons tout différent, comme le montre la figure ci-jointe.

Sphenodiscus Ratoti (gros. = 4), d'après un échantillon de Maurens.

On voit que la subdivision externe de la première selle latérale est très grèle et bifide. La seconde subdivision, assez large à sa base, est elle-même subdivisée en deux parties par un lobule très profond. La troisième subdivision est beaucoup plus large et plus massive que dans l'espèce précédente.

Gisement. — Maurens (Dordogne), assise R de M. Arnaud.

Échantillon examiné. — Un seul.

Genre SONNERATIA. Bayre.

Ce genre a été institué par M. Bayle en +872, en prenant comme type Ammonites Dutempler.

H renferme des formes à ornementation voisine de celle des Hoplites, mais chez lesquelles les côtes traversent la région venirale en s’infléchissant en avant. |

Le bord externe peut être plus ou moins arrondi, comme dans S. Dutemplei, ou à peu près tranchant comme, dans $. Cleon.

La ligne suturale a les plus grandes analogies avec celle des Hoplites, ainsique le montre la cloison.de Sonneratia Cleon (voir fig. 62).

cer

14h LES AMMONITES DE LA CRAIE SUPÉRIEURE.

Il me paraît qu'il y a lieu de faire rentrer dans ce genre, provisoirement au moins, certaines formes rattachées d’abord au genre Pachydiscus; quand l'étude des ammonites de la craie sera plus avancée, il conviendra peut-être de créer une subdivision spéciale pour cette dernière série, mais en tout cas, elle présente de grandes affinités avec les Sonneratia, aussi bien sous le rapport des cloisons que sous celui de l’ornémentation. Tels sont, par exemple, Ammonites peramplus, Am. lewestensis, Am. cephalotus, etc.

H est certain que l'aspect des individus jeunes d’Am. peramplus rappelle singulièrement la physionomie d’Am.: Dutempler. |

D'autre part, la ligne suturale de cette espèce a un tout autre aspect que celle de la plupart des Pachydiscus, tels qu'Am. neubergicus, Am. gollevillensis, etc. Sharpe, et plus récemment MM. Laube et Bruder, en ont donné le dessin des cloisons. En se reportant à leurs figures, on peut constater le contraste qui existe sous ce rapport entre ces diverses espèces.

Je reproduis ci-dessous le dessin des cloisons d’Am. peramplus, d'après

Sharpe.

Sonneratia Cleon (gros. = 4,5), d’après Douvillé, Sonneratia perampla, d’après Sharpe, - B.S. G. F., 3°, XIII, p. 280. pl. X, fig. 2°.

Fig. 64.

nn.

Sonneratia cf. perampla (gros. = 3,5), d'après un échantillon de Tournay (collection de la Sorbonne).

On trouve dans l'étage turonien toute une série d'espèces qui constituent,

HOPLITIDÉES. 145

avec Am. peramplus, un petit groupe assez homogène, par l’ensemble des caractères et la forme spéciale de l'extrémité de la loge d'habitation des individus adultes : elle est renflée sur des côtés, rétrécie et pmcée vers le bord externe, de sorte que sa section est subtriangulaire. Tel est bien l'aspect des échantillons de grande taille d'Ammonites peramplus, lorsqu'ils atteignent 60 à 80 centimètres de diamètre. Tel est aussi celui qu'acquièrent, à une taille beaucoup moindre, les individus de l’espèce de Saumur décrits par Courtiller sous le nom d’Ammonites cephalotus et ces espèces d'Afrique que M. Péron nous a fait connaître sous les noms de Pachydiscus Rollandi et P. africanus. Nous retrouvons des types analogues dans la craie de Finde, et Ammonites Telinga, Stoliczka, parait bien se rattacher à cette même série. On a donc là un ensemble de formes très voisines que peut-être il y aura lieu, plus tard, de distinguer par une même dénomination générique : pour le moment, je les réunis aux Sonneratia, genre auquel je rapporte encore, en raison de leur forme et de leur ornementation, un certain nombre d’autres espèces de la craie supérieure.

SONNERATIA JANETI. À. pe GROSSOUVRE, n. sp.

(PL XXIL, fig. 4.)

Coquille discoïdale, globuleuse.

Spire formée de tours assez embrassants, croissant assez rapidement en hauteur et largeur, chaque tour recouvrant le précédent sur environ la moitié de sa hauteur.

