‹ Recherches Sur La Fonction ThyroïdienneChapitre 4 sur 49 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

Parmi les accès de psychoses périodiques observés par nous au cours de l’année 1921, nous avons remarqué spécialement quatre femmes, atteintes simultanément de maladie de Basedow. s

des constatations d’un vif intérêt.

et méritent de notre part une brève description chnique = Ce sont :

: Obs. 1. — M" F..; 63 ans : Accès mélancolique (2° accès). Obs. 2. — M"° C.., 44 ans : Bouffée délirante hallucinatoire He (2 DRE Obs. 3. — M'° H..…, 29 ans : Accès mélancolique (4"° intern‘). Obs. 4. — M'"° V..., 30 ans : Accès maniaque (2”° accès).

Chez toutes ces malades, on note un véritable parallélisme entre l’intensité du syndrome basedowien et le développement de l’accès.

Je veux dire que ces femmes sont arrivées en traitement avec une

exacerbation de tous les signes physique de la névrose, coïncidant - avec l’apparition des troubles psychiques et, à mesure de la rétro-

cession de ceux-ci, s "établit une atténuation des manifestations de

Basedow. CO | | NRA F : Chez notre première malade, des troubles subjectifs intenses disparurent, avec l’amélioration des signes vasculaires et la dimi-

nution de volume du goitre.

BASEDOWIENNES PÉRIODIQUES

L'évolution de ces malades nous a permis de RESE à leur sujet 2

Elles furent le point de départ de nos recherches ultérieures, :

ES Pour les deux Arte le syndrome Basedow fut ne s ment fugace, et ne survit PAS à la guérison de la psychose.

8 Fe Observation 1. — M°° UE : Délire mélancolique.

ce ans. À l'asile pendant ñ mois (juillet 1921-février 1922), Give: 2 enfants b. p. ;

Commerçante active et habile, occupe à Evreux une situation Le. importante, tenant elle-même la direction de son aus

. Antécédents. — Père nerveux, pas d’aliénés.

— A l’âge de 45 ans, a fait un accès antérieur de dépression (neurasthénie), d’une durée de 6 mois.

__ — Tempérament émotif, loquacité, suractivité intellectuelle, Al gaîté exubérante, vivacité motrice constante.

Syndrome mental. — Début.

| Au mois de mars 1921, la crise difficile qui bouleverse les Se affaires est pour elle un sujet de vive préoccupation. M°° F... devient anxieuse, craint pour sa maison, désespère de l’avenir. Rapidement, elle présente un état de trouble très marqué et émet des idées Es délirantes : de culpabilité, de ruine, de remords. Cessg son travail. Elle s'arrête à l’idée fixe de suicide et fait deux tentatives de strangulation. On la fait interner dans une maison de santé privée. S’accuse d’une mauvaise organisation de sa vie, se croit indigne de l'existence et manifeste une anxiété ‘permanente.

… Puis, une détente légère apparaît : il y a alternance d’un jour ‘de calme relatif et d’un autre de lamentation agitée. Mais, elle pleuré, se frappe la tête contre les murs, se frappe la poitrine, ébauche des idées de négation, « n’a plus de cœur », tandis que les idées de suicide ont disparu.

% &'} Examen.

rai Ge

ET

4 Conscience complète de sa situation : « L’internement est son

déshonneur, le déshonneur de toute sa famille ». Bonne mémoire ; pas d’affaiblissement.

Dégoût du travail ; reproches personnels

Préoccupations financières.

Sentiments d’impuissance, de ne plus pouvoir aimer, ni prier:

À RE P : pas PÉREAEN que je devais avoir ». Re £ « Mon fils a fait la guerre, il aurait mieux valu qu’il meure È < DES | !» — Avoue ses tentatives de suicide. : 44

Anxiété fondamentale. ;

Demande de nombreux RARES supplie qu'on « stimule

5 FR 4 Etat physique. — Mroublee Endocriniens : PA Etait hypoménorrhéique constitutionnelle. ‘ Depuis la ménopause à 47 ans, un goitre a fait rapidement son apparition. : =: . ; À 2.

I} s’agit d’une hypertrophie moyenne du C. thyroïde, globale et

régulière, assez ferme, sujette à un accroissement passager sous

l'influence des émotions, et qui s’est notablement accrue depuis la : maladie actuelle. \

| - À ce niveau, hyperesthésie tégumentaire (signe de Lian). .

5 s'accompagne de plusieurs signes de maladie de Basedow :

— Appareil oculo-palpébral motilité du globe normale, pas d’exophtalmie, ni d’éclat oculaire, mais rareté du clignement ; pigmentation de la paupière supérieure (signe de Teillaïs) — Tremblement des doigts, très marqué, excessif, involontaire. —— Troubles cireulatoires: S

Tachycardie modérée, P. 90, avec pouls petit et instable. Eréthisme cardiaque, perçu par la malade : palpitations. Hypertension pour la pression systolique MX 18.

Man 9.

Hypertonie du Sympathique, caractérisée par l’inversion du réflexe oculo-cardiaque

avant après compression de 15 sec. : 21 23 ; F Troubles vaso-moteurs : poussées congestives face et cou.

« A la naissance de ma petite-fille, j'étais près de ma fille, je n avais

__ Craintes de toutes sortes sur sa santé, sur l’avenir. 7 100

sa lo ». d ; 5 \ “Irritabilité : Se montre très susceptible, exigeante à l'extrême. ie

re

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