‹ Recherches sur la croissance des cultures bactériennesChapitre 37 sur 105 · MODES · texte numérisé non relu

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miques (B. coli sur milieu synthétique lactosé). On constate que la phase exponentielle est longue et bien définie. Elle se poursuit pendant les 3/4 de la croissance totale. Autrement dit, pendant toute cette période le taux de croissance est constant. Or nous savons, d’après les résultats du chapitre IIT, que pendant ce temps la concentration de l'aliment limitant diminue, et nous verrons au chapitre VI que cette diminution est exactement proportionnelle à l’accroissement. Il est clair, par conséquent, que le taux de croissance est pratiquement indépendant de la dilution de l’aliment pour toute une série de valeurs de celle-ci. Il ne commence à baisser que quand la concentration devient très faible, mais alors la variation est très. rapide comme le montre l’arrêt assez brusque de la croissance. Il est clair que la relation en question doit être représentée par une courbe tendant assez vite vers une asymptote.

Une première difficulté résulte donc de ce que les variations du taux ne sont importantes que dans une région de concentrations faibles, ne permettant qu’une croissance totale très petite. La seule méthode correcte et précise consisterait à déterminer le taux de croissance dans des milieux où la concentration de l’aliment limitant serait, grâce à quelque artifice, maintenue constante. Cette expérience est malheureusement impossible. Il n’existe pas d’artifice permettant de maintenir automatiquement à un taux constant (et très faible) la concentration d’une substance autre qu’un gaz. On ne peut songer à remplacer à intervalles rapprochés la quantité d’aliment détruite. La croissance est bien trop rapide pour cela, les concentrations intéressantes beaucoup trop faibles. (On voit que pour la culture dont la croissance est exprimée par le graphique ci-contre, il s'écoule à peine 1 heure entre le moment où le taux de croissance commence à baisser et l’arrêt, c’est-à-dire l’épuisement total du milieu ; cette période est beaucoup plus courte encore dans bien des Cas).

On en est donc réduit à ne déterminer qu’une valeur approchée du taux de croissance en fonction de la concentration. Cela peut se faire par deux méthodes :

10) On peut se contenter d'évaluer la pente en coordonnées semilogarithmiques de la phase exponentielle de cultures faites en présence de différentes concentrations initiales d’aliment. Cette méthode serait correcte s’il était possible de n’utiliser que le début de la courbe de croissance, jusqu’à une densité telle que la concentra-

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