‹ Recherches sur la croissance des cultures bactériennesChapitre 84 sur 105 · MÉLANGES DE PLUSIEURS SUCRES À OÙ B · texte numérisé non relu

MÉLANGES DE PLUSIEURS SUCRES À OÙ B

Mais cela n’est pas tout ; il reste à savoir si la diauxie est liée aux mélanges À X B, ou si, au contraire, elle peut se produire dans certains mélanges de sucre À entre eux ou de sucre B entre eux. Il n’est pas nécessaire pour résoudre cette question de réaliser toutes les combinaisons possibles deux à deux entre sucres À d’une part, entre sucres B d’autre part. Il est a priori vraisemblabie que dans les combinaisons À X À et B X B, la diauxie ne se manifestera pas. C’est du moins ce que font prévoir les combinaisons déjà réalisées avec le saccharose. On peut donc se contenter de vérifier cette hypothèse en associant ensemble plusieurs sucres À d’une part, plusieurs sucres B d’autre part. La figure 40, courbe I, représente la croissance du Bacille subtil sur un milieu qui contenait à la fois saccharose, mannite, glucose et lévulose, c’est-à-dire quatre sucres À. La courbe IT correspond à un mélange de quatre sucres B : sorbite, inosite, arabinose, dextrine. (Dans les deux cas chaque sucre est

introduit à la concentration de 0,05 gr. par litre). On constate que les courbes de croissance sont absolument normales, il n’y a pas trace de diauxie. Mais ces expériences demandent un contrôle : il s’agit en effet de montrer que la diauxie peut se manifester dans des mélanges aussi complexes. C’est ce que prouve l’expérience exprimée par la figure 40, courbe III. Elle correspond à la croissance

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