RÉSUMÉ SUR LES PHYLLOCGERATIDÉS ET LES LYTOCERATIDES
2ÉSUMÉ
SUR LES PHYLLOCERATIDÉS ET LES LYTOCERATIDÉS.
On voit, par ce qui précède, que les vrais Phylloceras n'existent pas dans la craie, à moins que l’on ne rattache encore à ce genre les espèces de la craie de Finde (Ootatoor group) décrites par Stoliczka sous les noms d’Ammonites subalpinas (loc. cit., pl. LVIIT, fig. 3), Am. Surya (pl. LVIE, fig. 5), Am. diphylloïtes (pi. LIX, fig. 8 à 13), Am. Yama (pl LIX, fig. 12), Am. inanis (pl. LE, fig: 13 et 14). En tout cas, ces types ne représentent plus qu'un genre en dégénérescence, ñe possédant plus ces belles cloisons persillées, à feuilles larges et arrondies, qui existent encore dans les Ammonites alpinus, d'Orb., et Am. Velledæ, d'Orb., du Gault d'Europe.
Parallèlement aux Phylloceras, on voit se développer une série d'autres formes qui semblent en dériver, si l'on s’en rapporte aux caractères fournis par le plan général des cloisons. Cé sont d’abord les Desmoceras, qui apparaïssent dès l'étage néocomien et dont on retrouve des représentants jusqu'au sommet de la craie. Puisles Puzosta, qui remontent seulement jusqu'au santonien, et enfin les Pachydiscus. Chez ces derniers, l’ornementation, souvent très vigoureuse, offre un contraste frappant avec celle qui est habituelle aux autres genres de cette famille ; néanmoins la ligne suturale présente de si grandes analogies avec celle des Puzosia et des Desmoceras, qu'il me semble difficile de ne pas les considérer tous comme appartenant au même groupe. |
Les Pachydiscus sont relativement rares dans le coniacien et le santonien et ils n’acquièrent tout leur développement que dans les parties les plus élevées de la craie.
Se plaçant près des Pachydiscus par les caractères de leurs cloisons et près des Phylloceras par leurs coquilles lisses ou ornées seulement de stries fines, les Schlüteria constituent un petit groupe, également représenté dans la craie de l’Inde. a |
Enfin J'ai rattaché à la famille des Phylloceratidés le groupe d’Ammonites Garden; 1 semble bien posséder une ligne suturale construite sur le même
plan que celle des genres précédents, mais il offre, sur son bord externe, une quille fortement sallante et creuse comme chez les dorsocavati. Les représentants de ce genre habitent le santonien et le campanien.
Les Lytoceratidés deviennent fort rares dans les couches crétacées à partir de l’aptien, et les Lytoceras francs font absolument défaut. Cependant Stoliczka a figuré de la craie de l'Inde une espèce, Ammonites Mahadera (loc cit., pl. LXXX), dont l'ornementation, consistant en stries frangées, rappelle tout à fait celle des Lytoceras typiques.
En Europe, je ne connais, au-dessus de l’aptien, comme pouvant se rattacher à ce genre que la seule espèce décrite sous le nom de Lytoceras Sicarch; elle est, d’ailleurs, remarquable par ses côtes saillantes qui lui donnent l'apparence d’un Costidiscus ).
Près des Lyloceras se développe un autre groupe, les Gaudryceras, qui présente beaucoup d’affinités avec eux, mais qui s'en distingue par une allure différente de l’ornementation et par une ligne suturale beaucoup plus complète. La collection de l'École des mines possède deux représentants de ce genre appartenant à l'étage cénomanien : l’un provient de la craie de Rouen, l'autre des environs de Vergons (Basses-Alpes). En France, les autres espèces de la craie supérieure sont cantonnées dans la région pyrénéenne; en dehors des types décrits, j'en connais encore de la zone à Micraster brevis des Corbières et des calcaires de Tercis, mais les échantillons que j'ai eus ne sont pas suscepübles d'une description : je me borne donc à les mentionner.
Voir l'observation en note, p. 224.