ESSAI D’INHIBITION PAR UN SUCRE À NON ATTAQUÉ
Dans ces conditions, on doit se demander aussitôt si il ne serait pas possible de provoquer la même inhibition avec un sucre À qui ne serait pas lui-même attaquable par la souche expérimentée. Malheureusement, cette expérience est difficilement réalisable car les sucres À sont tous attaquables par l'immense majorité des espèces bactériennes. Seul le saccharose, qui joue le rôle de sucre À chez B. subtilis, n’est pas dans ce cas. Il n’était pas attaquable par la souche de B. coli que j'utilisais. L'expérience a donc été faite, en comparant la croissance de B. coli dans un mélange”glucose-
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Fic. 63. — Croissance du B. coli sur un mélange”glucose-maltose (A) et sur le même mélange additionné de saccharose (B).
maltose, d’une part, et dans le même mélange additionné de saccharose, d’autre part. Si le saccharose exerçait une action sur l’adaptation au sucre B (le maltose), le second cycle de la courbe de croissance devrait être supprimé, ou au moins modifié. L’expérience montre qu’il n’en est rien, et que les deux courbes sont identiques (fig. 63). Le saccharose ajouté ne joue aucun rôle. On ne saurait cependant baser une conclusion définitive sur un seul résultat négatif. Cette expérience devra être reprise avec d’autres sucres À. Mais elle exigera une étude préalable de la diauxie dans des souches
OT
incapables d'utiliser certains sucres À et de telles souches sont assez exceptionnelles.