DIAUXIES DANS LES MÉLANGES DE SUCRES À ET B
Jusqu'ici ces deux listes ne reposent que sur le classement obtenu en essayant les divers sucres avec le saccharose. Reste à savoir si la diauxie est liée à la présence de ce dernier sucre, ou si au contraire
elle se produirait dans n'importe quel mélange comprenant un représentant de la liste À et un de la liste B. Pour résoudre com-
G/ucose Glucose Ve) Maltose Arabinose
Glucose Glucose Sorbite /nosite
Glucose Fructose Dextrine Maltose
F1G. 36. — Croissance du B. subtilis en présence de différents mélanges de deux glucides.
plètement cette question il est nécessaire de réaliser toutes les combinaisons possibles entre les sucres À et B, c’est-à-dire d'essayer
chaque sucre À contre tous les sucres B. Les combinaisons du saccharose non comprises, il reste 20 combinaisons à réaliser. Les
Fructose Fructose Arabinose S'orb'te
Fructoge fructose /nosîte Dextrine
Mannose Mannose Maltose © Arabïnose
F1G. 37. — Croissance du B. subtilis en présence de différents mélanges de deux glucides.
résultats sont exprimés par les figures 36 (a-f) 37 (a-f) 38 (a-f) et 39 (a,b). Les expériences sont faites exactement dans les mêmes conditions que les précédentes. On voit que dans tous les mélanges
A X B, sans exception le phénomène se manifeste. Il n’atteint pas,
il est vrai, la même ampleur que dans le premier exemple (saccha-
Mannose Mannose
Sorbite /nosite
M annose Dextrine
Mannite Mannite Arab/nose S'orbite
F1G. 38. — Croissance du B. subtilis en présence de différents mélanges de deux glucides.
rose-dextrine) et on doit noter que l’aspect des courbes de croissance varie suivant les mélanges considérés. La phase de décrois-
sance, en particulier, est assez irrégulière ; on constate qu’elle est souvent remplacée par un simple palier. Mais il ne peut y avoir de doute sur le fait que la courbe de croissance est dans tous les cas
Mannite 80 Mannite /nosite Dextrine
Fic. 39. — Croissance du B. subtilis en présence de différents mélanges de deux glucides.
très loin d’une courbe normale et qu’elle comprend deux « poussées » distinctes de croissance : jusqu'ici, par conséquent, tous les sucres À se comportent de façon identique vis-à-vis de chaque sucre B, et réciproquement.