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CH s’agit à chaque accès de dépression mélancolique, préceeu pations mystiques, avec hallucinations auditives, négativisme, idées. 1
de la malade.
a Raie blanche.
La prise de la tension artérielle est impossible, par refus formel
Urine : renferme des traces de glycose. | Réflectivité, cutanée, tendineuse, pupillaire : normale. CES
Evolution. — Se décide à prononcer quelques paroles à voix très
basse. Persistance des bouffées congestives au visage. Jette sur le parquet le bol de glycose que nous voulions lui faire TRE | Refus du travail à la couture.
Réactions de mélancolique : se promène les pieds nus dans
la cour ; au bain, s'efforce de s’enfoncer sous l’eau ; réussit à se couper les cheveux et nécessite une surveillanee. spéciale.
Au bout de trois semaines, sort peu à peu de cet état d’inhi-
bition et consent à livrer ses pensées. Elle nie les tentatives de suïi-
cide, et explique en souriant ses actes bizarres comme des sacrifices
nécessaires pour obtenir l'autorisation d’assister aux offices reli-
gieux. OA Garde longtemps une attitude humble et recueillie, mais accepte
| de travailler et de s’alimenter.
La saillie des globes oculaires devient moins apparente, il
n'existe plus de troubles vaso-moteurs. é JS Pas de goitre, au départ de la malade complètement guérie de son accès. À Pi ner”
Le pouls est alors de 70, très stable et régulier.
Observation 4 — M'" V..., 30 ans : Accès d’excitation maniaque, durant deux mois. :
Sept ans auparavant (1913), accès de trois mois et demi. Ce
premier accès a revêtu une forme confusionnelle avec agitation par
intervalles et hallucinations auditives. Refus d'aliments. Amnésie consécutive ne portant que sur l’accès., La malade ne peut évoquer aucun de ses actes pendant cet internement. ; | Ce second séjour est surtout caractérisé par une excitation
physique accompagnée de propos incohérents et une grande mobilité de l'humeur. ;
— « Son frère mort, est ressuscité. On lui a jeté, à elle-même,
un sort. Elle déclare qu’elle meurt victime de son dévouement, qu’on l’a volée, qu’elle est voleuse ».
Pleure et rit alternativement,
date dim té he de one ni Pie AL
ch
dbosithe: otre
quand sa famille vient la rechercher. Elle se plaint encore qu'on
-blement. dore
Sitiophobie. Insomnie. Injections de scopolamine et alimen-. tation à la sonde. à
Un: syndrome confusionnel surajouté a pour éléments ds récits délirants à forme onirique, des troubles psychosensoriels de la sensibilité générale et de la vue, et comme signes physiques, pa une odeur acétonique de l’haleine très forte, avec réaction de
Gerhardt positive dans l’urine, caractéristique de l’acétone. Nous notons la présence d’un goitre et d’exophtalmie. L'examen. physique complémentaire est rendu Hi pra CCE
par la trop violente agitation. SES L’amaigrissement semble s’accuser de façon rapide. à x Après un mois, l'agitation cesse brusquement et fait place à une
brève période d’anéantissement. La malade a à peine repris cons- - ; cience du monde extérieur et commence à manger spontanément,
l’électrise. Lx / 3 Nous avons l’occasion de revoir NU V..., quelque temps après. F C’est une jeune femme d’une distinction parfaite, dont le déve- 5
loppement intellectuel atteint un niveau élevé. Elle a pu recommen se
cer ses occupations : direction d’un atelier de couture. La transformation physique est si marquée que nous éprouvons une véritable
difficulté à reconnaître notre malade. É a Nous vérifions la présence du goître, avec tachycardie modérée,
mais, l’exorbitisme fait à ce moment défaut. I n’y a pas de trem-
La malade n’avait pas connaissance d’une hypertrophie thyroiïdienne ; nous apprenons que celle-ci a complètement régressé dans la suite. | c Pr
Nous pouvons rapprocher de ces périodiques une malade soi- < gnée par M. le Professeur Claude à l'Hôpital Saint-Antoine. 2e
Observation 5 (Communiquée par M. le Docteur Claude. — Qué, 57 ans : Accès mélancolique avec signes d’hyperthyroidie, à la ménopause.
N'a jamais été malade jusqu’en 1914.
Au mois d’avril 1914, elle constate une tuméfaction au niveau. du sein gauche. Elle entre à l’hôpital pour être opérée, mais on constate du sucre dans ses urines : 160 grammes 2, et on parle, au dire de la malade, de « diabète nerveux ». Eîle part de lhôpital au bout de quatre jours sans être opérée,
ANS 1919, elle a une congestion pulmonaire, dont elle guérit
rapidement. à
de thyroïde.
- Au mois d'août 1919, apparition d’æœdème au niveau des jam- FA bes. L'examen des urines révèle du sucre et de l’albumine. Régime | Jacté. Disparition de l’œdème. ÿ
: dente : sucre et albumine dans les urines. On parle d’urémie. Les $]
de 35 kilos en l’espace de 8 mois. Son corps thyroïde augmente toujours de volume. : HAE
En octobre 1920, « guérison totale » noûs dit sa fille.