Ombilic moyen, profond; paroi ombilicale se raccordant graduellement, par une courbure continue, avec la convexité générale de la coquille.

Bord externe large, arrondi, sans quille ni carène.

Section des tours ovalaire, un peu plus large que haute, au moins dans le jeune âge.

La coquille est ornée de côtes qui apparaissent sur la paroi ombilicale, augmentent progressivement d'importance et se surélèvent sur le bord de lombilic en un tubercule radial assez saillant, duquel partent deux côtes droites, radiales, très fortes, très saillantes, arrondies, et passant sur le pourtour externe avec une légère inflexion en avant, qui n’est bien marquée qu'à l'extrémité du dernier tour.

De distance en distance, une côte secondaire s'intercale entre ces paires de

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côtes et descend sur les flancs à peu près jusqu’à la hauteur des tubercules ombilicaux.

Les côtes sont séparées par des intervalles à peu près égaux à leur largeur.

Rapports et différences. — Cette espèce, qui présente quelques analogies avec Sonneratia perampla jeune, s'en distingue par ses côtes bifurquées, plus serrées, plus droites, plus épaisses et plus saïllantes.

Assez voisine aussi des jeunes d’'Ammonites Wüttekindi, Schlüter, par sa

A des ] d P forme et son ornementation, elle s’en éloigne par ses côtes beaucoup plus serrées.

Habitat. — Assise mférieure de la craie de Villedieu, carrières de la Ribochère, près Couture (Loir-et-Cher).

Echantillon examiné. — Un seul (collection Le Mesle), provenant des calcaires durs exploités dans les carrières de la Ribochère.

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXII.

Fi. 4°. — Individu (collection ie Mesle) vu de côté. Calcaires durs de la partie inférieure de la craie de Villedieu. Carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).

Fic. 4}. — Le même, vu du côté ventral.

SONNERATIA REJAUDRYL A. De GRosSOUVRE, n. sp. (PL VIN, fig. 4.)

Coquille discoïdale, comprimée.

Spire formée de tours assez embrassants, se recouvrant sur les deux tiers de leur hauteur, croissant assez rapidement, surtout en hauteur.

Ombilic moyen, assez profond, avec paroi verticale séparée des flancs par un pourtour arrondi un peu pincé.

Flancs plats ou très peu convexes.

Section des tours subquadrangulaire.

HOPLITIDES. 147

Bord externe à peine convexe.

La coquille est ornée de côtes nombreuses, saïllantes, prenant naissance sur la paroï ombilicale et se dirigeant sur les flancs, obliquement en avant, avec une légère courbure; vers le premier tiers de la hauteur des flancs, elles se bifurquent ou plus généralement se trifurquent; à partir de ce point, leur inflexion en avant augmente de plus en plus à mesure qu’elles approchent du bord externe ; en passant sur la région ventrale, elles dessinent un sinus assez prononcé dirigé vers la partie antérieure.

Cloisons. — Inconnues.

Rapports et différences. — Au premier abord, cette espèce présente quelques analogies avec Am. mutis, v. Hauer, des couches de Gosau, mais elle s’en distingue aisément par ses flancs presque plats, son bord externe peu convexe et l'allure de ses côtes, qui sont seulement arquées, tandis qu’elles sont falculiformes dans l'échantillon des Alpes orientales; la ressemblance est donc plus apparente que réelle.

Je rattache provisoirement cette espèce au genre Sonneratia à cause de la disposition de son ornementation et de l'allure de ses côtes, qui passent sur - la région externe en y dessinant un chevron.

Toutefois, il y a lieu de remarquer qu'elle diffère de Sonneratia Dutemplei, par ce caractère que ses côtes ne possèdent pas de tubercule ombilical: il sera peut-être utile plus tard de séparer les formes appartenant à ce groupe SOUS un nouveau nom générique.

Habitat. — Couches supérieures du campanien de l’Aquitaine : assise P°

de M. Arnaud.

Échantillons examinés. — Deux échantillons (collections Arnaud et Ré- Jaudry) de Saint-Médard-de-Barbezieux, assise PS.

EXPLICATION DES FIGURES

Planche VIII.

Fiç. 4°. — [ndividu (collection Réjaudry), type de l'espèce, vu de côté.

Étage campanien : assise P5 de M. Arnaud.

SaintMédard-de-Barbezieux (Charente).

Fic. 4?, — Le même, vu du côté ventral.

SONNERATIA RARA. À. pe GROSSOUVRE, n. sp.

