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DE L'EMPLOI PHARMACEUTIQUE DE L'IODURE D'AMIDON

Buchanan est le premier qui ait introduit dans la thérapeutique les préparations contenant de l’iode fixé par l’amidon. Plus tard Quesneville préconisa dans son journal un sirop d’iodure d’amidon dont il n’indiquait pas d’aulleurs la préparation. Magne-Lahens, dans un mémoire lu à la Société de Médecine de Toulouse le 15 janvier 1851 et inséré dans le journal de pharmacie et de chimie T XVI p. 243, donne le procédé auquel il est arrivé après de nombreux tâtonnements pour préparer un sirop d'iodure contenant comme le sirop de Quesneville 2 gr. 5 d'iode par kilog.

Au lieu d'employer de l’amidon ordinaire, il prend de l'amidon convenablement grillé, et il observe que cette opération doit être conduite avec précaution car si le grillage a été poussé trap loin l’amidon soluble obtenu se co :

lore par l’iode en rouge violacé et non en bleu. Pour obtenir son sirop il prend :

Amidon convenablement grillé 1°5 Eau à 50° 10 p Il filtre ensuite, puis il pèse.

Solution ci-dessus 167 gr.

Iode 1607025 Sucre COnCassé 392 gr.

Il broie rapidement l’iode avec un peu de sucre, puisil ajoute une pelite quantité de liquide pour former une pâte qu'il broie à son tour; il ajoute enfin alternativement le sucre et Le liquide en continuant à broyer.

Le sirop est préparé dès que la dissolution du sucre est opérée. Ainsi obtenu, le sirop est très transparent et d’une belle teinte, surtout quelques heures après sa préparation, alors que l'air incorporé pendant le broiement s'est dégagé et que la solution du sucre est devenue complète.

Magne-Lahers s'est ensuite occupé d'obtenir la poudre d’iodure d’amidon soluble que Quesneville préparait aussi en vue de la confection de sox sirop. Il y est arrivé de la manière suivante. Il prend :

Amidon grillé 9 p

Iode lp il réduit l’iode en poudre fine en ajoutant d'abord une petite quantité de l’amidon, dont le surplus est ensuite mêlé à l’iode par un broyage vigoureux et rapide. Le mélange intimément opéré est introduit dans un petit matras qu'il bouche et qu'il plonge dans un bain-marie d’eau bouillante. Au bout d’un temps plus ou moins long, un quart d'heure, demi-heure, une heure, selon la quantité

om.

du mélange, celui-ci qui était d'une couleur grise au moment où il a été introduit dans le matras devient d’un bleu si intense qu'il paraît noir. Les petites quantités d’iode qui se dégagent sont d’abord absorbées par la poudre, qu'on à soin d'agiter de temps en temps. Le produit obtenu doit être lavé à l'alcool, qui Ini enlève les traces d’iode qui pourraient ne pas être entièrement combinées à l'amidon. Il est indispensable pour réussir dans cette préparation de laisser exposé à l’air pendant quelque temps l’amidon torréfié, pour qu'il reprenne l’état hygrométrique qu’il avait avant la torréfaction. La poudre d'iodure d'amidon une fois obtenue, on prépare le sirop de la manière suivante :

On prend :

Jodure d’amidon soluble 25 gr.

Eau 329 gr.

Sucre 650 gr.

On in'roduit l'iodure et l'eau dans un matras que l’on plonge dans un bain-marie d’eau bouillante, et quand la solution d’iodure est complète on ajoute le sucre grossièrement concassé ; on bouche le matras, et on agite de temps en temps jusqu’à la solution du sucre. On renferme enfin le sirop encore chaud, dans un flacon qu'on bouche avec Soin.

Magne-Lahens conseille de ne pas trop élever la température et de ne vas la maintenir trop longtemps élevée dans la confection du sirop. En effet, plus la température s'élève, et plus longtemps elle est maintenue élevée, plus l’iode a des tendances à se transformer en acide iodhydrique. Sous la même influence le sucre de canne se transforme rapidement en glucose.

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