Au mois de février 1921, son mari qu’elle aimait beaucoup
larmes, et parfois elle perd la mémoire.
gaie, sa santé est bonne. Toutefois, son cou est toujours gros.
cupée par la question pécuniaire, le devient alors beaucoup plus et, au mois de janvier 1922, des idées de misère,-de ruine apparais- | sent. Elle croit que tout est perdu, qu’elle va mouris et se demande A ce que va devenir sa pauvre fille, sans argent. Elle passe ses jour-
accès d’agitation : elle a peur du: moindre bruit. Et toujours, elle
la malade est incapable de tout travail. Elle ne mange plus et maïi- grit rapidement. L'examen des urines révèle une assez forte quanmantité de sucre.
envoie la malade au Professeur Claude, à l'Hôpital Saint-Antoine. Elle est hospitalisée dans son service, Symptômes physiques. —
Le facies est amaigri, les yeux brillants. Hypertrophie générale du corps thyroïde. Tachycardie assez marquée, pouls battant à 100- 120 et irrégulier. Léger tremblement des mains,
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parle de son misérable sort. De jour en jour, l’agitation augmente :
Au mois de février 1920, nouvelle crise semblable à la précé-
meurt. Elle éprouve alors un très vif chagrin. Elle devient incapable de travailler, n’a plus de goût pour rien, a souvent des crises de”
- En octobre 1921, tous ces troubles disparaissent, elle redevient
S Le 12 janvier 1922, elle va consulter le docteur Chaslin, qui À
Juin 1919, la tuméfaction du sein ayant grossi, elle est opérée.
Au mois de juillet 1919, augmentation de volume du COrPS :
(règles à ce moment disparaissent complètement. La malade maigrit 4
Mais en décembre 1921, son propriétaire lui augmente le … loyer. La malade, qui depuis la mort de son mari, était un peu préoc-
bien et pense partir à la campagne pour se « remettre tout à fait ».
rougeurs Au de la face qui se couvre de sueurs ; elle a des
; His ke |
Réflexe solaire : nul.
Tension artérielle : Mx 18. | "50
; Pure * Mr 8. -
Examen des urines : présence de sucre ; pas d’albumine. CINE — - 1 LEE
Etat psychique. — Le PT
La malade est dans un perpétuel état d’anxiété : A peur de ;
mourir, à peur que sa fille ne tombe malade. Elle nous dit qu'on
ne s'occupe pas d’elle parce qu’elle n’est pas intéressante, que l’on veut l’envoyer dans un autre hôpital pour se débarrasser d'elle et nous demande avec inquiétude à quelle heure elle devra partir. FR Elle nous dit aussi qu’elle est dans 2 misère, que sa fille va mourir de faim. si Li MERE La nuit, elle ne dort pas ; elle est assez agitée. Mn. 4 Cet état dure jusque vers la fin du mois de février 1922, puis, peu à peu l'anxiété diminue, les inquiétudes sur son état de santé
disparaissent. Elle reprend confiance en elle-même. 1% : Le 27 mars 1922, elle sort de l’hôpital avec un état psychique pie à peu près normal. Le
Nous revoyons la malade chez elle le 24 mai 1922. Nous ne cons- 2 tatons aucun trouble psychique, si ce n’est quelques mouvements un peu brusques, un peu d’énervement, .une tendance à diriger la conversation vers des idées de pauvreté. Maïs tout cela est'très PEU marqué. La malade a toujours les yeux un peu brillants, un corps thyroïde augmenté de volume, un pouls rapide. Elle se sent très
L'apparition d’un syndrome de Basedow en corrélation avec F:: l'accès, lexagération des signes basedowiens préexistants forment les traits dominants de ces observations. Ils nous permettent de supposer, au moins, la participation thyroïdienne dans la genèse ER des symptômes mentaux. : PES
Nous rapprocherons de ces faits cliniques le cas publié par MM. Arismoles et Legrand, dans les annales médico-psychologiques de février 1914 : les auteurs ont tendance à attribuer à la maladie
Ye ee. Basedow un Et dépressif. suivi d'hypomante. présenté par are
malade.
Dans une thèse, inspirée fe M. Bessière, M. Béville Le no
d’un de basedowien et de mélancolie. Fr
= Nous désirons insister sur les signes d’auto-intoxication pré | sentés par nos malades. Chez MF. Îles troubles subjectifs d'hy- perthyroïde sont très développés, nous les retrouvons moins intenses dans nos dns et troisième observations. Ne faut-il pas leur rapporter les phénomènes confusionnels et hallucinatoires niv chez elles ? en .
Es Des faits d'intoxication thyroïdienne thérapeutique ont fait
connaître des manifestations mentales à prédominance confusionnelle. | MES Que te | ip
u M”° F.… à présenté un Éao te confusionnel passager. Nous pouvons attribuer la répétition des troubles hallucinatoires à court intervalle chez M°*° C.., à la prédominance de facteurs toxiques chez ‘une femme à l’époque climatérique. C’est surtout l'association des Ÿ symptômes confusionnels qui donne de l'intérêt à notre quatrième | observation. La prédominance de ces symptômes dans le premier accès die la malade, leur présence dans le second, sont un nouvel
argument en faveur de l'influence pathogénique du corps thyroïde. FRE
Slt 36h ne,
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