‹ Recherches Sur La Fonction ThyroïdienneChapitre 5 sur 49 · ET PO ET MR · texte numérisé non relu

ET PO ET MR

riens

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24 — Troubles de la res et du métabolisme : CA re Es

Fréquentes Dour chaleur et crises sudorales. Trans- "2 piration constante.

ë s 2 Sensation de chaleur physique, avec thermophobie, crainte 7e de Fête recherche des ORAN d'air et subagitation

À LES motrice. = -{ Fe La malade signale de l’amaigrissement ; elle a un aspect : LC fatigué et ses, vêtements deviennent trop amples. À #0 Elle se plaint de diarrhées, par crise soudaines, assez fréquentes i (3 selles par jour). Fa de — Spa urinaire : 4 TRÈS Aurait eu Fe la glycosurie pendant trois mois au début de À TER .. cet accès. à 2% D Volume : 1 litre. ; NS Albumine : traces. CES “4 Glycose : 0. D | ee 4 A Pupilles : normales. va a :

ASE Système nerveux : normal. À “À 54 Œvolution. — La malade, passée dans un autre service, est ‘ d’abord laïssée au régime lacté et soumise à l’alitement. $ ; Elle manifeste une irritabilité incessante, mais les troubles | mentaux s’atténuent. . à Rs Une tentative de sortie par la onilies prématurée, échoue, et :

détermine la réapparition de l’anxiété, et d’actives idées délirantes . à la suite d’un syndrome confusionnel passager. | F Puis la malade passe par des oscillations alternatives d’hypomanie coléreuse et d’anxiété bruyante pendant plusieurs mois. a Son virascibilité déteint même sur ses sentiments affectifs qu’elle avait très développés.

Enfin, ces troubles s’atténuent progressivement. Mme F... passe presque inaperçue dans le service, quand sa famille la reprend, et nous apprenons qu'elle se comporte normalement au dehors. à

A son départ : P. 80. ie | TA Mx 16. à 1 Mn 11.

Le goitre a diminué de volume, la consistance est plus dure, ei la sensibilité du contact de l’épingle n’est plus douloureuse.

ét.

contre, nous avons facilement constaté cette amélioration Phys

En même nos la malade ne ne plus de troubles subjec- | 3 tifs et présente un certain embonpoint.

Il s’agit: donc d’un deuxième accès mélancolique. Le premier

survint à la ménopause avec l’apparition du goitre, mais sa gravité

fut moindre. e (% Cette malade n’est entrée qu’ assez tardivement à l’asile, et. +

nous n’avons pu saisir au début l'importance des modifications

physiques, notamment la glycosurie et l'accroissement du goitre, par

avec l’heureuse évolution du délire mélancolique.

Observation 2. — M" C.., 44 ans : Bouffées délirantes hallu- œ

cinatoires. | l'E 200 Domestique. | É | ; à pa % de Divorcée après 4 ans de LAURE ; troubles du caractère à son : SP

reproche. A | , pe La 1 enfant, mort : imperforation anale. ALES Une fausse-couche à trois mois. Se 8 Avoue la syphilis. RER Premier séjour 1920. Durée : quatre mois. | 1023 Symptômes d’excitation intellectuelle avec idées de persécution

et hallucinations multiples. Association de nombreuses interpréta-

tions délirantes. Se croit victime d’une conspiration ourdie par une LE

bande de magiciens, dont une patte d’oie et un carreau sont les Fe emblèmes. pe 2 se.

Irritabilité. — Amélioration. Sortie guérie.

Deuxième séjour 1921 : Durée trois mois. Entrée octobre 1921.

Etat mental. — A repris son métier de cuisinière, mais depuis E

dix jours, elle est à nouveau « travaillée » par des persécuteurs. Es

On a dit qu’il fallait me faire disparaître. Ils sont arrivés à “+

leurs fins. Tout à coup, il me ratatinent les membres, me font LU

| Siis

remuer les mains, par la radio, l'électricité et le spiritisme ». Délire hallucinatoire avec idées de persécution, troubles psychosensoriels, troubles de la cénesthésie.

