TR
augmente, cette limite n’est pas fixe, mais différente suivant la nature des substrats. En présence de différents hydrates de carbone, on constate que le taux de croissance maximum varie dans des proportions beaucoup plus importantes que le rendement de la croissance aux dépens des mêmes corps. Nous avons vu, en effet, que le rendement était remarquablement stable, alors que pour le taux de croissance on trouve des différences qui vont du simple au quintuple. (Le taux de croissance du Coli-bacille sur rhamnose est de 0,25, sur glucose il est de 1,35). Il pourra être utile pour cette discussion de considérer le classement obtenu en rangeant les sucres essayés par ordre de taux décroissant. On obtient pour B. subtulis :
glycérine > saccharose, glucose, fructose, sorbite > mannite, inosite > maltose > arabinose > dextrine > raffinose.
et pour B. coli :
glucose > mannite > sorbite > fructose, mannose, arabinose, xylose > lactose > maltose > dulcite > rhamnose.
Il n’apparaît dans ces deux listes aucun rapport étroit entre la structure chimique et la place dans le classement. On doit noter cependant le taux de croissance exceptionnellement bas qui caractérise le rhamnose. Nous avons vu qu’il était également caractérisé par un rendement très bas, et nous avons rappelé à ce sujet les résultats de KENDALL et al. (V. p. 54). Mais il faudrait se garder de voir là la démonstration d’un rapport quelconque entre le rendement et le taux de croissance de chaque sucre. Les cas de la dulcite et du glucose, déjà notés (p. 56), indiquent une corrélation en sens inverse, qui paraît plus générale.
En revanche, la comparaison de ces résultats avec ceux des auteurs qui ont étudié l’activité des enzymes est extrêmement suggestive. QuasreL et WerHAM (1925), étudiant la vitesse de réduction du bleu de méthylène par divers sucres en présence de B. coli «non proliférant », montrent que le glucose est de beaucoup le donateur le plus puissant, mannite et sorbite viennent immédiatement après. La dulcite est presque inactive : pour le rhamnose, ils n’observent pas de réduction en quatre heures. Le classement obtenu est dans l’ensemble identique à celui que l’on vient d'établir. Nous avons vu, d'autre part, que ces mêmes auteurs ont mis en évidence, entre la concentration du substrat et la vitesse de réduction, une relation