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TEMPS DE LATENCE SUR SUCRES À ET SUR SUCRES B

Par conséquent l'hypothèse «adaptative », si elle est insuffisante, n’est pas inexacte, et elle doit entrer en ligne de compte. Il est

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F1c. 64. — Accroissements provoqués par l’addition de

différents sucres A (traits pleins) ou B (traits interrom-

pus), dans des cultures ayant auparavant achevé leur croissance dans un milieu dépourvu de sucre.

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nécessaire cependant de vérifier que les « temps d’induction » des enzymes adaptatifs, mis en évidence par KARSTROM, peuvent effectivement se manifester dans les courbes de croissance. Il est vraisemblable qu’ils doivent se révéler sous la forme d’une phase de latence plus prolongée lorsque les bactéries sont repiquées dans un milieu ne contenant comme source carbonée qu’un sucre B auxquelles elles ne sont pas adaptées. Cette phase doit être beaucoup plus courte, ou insensible, avec les sucres À, dans les mêmes conditions.

Les expériences qui suivent permettront de se rendre compte qu’il en est bien ainsi, et confirment en même temps que les sucres À correspondent à des enzymes constitutifs, les sucres B à des enzymes adaptatifs.

Les bactéries (B. coli) entretenues avant l’expérience sur milieu S + lactate de soude, à 0,2 p. 1.000, sont ensemencées dans des fioles d'expérience contenant le même milieu. La croissance dans ces fioles est suivie par les habituelles mesures de densité optique. Lorsque la croissance est arrivée à son terme, on sait que le milieu ne contient plus de lactate. Une heure environ après que le maximum a été atteint, on ensemence à l’aide de cette culture des fioles neuves contenant du milieu synthétique, additionné du sucre à essayer (75 mg. par litre). La croissance dans ces fioles est suivie pendant une heure environ. La figure 61 exprime sultats obtenus avec huit sucres, comprenant 4 sucres À (glucose, mannose, fructose, mannite) et 4 sucres B (xylose, sorbite, maltose, lactose). Chaque graphique permet de comparer le début de la croissance sur un sucre À et un sucre B. On peut voir que dans tous les cas, la croissance sur les sucres À commence immédiatement. Il n’y a pas de latence sensibie. Dans le cas des sueres B, la croissance ne débute qu’après un certain temps (1/2 heure au moins).

Par conséquent des bactéries ayant au préalable été cultivées sur un milieu ne contenant pas de sucre, sont capables d'utiliser immédiatement les sucres À. En revanche, elles ne peuvent croître aux dépens des sucres B qu'après un « temps d’induction » de 1/2 heure à une heure.

Ces résultats se superposent exactement à ceux de KarsTromM et il ne peut faire de doute que cette phase de latence sur les sucres B représente le temps nécessaire pour que l’enzyme soit produit en quantité suffisante.

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