‹ Recherches sur la faune de Madagascar et de ses dépendancesChapitre 28 sur 61 · STERNA ALBA · texte numérisé non relu

STERNA ALBA

Cette espèce est très commune dans les Seychelles, et dans les îles Aldabra, Tromlin, Cargados, Mayotte et Maurice. On la voit aussi de temps à temps à la Réunion et à Madagascar. Elle vit en famille et souvent j'ai vu, dans mes voyages maritimes, dans ces parages, des milliers de ces oiseaux poursuivre les poissons volants. Ils nichent dans les petites îles d’Aldabra, Tromlin et Cargados.

DROMAS ARDEOLA.

Paykull; Temminck, PI. col. 362. — Hartlaub, Madagascar, p. 85. — Erodia amphilensis, Salt. — Ammoptila charadroïdes, Jardine.

Cette espèce curieuse, qui niche sur les bords de la Mer rouge et dans l'Asie jusque dans l’Inde continentale, visite, lors de ses migrations, la Côte orientale de Madagascar, les Seychelles et l’île de Madagascar. Les individus tués dans cette île sont parfaitement semblables à ceux de la Mer rouge. Ils portent la livrée de passage.

Bec et iris de l'oeil noirs. Pieds d’un bleu-noir.

Cet oiseau curieux n’est pas rare dans la partie Nord-Ouest de Madagascar où il se tient le long de la côte, parmi d’autres oiseaux aquatiques, et réuni par bandes composées, chacune, de 6 à 12 individus. Ce sont des oiseaux très actifs qui font entendre, à l'approche d’un danger quelconque, un cri fort qui consiste dans les syllabes Koak- Koak. Leur démarche est majestueuse et ressemble à celle des hérons, mais ils marchent beaucoup plus vite. Leur vol est assez rapide, mais fréquemment interrompu par des coups d’aile, et presque toujours à fleur de l’eau. Quand ces oiseaux volent par bandes, ils se suivent serrés l’un après l’autre. Il est alors facile d’abattre plusieurs d’une seule compagnie. Ils ont l'habitude, quand on les surprend, de courir excessivement vite, en s’arrêtant à chaque instant et en tournant la tête avant qu'ils ne s’envolent. Au commencement du crépuscule, ils paraissent beaucoup moins farouches, et se laissent approcher de plus près. Ces oïseaux se nourrissent de petits crustacés, de mollusques et de poissons que les vagues jettent sur la côte et qu'ils prennent en courant contre les lames. Je n’ai jamais vu une plus grande quantité de ces oiseaux que dans les parages de Mourounsang où ils sont connus sous le nom de Vouroun-ossi.

PODICEPS PELZELNII.

Hartlaub, Madagascar, p. 83.

Cette jolie espèce habite l’île de Madagascar, où se trouve également le Podiceps minor, commun en Europe, en Afrique et dans une partie de l'Asie; mais les individus du minor tués à Madagascar offrent, comme ceux de l'Afrique australe, ainsi que cela a encore lieu par rapport au Podiceps cristatus de l'Afrique australe, constamment une taille moins forte que ceux de nos contrées. On doit, par conséquent, s'étonner que cette particularité ait échappé aux naturalistes clair-voyants de notre époque et qu’ils aient négligé d'élever ces oiseaux au rang d'espèces, à l'exemple de l’Ardea minuta des contrées australes.

Le Podiceps Pelzelni rappelle le Podiceps minor par sa taille, sa physionomie et en général par la distribution de ses teintes; mais il s’en distingue par son bec complétement noir et dépourvu de ce large bandeau orangé qui orne le bec du Podiceps minor; par les côtés de la tête, et le dessous de la moitié antérieure du cou teints d’un gris brunâtre, passant au blanchâtre sur la gorge et séparé de l’occiput par une raie blanche; enfin, par le brun-rouge réduit au côtés de la partie antérieure du cou.

L'individu type de cette espèce examiné par nous, est un mâle; il a été tué à Madagascar, le 26 Novembre 1861, par M. E. Newton. Ses principales parties offrent les dimensions suivantes. Aile 3 pouces 9 lignes; notez que, chez Hartlaub on lit 8 pouces 3 lignes, par suite d’une faute d'impression. Bec depuis le front 10 lignes. Tarse 14 lignes. Doigt du milieu avec l’ongle 21 lignes.

J'ai observé sur le lac de Kaony à Mayotte un oiseau qui me paraissait appartenir au Podiceps minor, et M. Kirk constate qu’il a rencontré cette espèce dans l’île d’Anjouan. À Madagascar même, nous n'avons jamais rencontré des Grèbes.

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