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CHAPITRE V. — LES PROCELLARIENS

Le groupe naturel dont les Albatros font partie, comprend aussi les Procellariens et, par conséquent, si j'avais été astreint à suivre ici un ordre méthodique, j'aurais dù en parler avant de m'occuper des Stercoraires, dés Goélands et des Sternes, mais les vues qui m'ont aidé à expliquer la dispersion de ceuxei me paraissent propres à faciliter l'étude du mode dedistribution géographique des autres grands voiliers; aussi, ai-je préféré réserver pour ce chapitre ce que j'avais à dire des Petrels.

Ces Longipennes, de même que les Albatros, abondent dans la région antaretique, mais ils sont répandus anssi sur presque tous les points de la surface du globe ; néanmoins leur distribution géographique est intéressante, car dans certaines stations, nous voyons se perpétuer côte à côte un nombre considérable d'espèces qui, sans présenter entre elles des différences physiologiques notables, ne se mêlent pas et conservent leurs caractères spécifiques, bien qu’elles vivent dans des conditions biologiques similaires. En effet, si des circonstances de cet crdre pouvaient déterminer dans l’organisation de ces animaux des modifications profondes, l'influence de conditions identiques devrait amener l’unification des représentants d’un même type zoologique et tendre à faire disparaître les particularitées réputées spécifiques. Or, nous voyons dans quelques îles de peu d’étendue où les influences du climat doivent être partout à peu près les mêmes, à Kerguelen par exemple, beau-

(Voy. tome IX, article n°9 t. XEE, article n° 7. H. ÉTUDES. — SC. NAT. XXVI. 2. — ART. N° 2

die

coup de Procellariens habiter ensemble sans cesser de difféver les uns des auires par des caractère$ constants. Les paciicularités distinctives de ces oiseaux sont donc bien tenases, on dépendent d’autres causes que celles dues à l'action des cooditions b'ologiques.

il me paraît utile, pour expliquer cette manière de voir, de passer eu revue les diverses espèces de Procellariens qui habitent. les régions australes.

La plupart des représentants de ce type ornithologique sont de moyenne grandeur, ou même assez petits, mais une des espèces de cette famille, se fait remarquer par sa grande taille et a reçu pour ceite raison le nora de PROCELLARIA GIGANTÆA; elle est presque aussi grosse que l’Albatros et diffèce assez des autres Procellariens pour que des ornitholozistes distingués aient cru devoir en former un genre particulier appelé Ossifraga (1). Or, ce palmipède grand voilier appartient presque exclusivement à Ja région antarctique (2). il jat aperçu pour la première fois par les navigateurs dans les iles Falkland (3) et il y niche (4) 1l se trouve aussi communément à la terre de Feu (5) et au cap Horn (6), on sait qu'il

(1) Gette division générique établie, en 1853, par Jacquinot (Voyage ax pôle Sud, Zool., t. Ul, p. 148), a été adoptée par le prince Charles Bonaparte (Conspectus, t. II, p. 186), par M. Coues (General revicw of the jamily Procellaridæ. Proceedings of the Acad. of Philadelphia, 1866, p. 31), et par M. Sharpe, Birds of Kerguelen (Philosophical transactions, t. CLXVIN,

142). Elle prend place dans Ja section des Fulmariens.

(2) Voy. la carte n° 4.

(3) Bougainville en parle sous le nom espagnol de Qubranta Huessas (Voyage auiour du monde en 1706-1709, p. 68). Pernetty, qui l'appelle Mouton, ea douane une figure (Histoire d’un voyage auæ îles Malouines, t. IE, p. 15, pl. 8, fig. 3).

(4) Abbott, Birds of the Falkland-Islands (Ibis, 1861, p. 164).

(2) Cook signale cet oiseau parmi ceux qu'il remarqua sur la côte sud de cette grande île à Christmas-Sound, et ses matelots l’appelèrent Mother-Crary's Goose, nom sous lequel les autres navigateurs le désignent aussi fort souvent (Voyage lowards the south pôle in 1772-1775, 1. II, p. 205). Les matelots anglais l’appellent aussi Molly Mook, où Nilly.

