‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 109 sur 219 · Mot récrit par une main moderne · texte numérisé non relu

Mot récrit par une main moderne

mière miniature, qui occupe plus de la moitié de la première page, est encadrée dans une bordure tricolore quadrilobée.

Cette dernière particularité peut, jusqu’à un certain point, justifier l’attribution du livre à Charles Y, bien qu’on ne puisse l’identifier avec aucun des exemplaires des Épitres et Évangiles mentionnés dans les inventaires de la librairie et du mobilier.

Quoi qu’il en soit, je dois consigner ici une observation cjui se rapporte à la fois à la traduction des Épitres et des Évangiles et à celle du Missel.

De la traduction française des Épitres et des Évangiles il faut rapprocher la traduction du Missel, dont les mêmes inventaires1 mentionnent un exemplaire ayant appartenu à la reine Jeanne de Bourbon et livré le 1 8 avril 1 403 au duc de Bourgogne par l’ordre de Charles VÉ

On peut se demander si le Missel donné en 1403 au duc de Bourgogne ne serait pas celui qui est enregistré comme il suit dans l’inventaire des livres de l’oratoire du teu duc Philippe le Hardi en 1404 :

La plus grant partie des cayers d’un Messel translaté de latin en françois, lequel fisl faire feu la royne Blanche, et lequel a esté laissié à parfaire, pour ce que on dit qu’il n’est pas expédient de translater tel livre de latin en françois, en especial le saint canon2.

Si la traduction du Missel est du même écrivain que celle des Épitres et des Évangiles, et s’il faut accepter le témoignage de l’inventaire de l’année 1404, il s’ensuivra que Jean du Vignai a travaillé pour Blanche de Navarre, seconde femme de Philippe de Valois, comme il l’avait fait pour la première, Jeanne de Bourgogne, morte en 1348.

Il est bon de faire remarquer que, malgré les scrupules

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