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LE TAUX DE CROISSANCE EN FONCTION DE LA NATURE DES ALIMENTS

Les expériences qui viennent d’être passés en revue fournissent. déjà des résultats importants en ce qui concerne la relation entre le taux de croissance et la nature des aliments. Elles suffisent à démontrer que le taux de croissance ne tend pas vers une limite fixe, mais que celle-ci, au contraire, varie suivant la nature de l'aliment limitant : pour B. subtilis sur milieu complexe, la limite est de 1,70 division à l'heure. Sur milieu synthétique + saccharose elle est de 1,25 environ. Elle varie même suivant la nature du sucre employé comme source hydrocarbonée : chez B. coli, la limite est de 1,20 pour la mannite et le lactose, de 1,35 pour le glucose. Ces différences sont tout à fait significatives, étant donné la précision avec laquelle la limite est déterminée. L'expérience montre en outre, que la valeur de la constante C’,, exprimant la rapidité avec laquelle la limite est atteinte, varie également suivant la nature de la source hydrocarbonée. Il est regrettable qu’elle ne puisse être fixée avec plus de précision ; 1l est clair cependant qu’elle est beaucoup plus élevée pour le lactose que pour les deux autres sucres.

On trouvera dans cette section des données destinées à compléter dans une certaine mesure ces premières indications. Elles concernent :

19 La valeur du taux de croissance limite pour B. subtilis et. B. coli, en milieu synthétique, suivant la nature du glucide employé comme source carbonée. Ces données pourront nous indiquer si il

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existe un rapport général entre la structure de l’hydrate de carbone et le taux de croissance.

2° La valeur du taux de croissance dans des milieux contenant des mélanges de certains glucides : il est permis en effet de supposer que, si d’une part le taux de croissance dépend étroitement de l’activité de l’attaque des substrats, si d’autre part cette attaque est déterminée par des enzymes agissant indépendamment les uns des autres, et dont les effets sont par conséquent additifs, le taux de croissance dans des mélanges de glucides (dans certains mélanges tout au moins) pourra être plus élevé qu’en présence de chaque glucide séparément. Les expériences en question sont destinées à vérifier cette hypothèse.

Résultats expérimentaux.

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