‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 142 sur 219 · XL VI · texte numérisé non relu

XL VI

La Voie de paradis, le Miserere du Reclus de Molliens et le roman de la Carité.

Bibliothèque nationale, ms. français 1838.

Recueil copié dans la première moitié du xive siècle, enregistré dans tous les inventaires de la librairie du Louvre (A. 504, B. 527, D. 358, E. 398, F. 373), et auquel s’applique bien l’article 358 de l’inventaire de 1411 :

Item ung livre couvert de cuir a queue, ouquel a pluseurs choses de devocion, le Reclus de Morleans, et se nomme la Joye de paradis ( sic') , escript en françois de lettre de forme, à deux coulombes, commençant ou ne foillet vostre sauvement et ou derrenier povres souffrans, à deux fermouers de laton.

Il fut estimé 2 livres en 1422.

La première des trois pièces contenues dans ce volume doit être l’objet d’une observation parce qu’elle a donné lieu à des méprises dans les inventaires du xive et du xve siècle et dans les Catalogues du xixe. Le titre final, au fol. 91 du manuscrit, porte : « Cest livre est de la Joie de Paradis. » Le copiste aurait dû écrire « la Voie de Paradis », ce qui répond au contenu du traité, et qui d’ailleurs est conforme au titre inscrit au haut de la première page : « Le Chemin de Paradis ». En effet, c’est la traduction ou l’arrangement du traité de Robert de Sorbon intitulé : Iter Paradisi. Le compilateur s’exprime ainsi au commencement du traité (fol. 2, col. 1) : « ... lequel livre j’ai « estret de la sainte Escriture que j’ai oïe et retenue, de mes « docteurs et de mes mestres et meesmement des sermons « mestre Robert de Sorbonne, et l’ay translaté de latin en « Irançois le miex que j’ai peu, à mon petit pouoir sanz « rime, quar en aucune[s] rimes a assez de choses qui ne « sont mie voires... »

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