IX. Humilité. — Ergiz. — Publicanus. — Phariseus. — Fol
X. L’Amitié. — David et Jonathas. — La Haine. — Saül et David. — Fol. 82.
XI. L’Equité. — La Félonie, Chaym, Abel. — Arche Noë. — Moyses (Moyse séparant deux hébreux qui se battaient). — Fol. 86.
XII. Prouèce, qui ocit un lion. — Parece (c’est un homme assis sur un tertre, qui regarde nonchalamment une charrue attelée de deux bœufs). — David, Golias. — Cil qui seinme. — Fol. 93 v°.
XIII. Pidié (la pitié vêdssant un pauvre). — Usure. — Abraham recevant les anges. — La dame qui done son vin* ... — Fol. 105 v°.
XIV. La Chasteté ( Chastez ). — Luxure. — Oploferne. — La femme de Putiphar et Joseph. — Fol. 120 v°.
XV. La Sobriété. — La Gloutonnerie. — L’Economie. — Le Mauvais riche. — Lazare. — Fol. 143.
Ces quinze tableaux sont un très bon exemple des produits de l’école française de la fin du xme siècle.
L’occasion s’en présentant, je me permets d’ajouter ici des notes sur plusieurs copies illustrées de la Somme le Roi que j’ai pu comparer avec l’exemplaire de Charles V, et qui montrent avec quelle fidélité fut suivi le programme adopté
1. Au lieu de vin, il faut lire uile. Allusion à un passage des Rois, IV, 4.
par 1 auteur ou par les religieux et les libraires qui ont pris part à la diffusion de l’ouvrage dans le monde religieux.
Musée britannique. — Le Musée britannique a acquis en 1869 un manuscrit de la Somme le Roi, qui a reçu le n 28162 dans le fonds additionnel1 et qui peut avoir été écrit vers la fin du xme siècle. Il se termine par cette souscription : « Cest livre compila et partist uns frère, de « l’ordre des Preescheors, à la requeste dou roi de France « Phelippe, en l’an de l’incarnacion Jhesu Crist mil deus « cenz et soissante (sic) et nuef. »
L’illustration est tout à fait semblable à celle du ms. français 938 de la Bibliothèque nationale ; mais il y a plusieurs lacunes. Au moment de l’acquisition, et en 1 876, quand le catalogue fut publié, manquaient six tableaux, ceux qui répondent aux n09 II, IV-VII et XIV du ms. 938 de Paris. La peinture n° II, retrouvée en 1 883 à Paris dans le cabinet de feu le comte de Bastard, a repris sa place dans le volume du Musée britannique, et on a reconnu que la peinture n° VI2 a été reliée par mégarde dans un exemplaire de la Sainte abbaye, qui, après avoir appartenu à Didot3, est aujourd’hui dans la bibliothèque de M. Henry Yates Thompson, où elle sert de frontispice au traité du service et du bien que les Tribulations font à la créature4. Il n’y a donc que les tableaux IV, V, VII et XIV du manuscrit 281 62 de Londres dont le sort actuel soit inconnu.
Les tableaux XIII et XV ont été reproduits en 1 846 sur
1. Catalogue of Additions to the mss. in the British Muséum in the years 1854-1875, vol. II (1876), p. 436.