H 2 RECHERCHES
Nous n'avons rien à ajouter aux observations qui sont consignées dans notre Mémoire sur les tubulaires.
Nous caractériserons ainsi cette espèce :
Tubes du polypier isolés, grêles, rarement ou peu ramifiés; polypule proportionnellement grand; téléons sphériques complets , portés sur un pédicule court.
On la trouve sur les flustres et les halodactyles , comme sur la carapace des crabes.
Les naturalistes anglais Pont observée sur leurs côtes.
Il est inutile de faire remarquer que les figures 23 , 24 et 25 de la pi. V sont les derniers termes de révolution ; les figures suivantes ne font aucunement la suite '.
Genre EUDENDRIUM.
Ce genre, créé par Ehrenberg pour la coralline tubuleuse d'Elli's, est généralement adopté. Le polype agame n'a que la couronne inférieure de tentacules, le téléon a quatre cirrhes doubles, les tiges sont ramiflées et trèsirrégulièrement annelées.
Caractères. — Polypules à une seule rangée de tentacules, s'élevanl jusqu'à seize et irrégulièrement étendus; le corps en forme de massue; les capsules téléolbèques médusipares insérées sur les tiges qui portent les polypes ; les liges sont légèrement annelées , à leur base surtout.
Les téléons sont hémispliériques, ont quatre faisceaux de cirrhes doubles et quatre palpes simples à Torifice de la bouche.
EUDENDRIUM RAMOSUM.
(PI. VI et vu.)
Cette espèce a acquis récemment un haut degré d'importance. On la connaît dans ses diverses périodes d'évolution, pour ne pas dire dans toutes.
' Mémoires de l'Académie royale de Bruxelles, tome XVII.
Le polypier recouvre souvent, comme une mousse, le Iialodaclyle diaphane, bryozoaire si exlraordinairemenl commun sur nos côtes, et s'y mêle avec un grand nombre d'autres polypes.
Nous avons depuis longtemps reconnu la méduse avec ses quatre faisceaux de cirrhes bifides et ses quatre taches de couleur à la base de chacun d'eux. Ces méduses sont-elles loutes femelles et les mâles ne restent-ils pas atrophiés sous une forme particulière? N'est-ce pas une colonie mâle que nous avons représentée dans notre Mémoire sur les tubulaires, pi. VU, fig. 2?
Ces questions restent à résoudre, et leur histoire ne lardera pas, nous en sommes persuadé, à être complète.
Ce qui semble venir singulièrement en aide à cette supposition, c'est que Cavolini a vu deux sortes d'œufs sur une Sertularia (Ewlendrium) racemosa de la Méditerranée, et ces deux sortes d'œufs, c'est-à-dire ces capsules sexuelles, sont portés sur des pieds différents; les capsules femelles sont médusiformes et enfilées, tandis que les mâles sont réunies en grappe et affectent une forme toute difîérente.
V Eiidendrium capillare, dont M. Allman vient de faire le genre Corymbogonium à cause des capsules mâles, fournit également des motifs à l'appui ' de celte supposition.
Cette espèce, qui n'a rien de commun avec la nôtre de la mer du Nord, a été étudiée aussi par M. Sars.
M. Gegenbaur n'hésite pas à identifier une espèce de la Méditerranée avec notre Eudendrium ramosum, et complète les observations que nous avons publiées dans notre Mémoire sur les tubulaires. M. Gegenbaur a observé un point rouge formé à la base de chaque cirrhe, et il signale la présence de palpes à l'orifice de la bouche; nous avons vu ces palpes dans ces derniers temps. Le savant professeur de Jéna a vu des méduses mûrir sur pied, et il en a trouvé d'autres en mer (|ui différaient à peine par la taille; il se demande si ces léléons ne continuent pas leur évolution après la séparation de la colonie, et si, avec l'apparition des organes sexuels, ne correspondent pas des
» Ailler, Catal. of Zoopli., 18;j7, pi. I, Gg. 9-12; Allman, Ami. of mit. Irist., 18G1, p. 171.