(6) Cassin, United states exploring expedition. Birds, p. 451.

niche sur les îles qui bordent la Patagonie (1), amsi que plus au sud, sur la terre de Palmer (2),et il fait le tour du globe au sud du trentième parallèle. En effet il niche à Kerguelen (3) et il fréquente le voisinage des îles Saint-Paul et Amsterdam, sans y habiter (4). Dans les parties adjacentes du grand Océan on le voit souveat, en pleinemer, suivre les navires pe odant un trajet de 200 lieues; il se montre parfois à l'ile de la Réunion (5); il n’est pas rare en Tasmanie et sur les côtes sud, est et ouést de l'Australie (6). Plus loin vers le sud-est, on le trouvé à la Nouvelle-Zelande (7) et à l’île Campbell (8). Dans l'océan atlantique, il n'arrive pas jusqu’à l’'Hémisphère septentrional, mais dans la partie est de l'océan Pacifique, il s'étend fort loin vers le nord. On en a vu jusque vers le 59° de latitude boréale (9), et même plus loin sur Ja côte de l'Amérique, au nord de l'Orégon (10). Mais on ne lui connait de station de reproduction que dans les mers australes, notamment sur le littoral de Ja Patagonie (11), dans le voisinage du cap de Bonne-Espérance (12), à l’île du prince Édouard (13) et à Kerguelen (14).

(1) Par exemple sur la côte est, à l'entrée de la baie de Santa-Cruz (Darwin and Gould; Voyage of the Beagle. Zoo!., t. UT, Birds p. 139), et sur la côte ouest près de Valparaiso (Bibra, Naturgesch u. Chile. Mém. de l'Acad. de Vienne, 1853, t. V, p. 132).

(2) Fanning, op. cit., p. 459.

(3) Morrell, op. cit., p. 62.

Coues, Birds of Kerguelen (Bulletin of U. S. Nat. Museum, n° 2, p. 23).

Sharpe, Birds of Kerguelen (Philosoph. transact., t. CEXVIIE, p. 142).

(4) Velain, Faune des iles Saint-Pail et Amsterdam, Thèse, 1878, p. 49.

(5) Gray, Hand-list, t'UE, p. 105.

(6) Gould, Birds of Australia, t. VIT, pl. 45.

(7) Diffenbach, Travels in New Zealand, t. HE, p. 199.

— Buller. Berds of New-Zealand, p. 297. |

(8) Ross, op. cit., t. I, p, #15 et collection de M. Filhol.

(9) Cassin, Expl. exped. Marmm. and Ornith., p. 407.

(10) Notamment aux attérages de Nootka, sous le 49e parallèle (Cook, Voyage to the Pacific ocean in 1776-1780, t. Il, p. 297.

(11) Voyage of the Beagle. Birds, p. 139.

(12) Layard, op. cit., p. 360.

(13) Hutton, loc. cit.

(14) Sharpe, op. cit. (Philosophical transactions, 1. CVIIE, p. 145).

ER

Le Petrel antarctique, oiseau de moyenne taille, dont la tête et le manteau ainsi que l'extrémité des ailes et de la queue sont noirâtres, paraît être confiné dans le voisinage des glaces circumpolaires de l’hémisphère sud. Le navigateur Cook et son compagnon de voyage Forster, qui furent les premiers à en signaler l'existence, le rencontrèrent en haute mer, près de la Banquise, au sud-est du cap de Bonne-Espérance, par 66°,36 de latitude sud et sur quelques autres points de la même région (1). L'expédition de Ross trouva ce Procellarien dans les mêmes parages (2) et Jacquinot le rencontra près des glaces flottantes (3). J’ajouteraiqu'ilse reproduit aux iles Falkland (4); et qu'il parait se montrer parfois à Kerguelen (5); mais, à ma connaissance, aucun navigateur ne l’a aperçu ailleurs (6). Jacquinot à eru devoir en former un sous-genre particulier sous le nom de Priocella (7), et plus recemment on a donné à cette même division générique le nom de Thalassoica (8).

Dans ces mêmes régions, ainsi qu'un peu plus au nord, le type sous-générique réalisé par ce Pétrel, est représenté également par une autre espèce ou variété qui lui ressemble beaucoup par sa conformation générale, mais qui s’en distin-

(41) Pétrel antarctique, Cook, use dans l'hémisphère austral, t. 1, p. 120; t. IL, p. 141, 150.

Forster, A ge round the World, t. 1, p. 108 ; et Descriptiones animalium, p. 60 et 202.

(2) Gray, Voyage of the Erebus and Terror, Birds, pl. 34. Flumarus antarcticus ; Gray, Handlist, t. UT, p. 105. (3) Jacquinot, Voyage au Pôle sud, Zoologie, t. HI, p. 141. (4) Abbott, Birds of the Falkland-Islands (the Ibis, 1861, p. 165.) (5) Sharpe, loc. cit., p. 124.