(PI. VIII, fig. 2.)

Je ne possède de ce type qu'un petit fragment de tour, mais 1l est si nettement caractérisé que je n'hésite pas à le prendre pour type d’une nouvelle espèce. Sa forme générale rappelle celle de Hoplites Vari, mais il diffère de celui-ci et des autres Hoplites du même groupe, tels que H. coesfeldiensis, ete., par ses côtes fines, falculiformes, dont le point de rebroussement, situé à mi-hauteur des flancs, sert de point de départ à deux ou trois côtes entre lesquelles 11 s’en intercale encore d’autres, de sorte que le nombre des externes est de quatre ou cinq fois celui des ombilicales. Les intercalaires ne descendent pas au-dessous de la mi-hauteur des flancs. Toutes les côtes passent sur le méplat ventral avec une légère inflexion en avant : elles ne portent aucun tubercule.

Au premuer coup d'œil, cette forme pourrait être considérée comme le jeune de Sonneralia Rejaudryi, mais il convient de remarquer que dans ce dernier le bord externe est plus convexe, les côtes plus droites et qu’à chaque côte ombilicale ne correspondent que deux ou trois externes.

Habitat. — Couches supérieures du campanien d'Aquitaine, assise P* de

M. Arnaud.

Échantillon examiné. — Un seul (collection Arnaud) provenant de Saint- Médard-de-Barbezieux. :

EXPLICATION DES FIGURES

Planche VIII.

Fig. 2. — Individu (collection Arnaud) vu de côté. Etage campanien : assise P5 dé M. Arnaud.

Saint-Médard-de-Barbezieux (Charente).

Fic. 2h. — Le même, vu du côté ventral pour montrer le méplat du bord externe.

HOPLITIDÉS. 149

SONNERATIA PAILLETTEI. D'Orreny.

(PL XXXVIT, fig. 2.)

Ammonites Pailletteanus. D'Orbigny, Paleontoloqie française, Terrains crétaces, 1, p- 339;

pl. CIT, fig. 3 et 4.

On a souvent cité sous ce nom, dans les listes de fossiles de la craie supérieure, une série de formes très différentes du type décrit et figuré par d'Orbigny. Malgré les nombreux échantillons des Corbières qui me sont passés sous les yeux, je n’en avais vu, jusqu'à ces derniers temps, aucun se, rapportant exactement à l'espèce de d'Orbigny, lorsque tout récemment, lors de la réunion de la Société géologique dans les Corbières (septembre 1892), M. le lieutenant-colonel Durand recueillit, dans les couches à micrasters des environs de Rennes-les-Bains, un exemplaire qui concorde aussi bien que possible avec ce type.

On voit que cette espèce, si souvent citée, est, en réalité, fort rare, comme la déjà remarqué d'Orbigny; ce savant ne parait d’ailleurs avoir eu entre les mains que le ou les échantillons qu'il a pu recueillir entre la Source salée et Soulatge; celui dont 1l parle encore, et qui a été recueilli par Dufrenoy à Saini-Paul-de-Fenouillet, doit appartenir à une tout autre espèce, car il provient d’un niveau bien inférieur, les couches des environs de Saint-Paul-de- Fenouïllet ne montant pas plus haut que l'étage albien.

Je crois devoir donner ici la reproduction de la figure de d'Orbigny et rappeler sa diagnose :

«Coquille discoïdale, assez renflée, ornée en travers par tour d'environ cinquante côtes simples, étroites, saillantes, que sépare un intervalle lisse. Ces côtes sont fortement arquées et infléchies en avant. Elles offrent entre elles une assez grande inégalité, y en ayant une plus élevée que les autres de trois, de quatre ou de eimq en cinq. Dos rond, avec les côtes transverses. Spire composée de tours renflés, arrondis. Comme ces tours sont en partie cachés, je ne puis dire de combien ils se recouvrent et en indiquant que le

Eu

approximative. Bouche arrondie, large en avant. Cloisons inconnues. »

On a donc donné à tort le nom d’Ammonites Paillettei à une série de formes chez lesquelles les côtes sont bien inégales, mais ont une allure différente de celle que l’on observe dans le type de d'Orbigny. Ce dernier est caractérisé

dernier a les du diamètre entier, je ne crois donner qu'une évaluation

par des côtes, non pas arquées, mais légèrement sinueuses en forme d'S et passant sur le bord externe en y dessinant un chevron.

