‹ Recherches sur la faune des eaux douces des AçoresChapitre 29 sur 63 · RS · texte numérisé non relu

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« Dès lors, il n’est pas étonnant que l'hydrogène sulfuré s’y transforme en acide sulfurique, comme nous l'avons constaté pour la Caldeira de Pedro Botelho (1).»

Il est bien évident que l’irruption de ce torrent chaud (2) dont les eaux sont fortement chargées de principes minéraux, apporterait de notables modifications dans le régime des habitants du Lagoa das Furnas, tout au moins aux environs de l'embouchure du torrent. Mais d’après les renseignements que j'ai pu recueillir, confirmés d’ailleurs par l’aspect des lieux, ledit torrent n'a jamais passé au au travers des sources chaudes et semble toujours s’être jeté directement dans le lac : ceci s’entend naturellement de l'hiver, car en été le lit en est presque entièrement à sec.

Tout le pourtour de la petite boucle du Lagoa offre un aspect particulier, dû surtout à lJ’épais tapis de gazon. formé de nombreuses graminées, qui borde les rives, ce que je n’ai jamais vu dans aucun autre lac ; en outre, la végétation des Potarmnots est très active et l’on voit ces derniers se développer, à deux ou trois mètres de la grève, en une sorte de large ceinture qui s’étend fort en avant dans le lac. Tout le long de la rive, là où le niveau varie entre 0" 10 et 0" 50 de profondeur, la surface de la nappe liquide est perpétuellement agitée de bouillonnements bruyants, occa-

(1) FouqQuÉ: Les eanx thermales de l'ile de S. Miyrel, p. 69-70.

Voici, à titre de renseignement, l'analyse des eaux des dites sourves, toujours d'apres M. Fouqué : | Sulfate de soude ..........................,.. &

Sulfate-de potasse.i.snsistsediestden tease (e Chlorure de sodium....................... ss 19 Sulfate de chaux............,......,.....,.... 9 Oxyde de fer............ A ne as éessse 4 Acide chlorhydrique........................... 10 DICO ES SU A sense %

(2) Le capitaine Chaves a noté à plusieurs reprises la température de ce torrent; voici le résultat de ses observations: {5° en avril 1888 et en mars 1888 ; %e en septembre 1RR8.

sionnés par des dégagements gazeux ; l’eau, examinée par moi sur place, n’a aucune action sur le papier de tournesol et ne noircit pas le papier à l’acétate de plomb. Pourtant les gaz qui s’échappent ainsi sont manifestement sulfureux ainsi que j'ai pu m'en assurer par l’odorat, en en recueillant, une certaine quantité dans un flacon renversé. En tout cas, ces dégagements ne paraissent nullement incommoder les animaux, Car, outre les Poissons et les tétards de Grenouilles, qui étaient fort nombreux, j’ai recueilli en ces points des Cladocères et des Copépodes en grande abondance.

La boucle méridionale du Lagoa das Furnas est beaucoup plus vaste que la boucle septentrionale ; la végétation aquatique y est moins dense, les grèves plus dénudées, l’eau plus limpide et plus profonde. Vers l’extrémité tout à fait Sud, le lac reçoit un torrent que l’on voit figurer sur la carte de Vidal (1) et qui porte le nom de Ribeira de Rosal. Le lit en était à sec lors de mon passage, mais il paraît que le débit est assez considérable de janvier à mai. Grâce à l'extrême amabilité de M. José do Canlo, j'ai pu remonter le ravin desséché jusqu’au niveau d’une cascade dont l’eau tombait de la montagne, mais en si petite quantité qu’elle était bue par le sol aride avant d'arriver au lac; sous les pierres submergées de cette cascade j'ai rencontré en grande abondance le Planaria polychioa, ainsi qu’une rare et curieuse hydrachnide, le Sperchon brevirostris Kœænike. :

L'eau du lac, soumise à l’analyse, a fourni au professeur Lambling les résultats suivants, pour un litre d’eau filtrée :

Résidu fixe (desséché à + 115°)........ Ok 145 Matières organiques................ . 0, 032 Matières minérales.................. 0, 113 Chlore (exprimé en NaCÏ)............ 0, 032

L’échantillon présentait un léger dépôt floconneux jau-

(1) Le trajet de cette Riheira ne me parait bien dessiné que dans la partie qui touche au lac.

nâtre, de nature organique; il avait pris une saveur très légèrement saumâtre.

Altitude. — Xe chiffre de 263 mètres (864 pieds) donné par Vidal, et accepté par de Guerne, est certainement trop bas ; par contre, celui de 288 mètres que j'avais déduit de mes observations barométriques est un peu trop haut: Chaves, avec son obligeance accoutumée, a bien voulu trancher la question et a fixé l’altitude du Lagoa das Furnas à 280 mètres (1).