(6) La présence de cet oïseau pélagien n’a pas été signalée aux îles Saint- Paul et Amsterdam.

(7) Jacquinot, op. cit., t. IE, p. 148.

(8) Reichenbach, Synopsis avium; Longip. tubinares, pl. 14. Ch. Bonaparte, Tableaux (Comptes rendus, 1856, t. XLII, p. 768). Coues, Review (Proceedings of the Acad. of Philadelphia, 1866, p. 31). M. Sharpe a repris comme désignation générique de cet oiseau le nom de Priocella (Voyage of the Erebus and Terror, Birds suppl., p. 37. ARTICLE N° 2.

FAUNE DES RÉGIONS AUSTRALES. à)

gue par son mode de coloration. On désigne communément cet oiseau sous le nom de PROCELLARIA GLACIALOIDES (1), et Forster le considérait comme ne différant pas spécifiquement du Procellaria glacialis des mers boréales (2), mais cette assimilation n’est pas admise par les ornithologistes de nos jours, et ils ont donné à cet oiseau plusieurs noms différent. Ainsi c’est le Priocella Garnoti de Hombron et Jacquinot (3), le Procellarin tenuirostris d’Audubon, de M. Coues etc. (4), le Procellaria Smithii de M. Schlegel (5), le Procellaria polaris du prince Ch. Bonaparte (6) et la Thalassoica glacialoïdes de M. Coues (7).

La Géorgie australe paraît être un des lieux de reproduction du Pétrel glacialoïde (8). Get oiseau a aussi été trouvé à l’île Louis-Philippe (9), aux environs du cap Horn (10), dans Île détroit de Magellan (11), sur la côte est de la Patagonie (12), sur les côtes du Chili (13), dans le sud de océan Pacifique (14), à la Nouvelle-Zélande (15), à Kerguelen (16) et au cap de

(1) Linnée, Systema nature, t. 1, p. 213.

Pétrel de l’île Sainte-Kilda, Buffon, Planches enluminées, n° 59.

— Degland et Gerbe, op. cit.,t. I, p. 371.

Fulmarus glaciatis, Ch. Bonaparte, Conspectus, t. Il, p. 187.

— Coues, Procellaridæ (Proceed. Acad. Philadelphia, 4866, p. 27).

(2) Forster, Descriptiones ayimalium, p. 25.

(3) Voyage au Pôle sud, Zoologie, t. NX, p. 148.

(4) Audubon, Ornithological Biography, t. V, p. 333.

(5) Schlegel, Muséum d'histoire naturelle des Pays-Bas, Procellaria, p. 22.

(6) Charles Bonaparte, Tableauæ, etc. (Comptes rendus de l'Acad. des sciences, L. XLIT, p. 768.

(7) Elliot Coues, op. cit. (Proceed. Philad. Acad., 1866, p. 30).

(8) Darwin, Zoology of the Voyage of the Beagle. Zool., t. TU, p; 140.

(9) Sharpe, loc. cit., p. 124.

(10) Gould, Birds of Australia, t. VU, pl. 48. — Darwin, loc. cit.

(11) Sharpe, loc. cit., p. 124.

(12) Darwin et Gould, Voyage of the Beayle : Birds, p. 140.

(13) Procellaria Smithii, Schlegel, op. cit., p. 23.

(14) Gould, Birds of Australia, t. VIE, p. 48.

(15) P. Smithii, Hutton, Finsch, Vôgel Neu-Seelands (Journal fur Ornithologie, 1872, p. 255). — Procellaria glacialoides, Buller. Birds of New-Zeuland, p. 301).

(16) Thalassoica tenuirostris, Sharpe, op. cit. (Philosoph. Trans., t. CLXVII, p. 123).

Bonne-Espérance (1). Il-paraît ne pas fréquenter la partie septentrionale de océan Atlantique (2), mais sa présence a éié signalée sur plusieurs points près des côtes de l’Amérique du nord jusqu’à l’Oregon (3) et l'embouchure du fleuve Colombia (4).

À raison de ce mode de distribution géographique on est conduit à se demander si le Procellaria glacialis et le Procellaria glacialoides ne reraient pas seulement deux races diffé rentes d’une seule et même espèce.

