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sentent souvent l’inconvénient de précipiter très facilement, sinon dès leur préparation, au moins durant la stérilisation ou pendant la croissance des cultures. Pour ce travail on a adopté la « constante saline » suivante qui sera dorénavant désignée sous le nom de «Milieu S » :
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Les sels sont dissous dans 900 cc. d’eau environ et le pA est ajusté à 7,0 + 0,1 par addition d’une solution de soude normale (environ 9 cc.),après quoi on complète à 1 litre. Le milieu est alors passé à l’autoclave à 100 degrés pendant 1/4 d’heure, refroidi et filtré, car il s’y produit un très léger louche. Enfin le pH est vérifié à nouveau. On obtient ainsi une solution extrêmement stable, qu'aucune stérilisation ultérieure ne modifie. Le milieu est réparti dans les fioles d'expérience (200 cc. par fiole en général) qui sont stérilisées pendant 1/4 d'heure à 1300. Le glucide, constituant la source carbonée, dont la nature et la concentration varient suivant les expériences, est stérilisé à part dans de petits tubes à hémolyse contenant 2 cc. d’eau redistillée. Le contenu de ces tubes est aspiré stérilement dans les fioles d'expérience avant l’ensemencement.
Ce milieu ne se trouble jamais au cours de la croissance. D’autre part de très nombreuses vérifications ont prouvé qu’il est suffisamment tamponné pour que les variations de pH n’influent pas sur la croissance, tout au moins lorsqu'on ne dépasse pas les concentrations de sucre utilisées au cours de ce travail (au maximum 500 mg. par litre). Dans ces conditions, le pH, à la fin de la croissance, ne dépasse Jamais 6,4 du côté acide. Or la croissance des cultures de B. subtilis et B. coli n’est affectée qu’à partir de pH 5,5 environ.
Souckhes.
On a utilisé au cours de ce travail une souche de B. subtilis et une souche de B. coli, toutes deux issues des collections de l’Institut Pasteur, et que je dois à l’extrême obligeance de M. Lecroux, chef de service à l’Institut Pasteur. La souche de Bacille subtil est dési-
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gnée sous le nom de « Subtilis Caron », la souche de colibacille sous le nom de « Coli H ». Elles ont été conservées sur gélose ordinaire, à l'obscurité. L’ensemencement des fioles d’expérience était toujours pratiqué à partir de cultures en milieu liquide ayant subi au préalable plusieurs passages sur le milieu expérimenté.