Sonneratia Pailletlei, d'après d'Orbigny, pl. CIT, fig. 3 et 4.

Malgré l’état imparfait de conservation de l'échantillon recueilli par M. le lieutenant-colonel Durand, je crois devoir le faire représenter pour bien montrer son identité avec l’espèce de d'Orbigny, dont la figure correspond évidemment à un échantillon restauré, puisque cet auteur dit « qu'il n’a pu évaluer qu'approximativement le rapport des dimensions du dernier tour au diamètre entier », et plus loin que « cette espèce est toujours rare et encroûtée ».

À la description de d'Orbigny, j'ajouterai que les côtes les plus fortes descendent seules jusqu'au bord de l’ombilic, mais qu'elles ne paraissent présenter aucun tubercule ni aucune surélévation à leur origine de ce côté. Si

lon a attribué ce caractère à A. Paillettei, c'est par suite d’une confusion d'espèces.

HOPLITIDÉS. 151

Cloisons. — Inconnues.

Rapports et différences. — Cette espèce présente une telle analogie pour la forme et l’ornementation avec Sonneratia Dutemplei (voir d'Orbigny, pl. LXXVF) et avec Sonneratia Deshayesi (d'Orbigny, pl. LXXXV, fig. 1 à 4), que je n'hésite pas à la mettre dans le genre Sonneratia. Elle se rattacherait au groupe de $. Deshayesi à cause de l'absence des tubercules ombilicaux.

Habitat. — Sonneratia Paillettei a son habitat dans les marnes à micrasters de la région des Corbières, c’est-à-dire dans la partie supérieure de l'étage coniacien.

LA Échantillon examiné. — Un seul (collection Durand), provenant des marnes à micrasters des environs de Rennes-les-Bains (Aude).

Planche XXXVII.

Fic. 2. — Fragment d'un individu (collection Durand), vu de côté pour montrer l’allure sinueuse des côtes.

Marnés à Micraster brevis des environs de Rennes-les-Bains (Aude).

SONNERATIA POCTAI. À. ne GrossOUvRE, n. $p.

1872. Ammonites Austeni. Fritsch und Schlônbach (Cephal. d: bôhnuschen Kreide), p. 36, pl. VE, fig: 1 et 2 (non Am. Austeni, Sharpe).

MM. Fritsch et Schlônbach ont décrit, sous le nom d’Ammonites Austeni, une forme qui ne peut être rapportée au type institué par Sharpe, non plus qu'à l'espèce de Westphalie figurée ensuite sous la même dénomination par M. le docteur Schlüter.

L’allure des côtes n’est pas la même : dans l'espèce de Bohême, elles sont régulièrement flexueuses en forme d'S très allongé, à peu près comme dans S. Paillettei, tandis que dans l'espèce de Sharpe, elles partent, près de l’ombilic, normalement à la spire d’enroulement. Entre ces côtes principales, 1l s’en intercale sur les premiers tours deux où trois, et sur le dernier tour seulement deux, qui ne descendent pas au-dessous de la moitié de la hauteur des flancs.

Cette espèce ressemble à S. Parllettei par l'inflexion des côtes ; elle en diffère par ses côtes intercalaires moins nombreuses et moins longues.

Gisement. — S. Poctai habite la base de l’étage turonien de Bohème. L'échantillon figuré par MM. Fritsch et Schlônbach provient du Pläner des Weissenberger-Schichten de Poderad.

Un fragment de cette espèce a été recueilli, en outre, dans les grès verdâtres de Malnitz (Malnitzer-Schichten).

SONNERATIA SAVINT. À. pe Grossouvre, n. sp.

(PL XXV, fig. 4; pl. XXXVIT, fig. 4.)

Coquille discoïdale, comprimée.

Spire formée de tours embrassants, croissant plus rapidement en hauteur qu'en largeur, très peu convexes sur les flancs et ayant leur plus grande épasseur au voisinage immédiat de l'ombilic. :

Bord externe sans carène ni quille, un peu méplat dans le jeune et probablement aussi dans l'adulte, au moins autant qu'on peut en juger par quelques échantillons, moins déformés par la compression que ne le sont ia plupart de ceux que j'ai eu l’occasion d'examiner.

Ombilic de grandeur médiocre. ;

Section des tours semi-ovalaire et presque quadrangulaire dans le jeune.

L'ornementation varie beaucoup aux divers âges de la coquille.