Le groupe des PurFixs qui sa distingue des autres Procellariens par l'épaisseur de la cloison médiane des narines, appartient en majeure partie à l'hémisphère nord, mais il est représenté dans la mer du Sud par une espèce très remarquable, le grand Petrel noir (5) ou Petrel du cap de Bonne-Espérance (6), désigné par Linné sous le nom de Procellauria æquinoxialis (7). Let oiseau diffère beaucoup des Puffins proprement dits ; ses ailes sont plus courtes que d'ordinaire dans cette famille; son bec est très robuste ; ses tubes nasaux sont gros et s'ouvrent presque directement en avant, sa queue est courte et arrondie; enfin son plumage est partout d’un noir fuligineux, si ce n’est vers la base du bec où se trouve une tache blanche dont les dimensions varient. Aussi la plupart des ornithologistes de nos jours s’accordent-ils à le classer dans un genre ou sous-genre

particulier, auquel le nom de Majaqueus a été donné (8).

(1) Smith, Jllustrations of Zoology of the S. Africa. Aves, pl. 51.

(2) Elliott-Coues, Procellaridæ (Proceedings Acad. of Philadelphia, 1866, p. 90). |

(3) Procellaria tenuirostris, Cassin. United States exploring Expedition, Birds, p. 409.

(4) Elliott-Coues, Loc. cit., p. 30.

(5) G. Edwards, Hist. nat., t. IE, pl. 89.

(6) Brisson, Ornithologie, t. VI, p.137.

(7) Linné, Systema naturæ. Edit. 6, t [, p. 213.

(8) Reichenbach, Natürl. Syst., 1850, p. 4. — Bonaparte, Comptes rendus, 1806, t. XLII, p. 768.

Ge Puffin est commun aux environs du cap de Bonne-Espérance, et v reste sédentaire pendant Ja plus grande partie de l'année (1),maisils’en éloigne à l’époque de la ponte etilniche aux iles Grozet, ainsi qu'à Kerguelea (2). Il se montre aussi à Saint-Paul sans y être commun (3). Geite espèce appartient donc essentiellement à la faune antarctique.

Une autre race locale réalisant le même type organique, mais ayant nn peu plus de blanc sous le bec, sur les côtés de la face et sur le front, porte dans nos catalogues ornithologiques un nom spécifique particulier, celui de Procellaria conspiciullata, et les marins, à raison de la disposition des taches céphaliques, appellent le Puffin à lunettes. Gould, qui fut le premier à en parler, l’a rencontré ea grand nombre auprès des îles Saint-Paul et Amsterdam, dans les parages de la Tasmanie, auxiles Falkland et autour de l'ile Tristan d’Acunha (4). Mais cet oiseau ne se montre jamais dans la région sud-africaine (9).

Uae troisième variété locale a été trouvée à la Nouvelle- Zélande, et décrite sous le nom de Procellaria Parkinsoni (6). Elle niche aussi sur les ilots adjacents (7).

Le Puftin de Buffon, ou Pulfin cendré’(8) de nos mers, qui est appelé aussi par divers ornithologistes Puffinus Kuhlii (9), niche sur divers points de la Méditerranée (10) et remonte parfois au nord jusqu’à Groenland (11). Mais il est aussi très répandu dans les régions australes, depuis l'extrémité sud de

(1) Layard, Birds of South Africa, p. 360.

(2) Sharpe, op. cit., (Philosoph. Transact., t. CLXVIIL, p. 121).

(3) Velain, Thèse, p. 49.

(4 Gould, Birds of Australia, t. VIL, pl. 46.

(5) Layard, Birds of South Africa, p. 360.

(6) Gray (the Jbis, 1862, p. 245).

(7) Buller, Birds of New-Zealand, p. 302.

(3) Le Puflia, Buffon, Planches enluminées, n° 993. Puffinus Cinereus, Cuvier, Règne animal, t. 1, p. 554.

— Degland ei Gerbe, Ornithologie européenne, t. 1, p. 370.

(9) Boie, Isis, 1825, p. 257, sp. 13.

(10) Notamment sur les ilots rocheux qui avoisinent Marseille et Toulon.

(11) Schlegel, op. cit., Muséum des Pays-Bas, p. 24.

l'Amérique jusqu'à la côte du Chili (1). 1 fréquente également Kerguelen (2).

