Ms. français 2700, fol. 113 v
vier était le jour de la naissance du roi. Voir ce que j’ai dit à ce sujet dans le Journal des Savants (année 1906, p. 235- 239) à propos de la coupe de Charles V conservée au Musée britannique, j’y ai parlé des cadeaux qu’on faisait au roi le jour de Sainte-Agnès, et j’ai cité le passage d’un opuscule de Jean Golein, qui déclare, en 1 369, avoir translaté « l’histoire de madame sainte Agnès, la sainte vierge, en laquelle feste est le jour béni de la nativité du roi Charles » .
Bréviaire de Philippe le Bel.
Bibliothèque nationale, ms. latin 1023.
Volume inscrit en 1 380 sur Y, Inventaire du mobilier de Charles V1 dans les termes suivants :
Item ung autre bréviaire entier, à l’usaige de Paris, très bien escript et ystorié, dont la seconde page se commance quoniam irritaverunt ; et est couvert aux armes de France, à fleurs de lys d’or trait, et sont les fermouers d’or plaz à ung carré des armes de monseigneur le Daulphin, et la pippe à deux petites esmeraudes et troys grenatz et deux grosses perles.
C’est à bon droit que le rédacteur de l’inventaire l’a vanté comme très bien écrit et très bien historié : un tel livre devait être depuis longtemps dans la maison de France. Pour en découvrir l’origine, il faut commencer par déterminer à quelle époque il a été écrit. Il date d’une époque antérieure à la canonisation de saint Louis (1297), ce qui est, d’ailleurs, parfaitement d’accord avec le caractère de l’écriture. En effet, l’office de saint Louis est absent du Propre des saints, et c’est après coup, à l’aide d’un grattage très habilement pratiqué, que la mention de la fête de saint Louis a été insérée dans le calendrier. C’est aussi après coup, et d’une autre main, que l’office de saint