Dimensions. — Après le lac principal de Sete-Cidades (Lagoa grande), le Lagoa das Furnas est celui dont la superficie est la plus considérable. Du Nord au Sud son grand axe mesure à peu près 1950 mètres et sa plus grande largeur, dans la boucle méridionale, atteint environ 930 mètres. La surface est approximativement de 115 hectares.

Profondeur. — Le capitaine Chaves, qui a fait quelques recherches à ce sujet, n’a pas rencontré de fonds supérieurs à 14 mètres, ce qui concorde presque exactement avec les sondages donnés par Vidal, soit 14®,60 (8 fathoms); c’est dans la boucle méridionale que cette profondeur maximum a été observée.

Température. — J'ai exploré à deux reprises le Lagoa das Furnas, et Chaves a bien voulu, de son côté, y faire plusieurs excursions à des époques différentes ; nous avons donc pu recueillir des renseignements assez importants sur le régime thermique du lac.

Le 26 Septembre 1887 Température extérieure — 19°75 à midi. > de la surface — 22°25

(1) Il est bien évident, je le répète, que le niveau des lacs varie suivant les saisons et que, par conséquent, l'altitude et la profondeur peuvent subir un écart de deux à trois mêtres. Les chiffres que je donne ont été presque tous pris en été.

Le 30 Mars 1888 | Température extérieure — 15°

à 11 h. du matin. | » de la surfcce — 14°25 Premiers jours de Septembre 1888 | Température extérieure — 20° Heure ? j x de la surface — 22° Idem \ Température extérieure — 19°

à 8 b. 1/2 du soir. > de la surface — 22° 25

Enfin la température du fond a été prise une fois (avec un thermomètre à minima), également dans les premiers jours de Septembre 1888 : voici les chiffres observés :

Température extérieure........ —= 19

» de la surface. — 22025 » du fond {14 mètres) — 19°25

Depuis lors, Chaves a noté à maintes reprises la température du lac de Furnas en différentes saisons, et voici les conclusions générales auxquelles il est arrivé : la température moyenne annuelle étant à Furnas de 16°, celle des eaux du lac est en moyenne de 142% pendant l'hiver, aussi bien au fond qu’à la surface : en été, cette température est de 22°5 en moyenne à la surface, tandis qu’au fond (14 m.) elle est inférieure de 2° à 3°, diminuant progressivement d’un demi degré à peu près par mètre.

Faune. — D'une façon générale. et dans ses grandes lignes, la faune du Lagoa das Furnas ressemble beaucoup à celle de Sete-Cidades. Certaines particularités pourtant iu’ont frappé : d’abord l'extraordinaire profusion de C'yclops viridis et la rareté relative des Daphnella brachyura; puis l’abondance, dans toutes mes pêches littorales, de la Difflugia acuninata, que je n'ai jamais rencontrée ailleurs que dans le lac de Furnas et dans quelques Zangres de la vallée du même nom; enfin la présence du ZLeydigia acanthocercoides, dont l’habitat ordinaire est tout différent, car il pullule d'habitude dans les auges des fontaines et dans les petites mares peu profondes. Je reviendrai d’ailleurs sur ces faits au courant de l’énumération qui va suivre.

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Protozoaires.

Arcella vulgaris Ehr. Vebrlla collaris Khr.

Difflugia pyriformis Pertx. Euglypha alreolata Du.

D. aruminata Ehr. Dinobryon sertularia Ehr.

D. ronstricta Kbr. Peridiniun tabulatum Clap. et Luc. Centropyris aculrata Er. Glenodintum sp.

Trinema enche!'ys Ehr. = Stylonichia mytilus Ehr.

Ceratium hirundiucllaO. F. Müller. Condylostoma patens Du). Vorticelia sp.

D'une façon générale, les Rhizopodes, les Flagellates et les Cilhio-Flagellés sont les mêmes que ceux du Lagoa de Sete-Cidades. Une seule exception mérite d’être faite pour Difflugia acuininata qui, comme je l'ai déjà dit, parait tout à fait localisé aux environs de Furnas. Séylonichia mytils et Condylostona patens sont assez communs dans l'espèce de limon mélangé d'algues qui revêt la surface de toutes les pierres immergées de la rive. Ce sont les seuls [nfusoires que j’ai observés dans mes pêches des Açores, et encore ne les ai-je rencontrés qu’à Furnas. L'explication du fait est Loute simple : J'ai pu rapporter à Lille une certaine quantité de vase de ce lac, avec les nombreux Protozoaires, Rotifères, elc. qu'elle contenait et étudier ainsi ces espèces à mon aise.

Cœlentérés. — Hydra fusra L.

