‹ Recherches sur la craie supérieureChapitre 16 sur 62 · MAN · texte numérisé non relu

MAN

Gaudryceras Rouvillei | gros. — 10), d'après l'exemplaire rprbenté pl FES fig. 10 (clichés de M: Nicklès).

LYTOCERATIDES. 299

‘échantillon de taille moyenne (collection Gabelle) provient des environs de Soulaige et son gisement précis est inconnu.

Près de Sougraignes (Aude), M. Jl Jean a recueilli plusieurs échantillons de cette espèce, dans les marnes bleues à petits fossiles, qui sont intercalées entre deux bancs à Hip. cornucopiæ et qui renferment de petits céphalopodes pyriteux; ceux qui ont conservé leur test blanc montrent à la loupe les stries d’accroissement, tandis que sur les parties où ce test manque, on peut observer les cloisons admirablement conservées. Je donne ci-dessus leur dessin, d’après les photographies que mon confrère, M. Nicklès, a bien voulu prendre. Elles font ressortir fort nettement le plan de la ligne suturale de cette espèce.

D'après ce qui précède, Gaudryceras Rouvillet habite un niveau un peu supérieur à celui de Gaudryceras müte et caractérise les couches supérieures de l’étage santonien.

Cette espèce est bien voisine de Gaudryceras madraspatanum de la craie d'Ootatoor dans l'Inde (Stoliczka, loc. cit., pl. LXXV, fig. 2), et les différences

entre elles sont si faibles que Je suis très porté à admettre leur identité.

EXPLICATION DES FIGURES, Planche XXX VII.

Fic. 7°. — Individu (collection Gabelle), type de l’espèce, vu de côté. Environs de Soulatge (Aude). Gisement inconnu. Fi. 7? — Le même, vu du côté ventral, l'ouverture en arrière. Fic. 7°. — Le même, vu du côté ventral, l'ouverture en avant.

Fic. 10°. — Individu (collection À. de Grossouvre) de petite taille, reproduit avec un grossissement de deux diamètres, vu de côté.

Marnes bleues comprises entre deux bancs à Hippurites cornucopiæ. Environs de Sougraignes (Aude).

Fic. 1OP. — Le même, vu du côté ventral, l'ouverture en avant.

Fic. 10°, — Le même, vu du côté ventral, l'ouverture en arrière,

GAUDRYCERAS COLLOTI. A. DE GRossouvrE, n. sp. (PL. XXXVII, fig. 8.)

Coquille discoïdale, médiocrement renflée.

Spire formée de tours assez embrassants, chacun d'eux recouvrant de précédent sur environ les deux tiers de sa hauteur.

Ombilic assez peut.

Section des tours ovale, plus haute que large, ayant sa plus grande largeur à peu près à moitié hauteur.

Flancs convexes.

Bord externe large, convexe.

La surface de la coquille, vaguement ondulée en travers, est couverte de stries, excessivement fines, parallèles à ces ondulatons, qui partent obliquement du bord ombilical et se redressent sur la région externe, de manière à passer normalement sur le bord ventral.

Cloisons. — Très ramifiées.

Rapports et différences. — Cette espèce se rapproche des Gaudryceras par l'allure de ses stries et Je crois devoir la rapporter à ce genre, malgré son peut ombilic. Elle se distingue des formes analogues par les ondulations de la surface de la coquille. On trouve dans la craie de l'Inde une forme très voisine : Ammoniles madraspatanus, Forbes in Stoliczka. L’échantillon représenté pl. LXXV, fig. 2, a la même ornementation, sauf que les ondulations de la surface sont plus larges dans l'espèce de l'Inde que dans celle des Pyrénées, et on peut voir qu'à l'extrémité du dernier tour elles augmentent assez rapidement de largeur. Seulement, dans la première, les ondulations et les stries présentent une inflexion médiane qui n'existe pas chez G. Colloti. H est fort probable que l'adulte de cette dernière espèce doit être une forme très voisine d'Ammonites lüneburgensis et en différant seulement par linflexion des strictions de la coquille.

Gisement. — L'échanullon figuré ainsi qu'un autre moins bien conservé (collection de l'Ecole des mines) proviennent des calcaires à stegasters de Rebenacq (Basses-P yrénées).

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXX VII.

Fic. 8. — individu (collection de l'École des mines) vu de côté pour montrer l'ornementation caractéristique'de-laicoquille.

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Carrière de la route de Gan à Rebenacq (Basses-P yrénées).

Calcaires à stegasters.

Fra. 8°. — Le même, vu du côté ventral.

GAUDRYCERAS LÜNEBURGENSE. Scniürer, sp.

1872. Ammonites lüneburgensis. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 62,

pl. XVIIT, fig. 8 et 9.

M. Seunes m'a montré autrefois un fragment d’ammonite de la craie de Tercis qui m'a paru se rapporter aussi complètement que possible à l'espèce de Lunebourg décrite par M. le docteur Schlüter. Je regrette de ne pas faire reproduire cet intéressant échantillon, mais mon confrère n’a pu le retrouver lorsque je l'ai prié de vouloir bien me le communiquer.

En mentionnant la présence dans la craie des Pyrénées de ce type curieux, je crois devoir signaler son extrême analogie avec Ammonites Sacya, Forbes, et notamment avec l'échantillon de la figure 7 de la planche LXXV de louvrage de Stoliczka.

J'ajoute que, d’après la remarque de M. le docteur Schlüter, on voit à la loupe sur les échantillons bien conservés de fines stries : cette espèce se rattache donc aux autres formes de ce, groupe par l'allure particulière de son ornementation. fige d

GAUDRYCERAS PLANORBIFORME, J. Bônm, sp.