Au diamètre de 30 millimètres, elle consiste, au commencement du dernier tour, en côtes légèrement flexueuses et obliques en avant, partant par gu; arrivées sur le bord externe, elles s’y surélèvent en un petit tubercule, puis passent à peu près normalement sur le méplat externe. De distance en distance se

montre un sillon en avant ou en arrière d’une paire de côtes. Entre ces

paires d’un tubercule ombilical assez prononcé et très ai

paires s’intercalent une, deux ou trois côtes de longueurs inégales et un peu plus faibles que les principales.

La bifurcation des paires de côtes devient peu à peu obscure et finalement disparait. x

L’ornementation consiste alors en côtes principales tuberculées au voisinage de lombilic, précédées en avant d’un sillon, et séparées par trois, quatre ou cinq côtes intercalaires à peu près de même valeur que les principales,

HOPLITIDÉS. 153

mais de longueurs imégales et Caseendans plus ou moins bas sur les flancs sans atteindre l’ombilic. À un stade plus avancé, les sillons disparaissent; on arrive alors à l’ornementation de l'échantillon représenté pl. XXV, fig. 4. Les côtes paraissent passer sur le contour externe en y dessinant un léger

chevron.

Observations. — Cette espèce est presque toujours déformée plus ou moins fortement par la compression; 1l en existe des variétés plates à petit ombilic et des variétés renflées à ombilic relativement large.

On a souvent désigné cette espèce sous le nom d'Ammonites Palletter, mais en réalité 1l n'existe pas d’analogie entre les deux formes,

Je crois devoir la rapporter au genre Sonneratia à cause des tubercules ombilicaux et de l'allure des côtes.

Cloisons. —— Inconnues.

Rapports et différences. -— S. Savini présente quelques analogies avec Pachydiscus Carez; elle en diffère, dans le jeune par les tubercules externes des côtes et par son bord ventral méplat, et dans l'adulte par le nombre plus considérable des côtes intercalaires.

Gisement. — Cette espèce habite les couches à Placenticeras syrtale entre les deux bancs inférieurs de rudistes de la montée de Sougraignes aux Croutets.

L'échantillon de M. Toucas (pl. XXV, fig. 4) vient d’un niveau imférieur, des marnes bleues à Mortoniceras texanum ; il ne diffère pas des autres.

Les divers échantillons examinés (collections Toucas, J! Jean, Savin, A. de Grossouvre) sont tous plus ou moins déformés par la compression.

Planche XXV.

Fic. 4°. — Échantillon (collection Tôucas), type de l'espèce, vu de côté; il est très déformé par la compression.

Marnes bleues situées au-dessous du banc à Lima marticensis sur le chemin de Sougraignes aux Croutets (Aude).

F1G. 4}. — Le même, vu du côté ventral,

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Planche XXXVII.

F1G. 4°. — Individu jeune (collection Gabelle), vu de côté, pour montrer l’ornementation des premiers tours et les étranglements tranverses de la coquille. Environs de Soulatge (Aude), gisement inconnu.

F1G. 4. — Le même, vu côté ventral.

SONNERATIA DAUBRÉEI. A. Ds GRossOuvRE, n. sp. (PI. XXVIIT.)

Coquille plate, discoïdale.

Spire formée de tours assez embrassants, croissant assez rapidement en hauteur.

Section des tours semi-ovalaire, ayant sa hauteur bien supérieure à sa largeur, le maximum d'épaisseur de la coquille se trouvant près de l'ombilic.

Ombilic médiocre, à paroi verticale nettement séparée des flancs par un pourtour anguleux. ER

Bord externe arrondi, sans quille ni carène.

Les flancs sont ornés de côtes arrondies, assez épaisses, saillantes, partant normalement de l’ombilic. Ces côtes sont léoèrement falculiformes et s’inclinent un peu plus fortement en avant en-arrivant sur le bord externe.

Entre les côtes principales, il s’en intercale quelques autres à peu près de même force; celles-ci ne descendent pas jusqu’à l'ombilic et s’effacent peu à peu en y arrivant, tandis que les premières s'arrêtent brusquement sur son bord. À

Ces diverses côtes restent simples, ou se multiplient vers les trois quarts de la hauteur des flancs soit par bifurcation, soit par intercalation, de sorte que sur le bord externe on en compte au moins trois fois plus qu'au voisinage de l’ombulic.

