‹ Recherches sur la croissance des cultures bactériennesChapitre 38 sur 105 · DEA UN · texte numérisé non relu

DEA UN

tion d’aliment n’ait que fort peu varié. Malheureusement il n’est pas possible d'éliminer toujours complètement la phase de latence qui, dans les meilleures conditions, peut encore se manifester sous la forme d’un très léger ralentissement au début. On est donc amené à éliminer systématiquement les deux ou trois premiers points expérimentaux. La méthode reste applicable pour les fortes concentrations. Mais pour des concentrations faibles elle donne des résultats non seulement imprécis, mais systématiquement trop bas, le taux mesuré correspondant en fait à une concentration notablement plus faible que la concentration initiale. On peut cependant l'utiliser en première approximation. Elle nous indiquera en tous cas avec une certaine précision entre quelles limites le taux de croissance est pratiquement indépendant de la concentration.

20) La deuxième ‘méthode a l'avantage, sinon d’être précise, au moins de ne pas entraîner d’erreur systématique. Elle consiste à suivre au Cours de la croissance d’une culture les variations du taux en rapportant chaque valeur trouvée à la valeur moyenne de la concentration de l’aliment pendant l'intervalle considéré. Le taux moyen peut être calculé, dans chaque intervalle de deux points. expérimentaux, par la formule déjà citée :

logzr, —Ilogæ CTI To) log

æ, et 2. étant les densités aux temps T,et T1.

Reste à déterminer la concentration moyenne de l’aliment limitant pendant le même intervalle. On pourrait, dans certains cas au moins, procéder à un dosage. Mais il est bien plus commode, et aussi plus précis, de calculer la concentration à partir de la densité moyenne atteinte par ia culture. Pour que cela soit possible, il faut : 19 que l’aliment soit complètement épuisé au moment précis où cesse la croissance ; 20 que la disparition de l’aliment soit rigoureusement proportionnelle à l’accroissement (c’est-à-dire que le rendement au cours de la croissance soit invariable). La première condition est un corollaire évident des conclusions auxquelles nous avons été amenés par les expériences du chapitre III. Ces mêmes conclusions permettent de prévoir que la seconde condition doit être également réalisée. En outre la démonstration directe basée sur des. dosages au cours de la croissance en sera donnée au chapitre VI: Nous avons donc le droit, à partir de la densité moyenne pendant.

NE UES a

l'intervalle considéré, de calculer la concentration moyenne d’aliment correspondante. Celle-ci est évidemment donnée par : Co (ZT — Lo)

nee

‘C étant la concentration moyenne cherchée, C, la concentration initiale, M la croissance totale, x, la densité au temps © et x la densité moyenne dans l’intervalle considéré.

Cette méthode est théoriquement correcte pour des intervalles très petits. Pour les intervalles plus grands, elle ne donne que des valeurs moyennes. Celles-ci ne sont pas entachées d’erreur systématique. En revanche elles sont nécessairement très imprécises puisqu’elles reposent sur deux mesures dont les erreurs absolues s’additionnent. De plus, l’erreur sur la détermination du taux est plus grande, en valeur relative, que la somme des erreurs sur la détermination des densités. C’est ià un grave défaut qui ne peut être que partiellement compensé en multipliant les mesures, et en faisant figurer sur le même graphique les valeurs trouvées avec plusieurs cultures indépendantes. Elle doit cependant permettre de se faire une idée suffisamment précise de la forme de la relation étudiée. On ne doit pourtant pas renoncer'à la première méthode qui, elle, permet, nous le verrons, une détermination précise du taux de croissance maximum.

Résultats expérimentaux.

Page 1