Deux exemplaires seulement, dans les herbes du rivage. L’hydre semble rare aux Açores; à $S. Miguel je ne l’ai trouvée, en dehors du lac de Furnas, que dans deux autres localités : le Lagoa de Pao-Pique et un petit Tanque, à Furnas mème. Chaves l’a aussi rencontrée en quelques points de S" Maria.

Vers. — Nais elinquis O. F. Müller. Dorylaimus stagnalis Duij. Naidinm luteum O. Schmidt. Cheton us sp.

Dero pulpigera Grebnickv.

Les Chelonotus et les Dorylaimus sont identiques à ceux de Sete-Cidades ; ils vivent également dans la vase.

Naidium lutenm est une intéressante espèce, connue en Allemagne et en France (Lille), où le professeur Moniez l’a trouvée il y a quelques années.

Le Dero palpigera a été signalé d’abord par Grebnicky dans la Russie méridionale ; depuis. il a été décrit à nouveau sous le nom de Zero Rodrique:i par Semper, qui l'avait recueilli à Mahon, dans les iles Baléares (Semper: Beiträge zur Biologie der Oligochæœten. Arbeïiten aus dem z0ol.-zoot. Institut in Würzburg, Bd. IV, p. 106, pl. IV, fig. 15 et 16).

Rotifères. — Ph'lodina roseola Khr. Asplanchna Tmhofi de Guerne (1).

Pterodina patina Khr. Furcularia sp.

Les exemplaires de Furcularia conservés dans mes récoltes n'étaient point en assez bon état pour que je pûsse les déterminer exactement, mais il m’a paru qu’il en existait au moins deux espèces.

D’après les observations répétées de Chaves, les Asplanchna sont ici beaucoup moins abondants qu'à Sete- Cidades.

Copépodes. — Cyclops viridis Fischer.

Ce Copépode pullule dans les eaux du lac d'une façon tout à fail extraordinaire. Certaines pêches de nuit ramènent dans le filet une véritable purée de ces petits animaux, mélangés de Chydorus Sphærirus, également très communs.

Cladocères. — Duphnia pennata O. K. Müller. Alona costuta Sars. Daphuella brachyura Liévin. Leydiqgia ucanthocercoides Fischer.

Chydorus sphæricus O.F'. Müller.

(1: J'ai déjà dit plus haut (page 50) que, d'aprés von Dadav, il faudrait identifier l'isplanchna Imhoji de Guerne, à l'A. Sieboldi Levdig.

Plusieurs remarques sont à faire au sujet des Cladocères du lac de Furnas : c’est d’abord la présence du Zeydigia acanthocercoides, puis la rareté relative de Daphnella brachyura, qui est peu commun, même dans les pêches de nuit, et enfin l'absence de trois formes généralement répandues dans tous les Lagoas : Alona testudinaria, A. tuberculate et Pleuroxus nanus. Bien que de nombreuses récoltes me soient passées par les mains et que j'aie minutieusement examiné au microscope le contenu d’une grande quantité de flacons, je n’ai jamais rencontré la moindre carapace se rapportant à l’un de ces trois types, d'ordinaire si communs.

Ostracodes. — Cypridopsis rillosa Jurine.

Assez rare; dans la vase de la rive.

Tardigrades. — Warrobiotus sp.

Bryozoaires. — ?nmatella repens L.

Poissons. — Cyprinopsis auratrs L.

Batraciens. — Aana esrulenta L.

Il est à peine besoin de dire que les eaux du lac sont fréquentées par les mêmes oiseaux qu'à Sete-Cidades el que dans tous les autres Lagous, d’une façon générale.

Le hmon recueilli par les profondeurs maximales (14 mèt..) présente absolument les mèmes caractères que celui de Sete-Cidades ; il contient également une grande quantité de fragments de ponce, ainsi que des débris et des carapaces de Crustacés, de Rhizopodes, etc...

Grâce aux naturalistes de l’expédition anglaise du « Challenger », nous possédons quelques données sur la flore algologique du lac de Furnas. Malheureusement une certaine confusion semble s’être établie entre les résultats fournis par les divers savants qui ont étudié, d’une part

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les collections recueillies à Ævinas méme, près de la région des sources thermales, et de l’autre celles qui proviennent du lac de F'urnas. En outre, les températures n'ont pus été prises au thermomètre, mais seulement à la main, d’une façon purement approximative (1).

Archer, chargé d'étudier les Algues des récolles faites soi-disant au lac de Furnas {On some Collections made from F'urnas Lake), avait adressé à Thiselton Dyer, auquel était dévolu la détermination des Diatomées, quatre flacons ainsi étiquelés par Moseley : 1° du lac de Furnas, Açores; 2° d’une fontaine située sur le bord de la route conduisant à Furnas ; 3° au milieu des Carex, dans de l’eau très chaude ; 4° lac de Furnas, en un point d’où s’échappent sans cesse des bulles de gaz chaud.