A mesure que la coquille s'accroît, toutes les côtes s’effacent peu à peu sur la région externe des flancs; les grandes persistent seules, bien marquées sur la région interne, et vont s’effacer graduellement vers les trois quarts de la hauteur.

Cloisons. — Inconnues.

Rapports et différences. — Cette belle espèce ne peut être confondue avec

HOPLITIDES.: 155

aucune autre de celles qui appartiennent aux niveaux supérieurs du terrain

crétacé.

Habitat. — Sonneratia Daubréei n'est encore connu que des Corbières et se trouve à Sougraignes avec Mortoniceras texanum dans les couches inférieures aux marnes à Lima marticensis.

Échantillons examinés. — L'échantillon figuré, appartenant à la collection de l'École des mines, a conservé son test. Il est étiqueté comme provenant des environs de Sougraignes (Aude). D'après son aspect, on voit qu'il avait pour gisement les marnes bleues à Mortoniceras texanum, que l’on trouve au bas du chemin qui va de Sougraignes aux Croutets, sous les calcaires marneux à Lima marticensis.

Je possède un échantillon à peu près identique au précédent, que je dois à la libéralité de M. le capitaine Savin, qui l'a trouvé précisément dans le gisement précité de Sougraignes, lors de la réunion de la Société géologique de France (septembre 1892).

J'ai vu dans la collection de M. Gabelle, architecte à Couiza, un échantillon de cette espèce de plus grande taille que le précédent et non déformé par la compression; il provient des environs de Soulatge, mais son gisement précis n'est pas connu.

Enfin la collection de M. l'abbé Prax, ancien curé de Sougraignes, renferme des fragments de cette espèce provenant des environs de ce village.

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXVIII.

Individu (collection de l'École des mines) ayant conservé son test, vu de côté pour montrer l’ornementation très caractéristique de ses flancs. , Marnes bleues situées sous le banc à Lima marticensis au bas du chemin de Sougraignes aux Croutets (Aude).

La section des tours est subovalaire, la plus grande épaisseur étant au voisinage de l'ombilic.

L’échantillon figuré a été aplati par compression.

Genre MUNIERICERAS. À. DE GROSSOUVRE, nov. gen.

J'ai montré précédemment que diverses ammonites du groupe des Acanthoceras ont parfois leur carène dentelée, et j'ai fait figurer un échantillon de Gauthiericeras Margæ qui montre ce caractère avec une grande netteté. On le retrouve très accentué dans une autre forme décrite par Redtenbacher, sous le nom d’Am. propoetidum. En 1891, M. Nicklès a fait remarquer que cette disposition de la carène constitue un caractère qui semble se retrouver d’une manière à peu près générale chez un grand nombre de jeunes ammonites du groupe des Acanthoceras et qui se rencontre aussi chez les Schlünbachia; jusqu'au diamètre de 20 millimètres environ, ces individus possèdent une carène cordée qui devient lisse plus tard. M. Nicklès a décrit, parmi les espèces néocomiennes de la Querola, près Concentarisa (province d’Alicante), une espèce, Mortoniceras Gaudryi, qui rappelle, par sa forme extérieure quadrangulaire plus haute que large et par sa carène bordée de deux sillons, les Peroniceras, . Mais qui, par sa cloison, appartient bien au genre Mortoniceras; chez cette espèce, la carène est cordée jusqu'au quatrième tour de spire. M. Nicklès a décrit encore une autre espèce du même gisement, Mortoniceras Fischeri, qui, à première vue, rappelle par sa forme un Amaltheus ; la carène est tuberculée sur les échantillons de 18 millimètres de diamètre et n’est pas bordée de deux sillons; la section est plutôt ogivale que quadrangulaire, mais le plan des cloisons est encore celui des Mortoniceras.

Cette dernière m'a rappelé certaines espèces du sénonien des Pyrénées, qui constituent un petit groupe spécial, rappelant aussi par leur forme et leur ornementation les Amaltheus et les Cardioceras du jurassique.

Si l'on ne connaissait leur gisement exact, on pourrait se tromper sur leur nature et l’on serait tenté de les considérer comme des monstruosités d’Am. . cordatus où d’Am. margaritatus. J'avais tout d’abord penché à les rattacher au groupe des Mortloniceras néocomiens que M. Nicklès nous a fait connaître et que je viens de citer tout à l'heure, mais ces formes présentant de très grandes afhinités avec l'espèce de Gosau que M. F. von Hauer a décrite sous Je nom d’Am. gosavicus, espèce qui appartient à peu près au même niveau, je crois qu'on ne peut hésiter à les réunir dans un même groupe; comme M. F. von Hauer nous a donné le dessin des cloisons de son type, il ne peut être question, en raison de la disposition spéciale de cette ligne de suture, de

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rattacher ce groupe au genre Mortoniceras où aux autres genres voisins et 1l convient, au contraire, de les rapprocher des Sonneratia.

