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DIAUXIES PROVOQUÉES AU COURS DE LA CROISSANCE

Au premier abord ces résultats paraissent éliminer également l'hypothèse de l’adaptation. Avant d’en arriver à cette conclusion, il est nécessaire cependant de procéder à un contrôle supplémentaire. Il n’est pas douteux que dans les expériences précédentes les cultures ayant subi plusieurs passages en présence du sucre B comme seul aliment carboné sont bien « adaptées » à ce corps, et possèdent l’enzyme correspondant. Dans ces conditions en effet la diauxie devrait être supprimée lors du repiquage dans le mélange A. B., et on constate qu’elle ne l’est pas. On peut imaginer cepen-

dant que cette adaptation est extrêmement fragile et disparaît.

lorsque la culture cesse de croître, l'aliment étant épuisé. En faisant cette hypothèse supplémentaire, on pourrait à la rigueur maintenir l'explication purement « adaptative » de la diauxie. Dans les expériences précédentes, en effet, les tubes servant aux ensemencements contenaient des cultures de 12 heures environ, qui avaient cessé de croître. C’est pourquoi un contrôle supplémentaire est nécessaire. Mais pour que l’épreuve soit décisive il ne suffit pas de pratiquer l’ensemencement avec des cultures encore proliférantes : cette précaution ne suffit pas toujours en effet pour supprimer complètement la phase de latence qui, si courte soit-elle, se manifeste généralement dans les cultures en milieux synthétiques, et pendant laquelle on pourrait encore supposer que la perte de l’adaptation soit possible. On est donc amené à pratiquer l’ensemencement dans des fioles d'expériences ne contenant que le sucre B, et à ajouter le

Heures

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