Le tube n° 2 n’est d'aucun intérèt présentement pour nous : il en estde mème du tube n°3, car Je n'ai pu observer en aucun point du lac l’existence de sources chaudes : il s'agit vraisemblablement de récoltes faites dans les flaques de la Caldeira da Lagoa. Au contraire, les tubes n° 1 et 4 contiennent des récoltes provenant sûrement du lac : le tube n° 1, en un point indélerminé, le tube n° 4 dans la boucle Nord (voir plus haut, p. 85-K6).

Il serait plus aisé de s’y reconnaitre, si Archer avait conservé les divisions ci-dessus en énumérant les résultats de ses recherches personnelles : malheureusement, il n’en est rien. La température du lac même de Furnas, donnée par Moseley d’après Webster -- de 25°35 à 87° 30 (2) — est d'ailleurs faite pour augmenter les perplexités d’Archer, qui se demande, non sans raison, si les organismes dont il

(4) Voir Notes on Freshwater Myæ obtained as the boiliny Spring at Furnas, St-Michaels. Asores, par H. VW. MoxserrY ; Noter on the foregoing communiration, par W. T. THiseLTox Dyer ; Notes on some Collections male from Furnas Lake, Asores, contataing Alyæ ond a fer other Organisms, par W. ARCHER — in the Journal of the Linnean Society, Botany, vol. XIV, n° 77, p. 321-326- 328, 1814.

(2 Evidemment le premier chiffre seul s'applique au lac; le second doit s'entendre, <elon toute vraisemblance, de la Caldeira da Lasoa.

a observé les restes ont pu vivre à de semblables températures ! Outre une certaine quantité d’Algues, Archer a en effet constalé l'existence de plusieurs Protozoaires : Dinobryon serlularia, Tracheloinonas sp, Peridinium sp. E'uglypha alveolata, Trinema acinus, Echinopyris (Centropycis) aculeata, Pleurophrys fulea (À, Difflugia acuininata (déterminée avec doute, et enfin une 2//fluyia sp.

Comme on le verra plus loin, j'ai retrouvé moi-même dans la vase des rives du lac de Furnas toutes les espèces ci-dessus, sauf le Zrachelomonas et le Pleurophr'ys fulca : d’autre part, j'ai examiné avec le plus grand soin de nombreuses pèches faites dans les sources thermominérales de Furnas (2) et je n’ai jamais pu y découvrir la moindre trace

(1) Le Pleurophrys fulra ne serait autre chose, d'après Leidy, qu'une 7*eudodiffluyia, peut-être la 2%. gracilis Schlumberger (Voir Leiny, Freshwuter Rhisopoda of North America, p. 200, 1879).

(2) M. Fouqué (loc. cit.) a publié une série d'observations thermométriques faites sur quelques sources minérales de Furnas, grâce aux intéressantes recherches du capitaine Chaves, nous sommes à même de donner ci-dessous un tableau beaucoup plus complet des températures de presque toutes les sources du Valle dus Furnas ; on y constatera de curieuses variations dans la tempéra-

ture de certaines de ces sources d'une année à l'autre.

\EMPÉRATURES

NOMS DES SOURCES

Altitude.

Chaves | Chaves | Chaves | Chaves | Chaves | Fouqué| Avril | Mars | Sept. | Junv.

| 1887 | 1Ks8 | IR | 1889 Fontuine ferrugineuse sea l'établissement des bains. | 208m — 42° 4105 | 415 | 11°25 Source de Quenturas .,... 208,5) 4180 | 523 | 51975 | 52°75 | 58°9

Source de Agua Azeda....| 213 199 | 1502 | 155 | 1592 | 15925 Source de Pudre José... ...! 209 519 | 92°9 | 5023 | 50035 | 50°75

Source de Agua Santa... 214 8ne | 5° | nl 93 | 910 Source de Miguel Henriques| 214,51 — | 16° — |16° 15075 Agua pratu,.............. 214 — 1735

Caldeira dos Vies... ..... 214,5! — | 9e

Caldeira de Asmodeu, ..... | 217 — | 96°

Caldeira grande......, ... 219 98oS | 98975

Caldeira da Lagoai*)...... 282 — | 95

Sanguinhal ............. 243 |30a38°| 31°5

(*) 1 s'agit de la source la plus chaude. A ce sujet, Chaves m'écrit : « La plu-

En

des Protozoaires susnommés : les Algues au contraire y étaient fort abondantes. Une fois de plus encore, il devient donc évident que les animaux inférieurs signalés par Archer proviennent du lac de Furnas et non des sources thermominérales.

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