Etat physique : *-

Aspect tragique du goitre exophtalmique. Exorbitisme très accusé, regard brillant, courroucé (signe de Graefe et de Stellwag).

Tremblement qui devient très évident quand on fait écrire la malade, tenir une aiguille ou qu’on l’interroge sur ses persécutions.

Palpitations : pouls à 100. | Goitre de volume moyen, non douloureux. .

Réflectivité tendineuse, cutanée normale. Pas de‘signe d’Argyll.

qu elle éprouve souvent le besoin de manifester de l’activité physique, qu’elle est sujette à des colères, qu’ on la trouve peu commode et qu elle n’a pas d’amies. ; à

Li Sans cesse en transpiration, il lui fu de l'air, elle recherche le # froid, che se ae . malheureuse Pété. Constipation. 1 ERA

Au quartier, all à se + par un caractère ne table ses me réclamations, son intransigeance ; excite les malades contre le personnel hospitalier, revendique ses droits et sa liberté.

. Céphalées et insomnies. Menstruation irrégulière.

£ Après un mois, les troubles hallucinatoires commencent à S’apaiser, puis s’évanouissent complètement. Mme C.…. croit encore ‘que son bras gauche a été parésié ni un sort, mais elle accepte de faire quelques travaux.

Le tremblement des mains devient imperceptible. Les globes oculaires ne sont plus douloureux, et les récriminations deviennent

ER moins fréquentes. es

C#0R La malade se calme tout à fait et est jugée en état de reprendre 228 da vie ordinaire (janvier 1922).

‘ae Elle reconnaît le caractère pathologique des troubles présentés

par elle et en sourit. Son irritabilité s’èst atténuée. Le pouls reste instable à 84 : elle n’a plus de palpitations. L’exophtalmie persiste. - Le cou est encore volumineux, mais un goitre n’est pas évident et le tremblement a disparu.

ne. Insistons sur l’évolution rapide de ce délire hallucinatoire et

l'accroissement des signes physiques de Basedow, notamment la : tuméfaction passagère du C. thyroïde, et la prédominance de l’exophtalmie.

Observation 3. — M°" H..., 28 ans : ‘Dépression mélancolique récidivant pour la quatrième fois.

La malade précise que son exophtalmie date de la puberté,

on oies oder El ef

ay

A SAnt-Von dun trois mois et Les séjours antérieurs

1916, 1917, 1919 ont duré deux mois et demi, 6 mois et Ho trois

mois et demi. À | et tentatives de suicide. , : 1 "REES Examen : Dire mental.

* Garde un mutisme complet. Accepte de fournir par écrit des réponses. simples à un Lee DERIQIEE d’ identité, ee bien orientée.

AI ARENRT où elle doit faire re Toute sa conscience est. envahie par des préoccupations mystiques : c’est par sentiment

d’indignité qu’elle ne parle pas. Elle nous écrit « aujourd’hui,

C’est la re de Sainte Rose de Viterbe, vigilance ».

D. — Pourquoi ne parlez-vous pas ? Elle écrit en réponse SPA

« Ces secrets-là ne se disent qu’à un prêtre et non à un médecin.

Vous n’êtes que pour le corps, et je n’ai pas besoin de vos soins

parce que je puis me guérir moi-même avec la grâce de Dieu. Le seul crime dont on puisse m'accuser c’est d’avoir aidé à crucifier Fe Sauveur sur la croix ».

Puis, refuse de continuer à communiquer avec nous de la sorte. Fixe son regard sur un point et paraît haïllucinée, de la vue et de Vouie. ; |

Insomnie. Négativisme, Porte précieusement des médailles et chapelets. |

Etat physique :

Tachycardie marquée : 116 ; R. O..C. : 68.

Exophtalmie légère, yeux brillants, paupières fixes, pas de cli-

gnement spontané.

Pupilles en mydriase considérable.

Hypertrophie thyroïdienne du volume d’une pomme. Hypéres-

thésie du. C. T.

Rougeur du cou et de la face.

Peau moite. Transpiration. cune vaso-moteurs importants. Constipation.

La malade recherche constamment l’air, ouvre la fenêtée voisine de son lit, s’'évente la face.

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