Les Puffins dont le prince Ch. Bonaparte à formé le genre Adamastor (3), participent aux caractères des Puffins proprement dits et des Fulmars, mais ils ressemblent tellement à l'espèce précédente, que plus d’un ornithologiste habile ne les en a pas distingués.Ils sont tout à fait cosmopolites; ainsi PAdamastor typus de Bonaparte n’est autre chose que le Puffin trouvé par Forster dans l'océan Pacifique, vers le 48° de latitude sud (4). M. Darwin a vu ces oiseaux en nombre incalculable dans les parages de l'ile Chiloé (5); M. Hutton assure qu'ils sont très communs sur les côtes de la Nouvelle-Zélande (6); Gould les a souvent rencontrés près de la côte est de l'Australie (7); M. Velain les a observés à l’île Saint- Paul (8); enfin M. Sharpe, qui a examiné plusieurs exemplaires de cette espèce provenant de Kerguelen (9), n'a pu constater aucune différence entre eux et le Puffin de la Méditerranée. Or, ce dernier se montre aussi dans la Manche (10) et paraît ne pas devoir être distingué spécifiquement de l'Adamastor cinereus des côtes de l'Amérique septentrionale (11).

(1) Pelzeln, Novara. Vügel, p. 142,

(2) Sharpe, 0p. cit. (Philosoph. Trans., t. CLXVIII, p. 122).

(3) Ch. Bonaparte, Conspectus avium, t. I, p. 187.

(4) Forster, Descriptiones animalium, p. 208.

(3) Darwin, Voyage of the Beagle, 1. I, p. 554.

(6) Procellaria cinerea, Bulier, Birds of New-Zealand, p. 305.

(7) Procellaria hæsitata, Gould, Birds of Australia, t. VIE, pl. 47.

(8) Velain, These, p. 49.

(9) Puffinus Kuhlii, Sharpe, op. cit. (Philosoph. Transac., p. 122).

A Kerguélen, ces Procellariens nichent par paires dans des terriers très longs et élargis vers le fond en forme de chambre qu'ils creusent dans le sol humide. Voy. Hutton (the Ibis, 1865, p. 286).

(10) Procellaria hæsitata, Degland et Gerbe, op. cit., t. IE, p. 417.

(11) Elliott-Coues, Procellaridæ (Proceedings of the Acad. of Philadelphia, 1864. p. 119).

Le PÉTREL BLANC DE NEIGE, Procellaria nivea de Gmelin (D, est un des oiseaux les plus caractéristiques de la faune antarctique (2). Les voyageurs le reconnaissent facilement au vol et il diflère assez de toutes les autres espèces du même groupe naturel pour que le prince Ch. Bonaparte ait cru devoir en former un genre particulier, auquel il a donné le nom de Pagodroma (3). I niche à l'ile Cockburn (4), sous le 64° degré de latitude sud, au sud-ouest des Nouvelles Shetland, à l'ile Franklin, près la Terre Victoria, vers le 76° degré de latitude sud (5), et probablement aussi sur d’autres points de la même région circompolaire, car le capitaine Ross Pa vu en nombre incalculable dans le voisinage du grand volcan l'Erebus (6), ainsi que sur les glaces, un peu moins vers le sud; c’est l’oiseau le plus commun dans le voisinage des glaces circompolaires de l'hémisphère sud (7). Il abonde aussi dans le groupe d’iles situées au sud du cap Horn, notamment à la terre Louis- Philippe (8), dans le petit archipel des Sandwich australes (9) etàla terre de Palmer (10).On l’a égalementsignalé dans larchipelMagellanique(11); enfin, bienqu'il soitun des oiseaux les plus

(4) Linné, Systema nature, édit. XIE, t. E, p. 567.

— Gray, Voyage of the Erebus and Terror. Birds, pi. 54

— Cassin, United States Exploring expedition. Ornithology, pl. 42

(2) Voyez la carte n° 4, sur laquelle cette espèce est indiquée par le n° 9.

(3) Bonaparte, Tableaux comparatifs et paralléliques des Pelagiens (Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1856, t. XLII, p. 768), et Conspeclus avium, t. II, p. 192.

(4) Ross, Voyage in the southern and antarctic regions, t. I, p. 342.

(5) Ross, op. cit., t. 1, p. 215.

(6) Op. cil., t. I, p. 225.

(7) 75°53! latitude S., et 184 52° Jongitude O. de Greenwich (Ross, t. il, p. 196).

— Voy. aussi Hombron et Jacquinot, Voyage de l'Astrolabe, Zool., t. HI, p. 139.

(8) Cassin, United ge Exploring expedition. Birds, p. 415, pl. 42.

(9) Ross, op. cil., t. IT, p. 420.

(10) Weddell, op. À ; p. 42.

(11) Fanning, op. cit., p. 439.

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