(PL XXVIT, fig. 2; pl. XXXIV, fig. 4 et 5; pl. XXXV, fig. 7.)

1891. Desmoceras planorbiforme. J. Bôhm, Die Kreidebildungen des Fürberges und Sulzberges bei Siegsdorf (Palæontographica), pl. I, fig. 11 et 12.

1891. Puzosia Haugi. Seunes, Mém. Soc. geol. de France. Paléontologie. I, Mém. n° 2, p. 20, pl. VI, fig. 1.

Coquille discoïdale.

Spire formée de tours peu embrassants, croissant lentemerit en hauteur et en largeur.

Ombilic large, peu profond, mal délimité.

Section des tours subcirculaire.

Flancs convexes.

Bord externe large, arrondi.

Les premiers tours de cette espèce sont à peu près lisses, ou du moins paraissent lisses sur la plupart des échantillons, car l'individu de la planche XXVIF, fig. 2, montre de fines stries obliques conservées sur une petite partie du dernier tour; mais 1l est probable qu'elles doivent disparaitre le plus souvent sur les moules internes et qu'elles sont conservées seulement lorsque les conditions de fossilisation sont exceptionnellement favorables. La coquille présente par tour quatre forts étranglements transverses, légèrement flexueux et obliques vers l'avant, qui dessinent sur le bord ventral un petit chevron. Ces sillons sont accompagnés en avant et en arrière de deux bourrélets, très peu marqués sur les premiers tours, très accentués sur les derniers, et dont le postérieur, beaucoup plus vigoureux que lantérieur, revient un peu en arrière sur le bord de l’ombilic en s’atténuant progressivement.

À partir d'une certame taille, on voit apparaitre sur les derniers tours, immédiatement après chacun des étranglements, des côtes fortes, flexueuses, obliques en avant, au nombre de six à huit entre deux étranglements successifs, naissant sur le bord de l’ombulic où elles sont d’abord très atténuées, puis prenant progressivement de l'importance, pour s’effacer ensuite peu à peu en arrivant sur le bord externe, de tellemanière que la région ventrale reste lisse.

Cloisons. — Le dessin des cloisons donné par M. J. Bôhm (loc. cit., pl. I, fig. 12°) montre une série de lobes et de selles bifides, ce qui prouve bien que son Desmoceras planorbiforme se rapporte au genre Gaudryceras et ne peut être en aucun cas rattaché aux Desmoceras.

Observations. — M. J.Bühm a établi cette espèce d’après des échantillons de petite taille provenant des couches supérieures de la craie à Belemnitella mucronata des environs de Siegsdorf (Haute Bavière); ils montrent les étranglements obliques et les stries fines des individus de Tercis. À

Un peu après la publication du mémoire de M. J. Bôühm, M. Seunes a décrit un exemplaire de plus grande taille sous le nom de Puzosia Haugi; il ne me parait pas douteux que celui-ci est l'adulte de ceux de Siegsdorf, comme le montre l’échantillon intermédiaire que j'ai fait représenter planche XXVIF, fig. 2, et ce que confirme encore l'identité de niveau des deux gisements.

Rapports et différences. — Cette espèce présente beaucoup d’analogies avec

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Ammonites Jukesu, Sharpe (Fossil mollusca, pl. XXI, fig. 11), de la craie à Belemnitella mucronata d'Irlande (comté de Londonderry), mais dans celui-ci les tours croissent un peu plus rapidement, et les étranglements et les stries sont normaux à l’enroulement au lieu d’être fortement obliques comme dans

G. planorbiforme.

Gisement. — Elle habite les couches les plus élevées de la craie; elle se trouve à Tercis, avec Pachydiscus neubergicus, P. colhigatus, etc.; dans les calcaires à stegasters des environs de Pau, elle est associée à ces mêmes céphalopodes.

Enfin, dans les Alpes Bavaroises, M. J. Bühm a fait connaître son existence dans le flysch des environs de Siegsdorf, où elle est accompagnée de Belémnitella mucronata, Scaphites constrictus, et d’un Pachydiscus que M. Bôhm appelle P. neubergicus, mais qui, dit-il, rappelle Ammoniles gollevillensis de

d'Orbigny.

Echantillons examinés. — Deux (collection Arnaud et A. de Grossouvre) de la grande carrière de Tercis (Landes).

Un moulage en plâtre pris sur une empreinte en creux (collection Nicklès

5 P P P des calcaires marneux à ÆEchinocorys tenuituberculatus du Mas de Blas Giner, »

près Alcoy (Espagne).

L’échantillon figuré par M. Seunes provient des calcaires à stegasters exploités sur la route de Gan à Rébenacq (Basses-Pyrénées).

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XX VII.

F16. 2. — Individu (collection Arnaud) vu de côté et montrant à l'extrémité du dernier tour un fragment de l’ornementation qui caractérise le jeune âge de cette ‘espèce.

Grande carrière de Tercis (Landes).

Planche XXXIV.

- Fic. 4. — Individu vu de côté : reproduction de la figure du mémoire de M. Seunes, pl. VI, fig. 1°.

Calcaires durs lithographiques à stegasters.

Route de Gan à Rebenacq (Basses-Pyrénées).

IMPRIMENRIE NATIONALE.

Fire. 5°. — Le même, vu de côté : reproduction de la figure du mémoire de M. Seunes, fig. 1}, pl. VI

Fig. 5°. — Le même, vu du côté ventral : reproduction de la figure du mémoire de M. Seunes, fig. 1°, pl. VI.

Planche XXXV.

Fic. 7. — Individu (collection Nicklès) vu de côté, d’après le moulage d’une empreinte en creux.

Calcaires marneux à Echinocorys tenuituberculatus du Mas de Blas Giner,

près Alcoy (Espagne).

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