‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 108 sur 219 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. La remise au duc d’Anjou est notée en marge des inventaires A et B, ainsi que sur l’inventaire C 54.

de François Ier. Nous lisons sur la garde du commencement une note autographe du prince :

Cest livre est à Jehan, conte d’Engolesme, lequel l’acheta || à Londres en Engleterre l’an de grâce 1441.

Missel de Paris.

Au musée fondé par Ruskin à Sheffield, M. S. G. Cockerell a reconnu un missel qui a appartenu à Charles V et qui paraît avoir été écrit au commencement du xiv° siècle. Le calendrier indique la fête de saint Louis en lettres d’or, et, au 4 décembre, la fête des Reliques. Il y a beaucoup d’initiales historiées, de style parisien, et deux très belles pages historiées, avant le canon : la crucifixion et une « majesté » . Le premier mot du second feuillet est corpora, ce qui a conduit M. Cockerell à penser que le Missel de Sheffield est bien celui qui répond à l’article suivant de l’inventaire des joyaux de Charles Y dressé en 1 380 1 :

En la chappelle estant emprès l’oratoire du Roy, en la grant tour du boys de Vincennes, a ung messel très bien escript et noté, et se commance au deuxiesme fueillet corpora.

XIII bis.

Missel de Paris.

A côté du missel qui vient d’être signalé, je crois devoir en indiquer un autre qui n’est pas expressément décrit sur les inventaires des livres de Charles Y et de Charles VI, mais qui doit offrir les mêmes caractères que les missels faits pour ces princes, et qui, selon toute vraisemblance, doit avoir été destiné à une de leurs chapelles.

1. N° 2621 de l’édition de Labarte; n“ 176 de mon Inventaire général.

Les articles suivants relevés dans le calendrier en démontrent clairement l’origine :

26 avril : Dedicacio capelle regis Parisiensis.

17 mai : Translatio capitis sancti Ludovici.

11 août : De sancta Corona.

... In prima dominica hujus mensis (augusti) fit festum duplex de Cruce in ecclesia Parisiensi.

4 décembre : Susceptio Reliquiarum.

On en peut dire autant de quelques mentions contenues dans le corps du volume :

Fol. 146, à l’office du jeudi saint : Post prandium conveniunt canonici in majori ecclesia beate Marie, et lavantur altaria.

Fol. 314 : Susceptio Reliquiarum.

Fol. 394 : Susceptio sancte Corone.

Deux notes nécrologiques, relatives à la mort de Charles YI et à celle du confesseur de ce prince, Michel de Creney, évêque d’Auxerre, ont été ajoutées dans le calendrier :

Ista die (m idus octobris) cebiit Michael, episcopus Antissiodorensis et Karoli VI confessons, anno M. CCCCIX.

Anno Domini millesimo CCCC XXII, die xxi octobris, obiit Karolus VI pius rex Francorum.

Les parties du graduel ont été notées.

L’enluminure est très bonne. Dans la peinture qui orne le Te igitur, on remarque l’image de l’Église et de la Synagogue, celle-ci avec les tables de la loi, celle-là avec le calice.

Commencement du second feuillet après le calendrier : am et salutarem.

Ce manuscrit est le n° 443 de la Bibliothèque royale de Belgique, anciennement coté 9125. Voir le Catalogue du P. Van den Gheyn, t. I, p. 271 .

Du missel de la Sainte-Chapelle, je dois rapprocher deux . feuillets tirés selon toute apparence de missels petit in-4°.

Sur chacun d’eux est représenté Notre-Seigneur, assis sur un banc, bénissant de la main droite et ayant la main gauche sur un livre. Aux angles de chaque tableau, les figures symboliques des évangélistes. Sur un des feuillets, la figure du Seigneur est dans un quadrilobe à bordure tricolore. Dans l’autre, la figure du Seigneur est dans un losange à bordure tricolore, circonstance qui m’autorise peut-être à signaler ici ces deux feuillets, exposés sous verre dans une salle du Musée de Cluny.

Je dois prévenir toutefois que ces feuillets pourraient bien n’avoir pas été détachés d’un missel. Pareil tableau a servi de frontispice à la Légende dorée, comme on le verra plus loin.

Les Épitres et les Évangiles des messes de l’année. Traduction française de Jean du Vignai.

Bibliothèque nationale, ms. français 4508 des Nouvelles acquisitions.

Petit volume de 155 feuillets, dont voici les premières et les dernières lignes :

Ci commencent les Epistres et les Evangiles de tout l’an, lesquelz sont translatées de latin en françois, selonc l’ordenance du Messel à l’usage de Paris. Premièrement, le premier dymenche de l’Advent Nostre-Seigneur, l’epistre ad Romanos. Fratres, scientes quia hora est et cetera. Frères, sachiez qu’il est ja heure de nous lever de dormir... — ... Donques, querés premièrement le royaume de Dieu et saintée1, et toutes ces choses vous seront adjoustées. Cy fenissent Epistres et Euvangilles, translatées de latin en françois selonc l’usage de Paris.

Écriture à longues lignes, du temps de Charles V. Miniatures sur les feuillets 1 , 2l3, 74 v°, 90, 94 et 98 v°. La pre-

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