‹ Recherches sur la croissance des cultures bactériennesChapitre 32 sur 105 · TABLEAU XIII · texte numérisé non relu

TABLEAU XIII

Rendement matériel de la croissance de B. tvphi-murium aux dépens de différentes sources carbonées.

Croissance Croissance

Co ncentration FO le NET

Source carbonée utilisée (mg. par litre)

Rendement

(unités (mg. sec de densité) par litre) (1)

Polyalcoois

[A SOLDIER mem 150 A Dulte en 1450 5

Hexoses :

GES Re AE 75 22,0 4755 0,23 SDS LES PAR RENE 450 38,0 30,5 0,20 MAnnose 2:02 1450 42,5 34,0 0,23 Gralactosér ess 2 150 42,5 34,0 0,23 Pentoses :

EX IOSERS su re 150 35.0 28,0 0,19 Arabinose ....... 150 35,0 28,0 0,19 Méthylpentose :

RHAMNOSÉS 5-2. 150 24,0 19,0 0,13 Disaccharides :

Saccharose....... 200 0,0 0,0 — MAFOSE rade. 150 36,0 29,0 0,19 LACIOSe ER Te — = == ——-

(1) Chiffres calculés d’après ceux de la colonne précédente.

Gross (1930). Etudiant le pouvoir d’attaque de 10 souches bactériennes, ces auteurs ont montré que la méthylation diminuait en général la fermentescibilité des sucres : les dérivés plusieurs fois méthylés n'étaient attaquables que par un très petit nombre de souches, sinon complètement inutilisables. Il serait certainement du plus grand intérêt de poursuivre dans cette voie, et d’étudier

til ee

quantitativement le rendement d’une série de dérivés méthylés, ce: que je n’ai pu faire encore, n’ayant pas eu entre les mains les corps nécessaires.

Il convient de noter d’ailleurs que ce ne sont pas toujours les corps les plus universellement et les plus « facilement » attaquables qui donnent les meilleurs rendements. Ainsi le rendement du glucose n’est pas particulièrement favorable, alors que celui de la dulcite est très élevé. Or, à en juger par le taux de croissance (V. chapitre IV, p. 81), la dulcite n’est que très difficilement, ou du moins très lentement attaquable, alors que la croissance aux dépens du glucose est très rapide. De même le rendement du saccharose pour B. subtilis est faible, alors que le taux de croissance correspondant à ce sucre est plus élevé que pour aucun autre.

Résumé et conclusions du chapitre III.

L’étude de la croissance totale des cultures de B. coli et B. subtilis en fonction de la concentration, soit de l’ensemble des aliments, soit de la seule source carbonée, met en évidence une relation linéaire extrêmement précise entre ces deux grandeurs. Le fait que cette relation soit vérifiée, et le fait que la croissance puisse dans tous les cas étudiés se poursuivre à taux constant jusqu’au delà des limites de densité atteintes dans les expériences, montrent que, dans les conditions de ces expériences, le rôle des toxines spécifiques et des déchets toxiques est nul.

Le rendement de la croissance est constant et indépendant de la dilution de l’aliment. La droite représentant la croissance totale en fonction de la concentration de l’aliment passe sensiblement par l’origine des coordonnées. On doit en conclure qu’il n’existe pas de concentration, si petite soit-elle, qui ne permette la croissance. D'autre part la constance du rendement indique que ni l'équilibre, ni la nature des réactions de synthèses ne sont modifiés en présence de concentrations extrêmement faibles d’aliment. Ces faits démontrent que les hypothèses attribuant l’arrêt de la croissance, soit à une modification dans la répartition des aliments, soit à l’établissement d’une sorte d'équilibre entre la densité de la culture et la concentration d’un ou plusieurs aliments, sont inapplicables.

Il résulte immédiatement de ces faits que l’aliment est entièrement épuisé au moment où s'arrête la croissance. La croissance:

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