M. Douvillé a d’ailleurs indiqué (Cours de paléontologie professé à l'Ecole des mines) que dans ce dernier genre les côtes ne sont pas interrompues sur la région ventrale, qui est arrondie ou tranchante, et qu'elles y dessinent une série de chevrons plus où moins arrondis ou infléchis en avant, caractère que possèdent bien les espèces en question.

Voici le dessin, d’après M. F. von Hauer, des cloisons d’Am. gosavicus :

Fig. 66.

Ammonites gosavicus, d’après F. von Hauer, Cephalopoden der Gosauschichten, pl. I, fig. 9.

Je consütuerai donc, avec cet ensemble, un groupe particulier caractérisé par la forme amincie de son bord externe, généralement terminé par une carène cordée. [Il est possible, d’ailleurs, que celle-ci puisse devenir lisse à un certain stade de développement; aussi Je n'hésite pas à rapporter à ce même genre une autre espèce de Rennes-les-Bains, dans laquelle les côtes

Al

s'effacent avant d'arriver au bord externe. Je donne à ce genre le nom de Maniericeras, en prenant comme type M. Lapparentr.

Je considère comme probable que lon pourra arriver un jour à rattacher ce groupe à Sonneraha quercifolia et Sonneratia Cleon du Gault.

Je pense que l’on doit rapporter également à ce même groupe les formes du Salzberg, près Quedlinburg, décrites par M. ie docteur Schlüter sous le nom d’Am. clypealis (loc. cit., p. 51, pl. XV, fig. 9 à 14). L'échantillon représenté fig. 1 1 et 1 2 présente beaucoup d’analogies avec celui que j'ai fait figurer pl. XXXV, fig. 4. La ligne suturale, donnée par les figures 13 et 14, diffère cependant assez notablement de celle d’Am. gosavicus et paraîtrait plutôt appartenir à la fanuille des Phylloceratidés (genre Puzosia), mais les dessins des deux figures ne sont eux-mêmes pas absolument concordants. Je maintiens donc provisoirement Am. clypeals dans le genre Afuniericeras, en faisant abstraction, d’ailleurs, de la forme du même gisement figurée sous ce même

nom par M. Brauns, laquelle me parait appartenir à une tout autre espèce.

Se

MUNIERICERAS LAPPARENTI. À. DE GROSSOUVRE, n. sp.

(PI. XXIX, fig. 1 et 5; pl. XXXV, fig. 3.)

Coquille plate discoïdale, comprimée, carénée.

Spire formée de tours très embrassants, croissant assez rapidement en hauteur.

Section des tours ogivale, la plus grande épaisseur se trouvant au voisina de l'ombilic.

Ombilic petit, à paroi verticale, se raccordant avec les flancs par un pour-

ge

tour arrondi.

Bord externe pincé, caréné, cordé comme dans Am. margaritatus, c'est-àdire orné de tubercules formés par de petits chevrons saillants convexes en avant. k

Les flancs sont ornés de côtes partant en général par paires d’un tubercule ombilical, radiales, légèrement flexueuses, s'infléchissant fortement en avant dans la région externe et passant sur le contour ventral en y dessmant des chevrons qui donnent à la carène un aspect cordé.

Entre ces côtes il s'en intercale deux ou trois autres qui descendent jusqu'au bord de l’ombilic, mais sans y présenter de tubercules, et qui passent sur le contour externe comme les autres.

Quelques-unes d’entre elles se bifurquent en arrivant au voismage de la carène : le nombre des côtes ainsi bifurquées est assez variable d’un échantüillon à un autre, comme on peut le voir sur les figures : sur la planche XXIX, l'individu représenté par la figure 1 a seulement quelques bifurcations sur

celles de l'extrémité du dernier tour, et les autres sont simples, tandis que

l'individu représenté figure à les a au contraire tantôt simples, tantôt bifides vers leur extrémité externe. Planche XXXV, l'individu représenté par la figure 3 les a toutes simples.

Le nombre des tubercules ombilicaux est de 7 ou 8 par tour.

