‹ Recherches sur la faune littorale de Belgique (volume 3)Chapitre 19 sur 103 · PI. X · texte numérisé non relu

PI. X

Les Bothridies ne se divisent pas en plusieurs fossettes; elles portent chacune à la base un appendice très-mobile qui a la forme d’une feuille; le Strobila ne se compose que d’une dizaine d'articles ; les adultes sont très-longs et étroits.

Nous avons vu plus haut combien ces deux espèces offrent de la ressemblance dans la forme de leurs crochets, et que c’est par ce motif que ces vers ont été confondus. On verra par la description et par la comparaison des deux planches combien cependant ces espèces diffèrent entre elles.

Synonymie. — Bor. coronarus. Du Jard. Hist. nat. des Helm. pl. 12, fig. K.

Scolex et Strobila. — La tête a une forme très-élégante; elle est flanquée de quatre lobes très-contractiles et complétement séparés les uns des autres. Chaque Bothridie est terminé en dessous par un lobule tout aussi mobile qu’elle. Il faut avoir des exemplaires très-frais pour distinguer ces parties ; elles sont rapidement déformées après la mort. Chaque lobe porte en avant une épine cornée d’une forme toute particulière, qui est simple à la base, mais qui, à très-peu de distance, se divise en deux branches; celles-ci se subdivisent à leur tour chacune en deux autres branches, de manière que chaque pièce est terminée par quatre pointes. On peut voir faiblement les épines du côté opposé à travers les parois. Les Bothridies ne se creusent pas pour former des cavités comme dans l’espèce précédente.

Ces crochets sont déjà complétement développés quand le ver a encore tous les caractères du Scolex.

On distingue parfaitement à l'intérieur de la tête des faisceaux muscu-

laires qui partent de la partie étranglée du cou et qui se rendent vers les Bothridies. J'en ai vu distinctement six; chaque Bothridie reçoit probablement deux de ces muscles.

On reconnaît aussi distinctement dans la tête les quatre cordons qui s'étendent dans toute la longueur du corps à travers tous les articles.

Le cou est fort court et légèrement étranglé, au milieu surtout, dans les individus très-vivaces.

Les premiers articles ont à peu près une forme carrée; les derniers sont extraordinairement allongés ; le penis s'ouvre du même côté.

Proglottis. — L'animal est fort long, effilé aux deux bouts; il est de 5 à 6 fois aussi long que large. Le penis s’ouvre vers le milieu de la hauteur sur le côté. Je l'ai vu se dérouler et il ne dépassait pas la moitié de la longueur de l'animal. Il est hérissé. On aperçoit très-distinctement les cordons entortillés qui forment le testicule.

Eu comprimant un individu, j'ai vu un cordon transparent s'étendre du milieu du corps, apparaître en arrière, contourner la bourse du penis et s'ouvrir à côté de cet organe : c’est le vagin. Les parois de cet organe sont extraordinairement minces. |

Dimensions. — Longueur du Strobila . . . . . . . . . . . 207% NU LAICEE: 0 en en Ce e he Me Es CORNE = iles crochets: 1 LAN Or AUTETUNTIT OEM

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Habitat. — Elle habite surtout le Raia clavata; 11 n’y a guère d'individus de cette espèce de Raie dans lesquels on ne découvre un grand nombre de ces vers, soit à l’état de Strobila, soit à l’état complet.

Gexre ONCHOBOTHRIUM. De Blainv.

Les Bothridies sont armées en avant de deux crochets simples en hameçon, unis à leur base par une plaque en forme de fer à cheval. Le nom de ce genre, qui a été proposé d’abord par Rudolphi, et ensuite

adopté par De Blainville pour l'appliquer aux trois espèces de Bothriocéphales armées connues, ne s'applique qu'à la seule espèce qui est pourvue de crochets simples.

O. uxcinarum. Rud.

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