N" 184 de mon édition
ï. Peignot, Catalogue de la bibliothèque des ducs de Bourgogne, p. 56. Cf. l’édition de G. Doutrepont, p. 28, n” 66.
manifestés dans l’inventaire de l’année 1404, on ne s’est pas interdit de multiplier les copies de la traduction française du Missel. Les inventaires de la librairie du Louvre en mentionnent quatre exemplaires1, et la Bibliothèque nationale en possède un qui a été copié au xve siècle2.
Le traducteur des Épîtres et des Évangiles est Jean de Vignai; nous avons, à cet égard, le témoignage des différents inventaires de la librairie du Louvre3 et celui d’un exemplaire de la traduction remontant au xve siècle4 5.
Je crois pouvoir encore citer la souscription finale d’un exemplaire de la traduction des Épîtres et Évangiles, encore bien qu’elle contienne une fausse date :
Ce fenist les Epîtres et les Evangiles translatées de latin en françois, selon l’usaige de Paris. Et les translata frère Jehan de Vignay, à la requeste de madame la royne de Bourgoigne, femme Philippe de Valoy, roy de France, en temps qu’il vivoit. Ce fut fait l’an de grâce mil CCC XXVI, en mois de may, vm' jour entrant. Deo gratias s.
Le millésime M CGC XXVI ne saurait concorder avec le règne de Philippe de Valois, qui est monté sur le trône au printemps de 1328. Le copiste s’est mépris sur les chiffres du manuscrit original, qui portait peut-être M CCC XXXI ou M CGC XXXVI. En tout cas, nous possédons là un argument indiscutable pour fixer la date de la traduction au règne de Philippe de Valois et pour en faire honneur à Jean du Vignai.