Cloisons. — Inconnues.

Rapports et différences. — Ammoniles gosavicus, F. von Hauer (1858, Ce-

phalopoden der Gosauschichten, p.13; pl. IE, fig. 7 à 9), est évidemment une forme. très affine de celle queJe viens de décrire : il en diffère par ses tuber-

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cules ombilicaux beaucoup plus nombreux, dont chacun ne correspond qu’à deux ou trois côtes, et par ses côtes bien plus flexueuses.

Gisement. — Cette espèce appartient à l'étage comiacien des Corbières, aux marnes inférieures à l’assise à Micraster brevis et à cette assise. Il est probable que M. gosavicum provient d’un niveau un peu supérieur (voir Partie strati-

graphique).

Echantillons examinés. — Trois échantillons (collection de l'Ecole des mines, collections Toucas et À. de Grossouvre) des environs de Montferrand

et Bugarach (Aude).

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXIX.

Fi6. 1°. — Individu (collection À. de Grossouvre) vu de côté, type de l'espèce. 3 1] Couches sénoniennes inférieures des environs de Bugarach (Aude).

Fic. 1?. — Le même, vu du côté ventral pour montrer les crénelures de la carène dues au passage des côtes sur le bord siphonal : on remarque à l'extrémité du dernier tour deux côtes se bifurquant, un peu avant leur passage sur la carène.

F16. 5. — Individu (collection de l'École des mines) vu de côté et montrant un assez grand nombre de côtes bifurquées à leur extrémité,

Calcaires à micrasters, côté droit du chemin de Rennesles-Bains à Montferrand (Aude).

Planche XXXV.

Fic. 3. = Fragment d'un individu (collection Toucas) qui se distingue du type par ses côtes non bifurquées sur le pourtour externe. ;

MUNIERICERAS INGONSTANS. À. pe GROSSOUVRE, n. sp: (PL XXXV, fig. 4 et 5.)

Je donne ce nom à une espèce qui a la mème forme et le même mode d’ornementation que la précédente, mais qui en diffère par des côtes bien plus flexueuses et coudées en leur milieu, c’est-à-dire falculiformes. Elles

se bifurquent parfois à mi-hauteur et ne présentent pas de tubercules à leur origine sur le bord ombilical, caractères qui permettent facilement de

distinguer cette espèce de M. Lapparenti et M. gosavicum. On peut ajouter encore que les côtes sont plus serrées que dans ces deux autres espèces.

Cloisons. — Inconnues.

Gisement. — Les échantillons examimés (collection Péron) proviennent des calcaires marneux situés sous les couches à Micraster brevis du ravm de Montferrand, près Rennes-les-Bains (Aude). J'ai recueilli deux fragments de cette espèce dans les marnes à micrasters du même ravin.

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXXV.

Fic. 4. — Fragment de tour d’un individu {collection Péron) vu de côté. Calcaires marneux situés sous les couches à micrasters, ravin de Montferrand (Aude).

F16. 5. — Fragment de tour d'un individu {collection Péron) vu de cote.

Calcaires marneux situés sous les couches à micrasters, ravin de Montferrand (Aude).

MUNIERIGERAS RENNENSE. À. pe GROSSOUVRE, n. sp. | (PI. XXXWV, fig. 2.)

Je ne connais de cette espèce qu'un fragment, mais il me paraît suffisant pour la caractériser. La section des tours est ogivale, comme dans les espèces précédentes ; l’ombilic est de dimension moyenne. L'’ornementation est assez différente de celle des espèces précédentes pour ne pas permettre de confusion. Elle consiste en côtes partant par paires d’un tubercule ombilical formant une légère surélévation pincée dans le sens radial. Les côtes sont obliques en avant, larges, peu élevées et assez serrées, c'est-à-dire séparées par des intervalles à peine égaux à leur largeur; en arrivant sur le bord externe. elles s’infléchissent un peu en avant et s’effacent sans atteindre la carène qui, de cette manière, reste lisse au lieu d’être cordée.

Cloisons. — Inconnues.

Gisement. — L'échantillon examiné (collection Péron) provient des cal-

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caires marneux situés sous les couches à Micraster brevis du ravin de Montferrand, près Rennesdes-Bains (Aude).

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXXV. |

Fi. 2. — Fragment de tour d’un individu (collection Péron) vu de côté.

Calcaires marneux à la base des couches à micrasters, ravin de Montferrand (Aude).

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