‹ Recherches sur la craie supérieureChapitre 12 sur 62 · RÉSUMÉ GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ GÉNÉRAL

H a été possible de distinguer dans la famille des Acanthoceratidés une série de groupes pour chacun desquels l'extension verticale était assez limitée : il n’en est pas de même pour les Hoplihdés et 11 faut attendre une étude plus approfondie des ammonites crétacées pour arriver à établir dans certains genres, tels que Hoplites par exemple, des subdivisions plus étroites et ayant par conséquent une durée plus restreinte. Le genre Hoplites existe dès la base du néocomien et nous en avons trouvé des représentants jusque dans les couches les plus élevées de la craie (Hoplites Lafresnayei, du calcaire à baculites du Cotentin). H en est à peu près ainsi pour les divers autres genres de cette famille, dont les représentants se montrent à des niveaux très distants les uns des autres. Néanmoins certaines formes spéciales paraissent caractériser par leur abondance relative, au moins dans la craie d'Europe, certains horizons bien définis.

Ainsi les Placenticeras, dont il existe des représentants dans le turonien, dans le coniacien et dans le campanien, sont surtout abondants dans le santonien, et à cette époque ils sont répandus sur presque toute l'Europe : on les trouve dans l'Allemagne du Nord, en Tourame, en Aquitaine, dans les Corbières et dans la Provence. Par contre, et c’est un fait qui mérite d’être noté, ils font presque absolument défaut dans la craie supérieure des Alpes orientales : on ne connait de ce côté qu'un seul gisement où ils soient représentés.

Ce genre a d’ailleurs une très grande extension géographique : on le rencontre dans la craie de l'Inde et dans celle de l'Amérique du Nord, et dans cette dernière région 1l est probable qu'il a persisté jusque vers la fin de la craie, car Placenticeras placenta peut être attribué, avec beaucoup de vraisemblance, aux niveaux les plus élevés de ce terrain.

IMPRIMERIE NATIONALE

Parmi les Hoplthidés, les formes du groupe de Hoplites Vari sont nombreuses dans les couches moyennes de la craie à Belemnitella mucronata, dans l'Allemagne du Nord et dans l’Aquitaine. Met

La plupart des autres formes qui ont été passées en revue sont nouvelles ou encore peu connues et leur distribution géographique est par suite fort restreinte. Je me bornerai donc, sans entrer dans d’autres détails, à donner leur répartition verticale dans le tableau ci-dessous.

CONIACIEN SANTONIEN CAMPANIEN - De EE

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