Voir plus haut, p
les livres du roi et destiné à un personnage de la cour.
Sur les trois derniers feuillets du manuscrit a été copié un petit poème français, intitulé à la fin : « Etas hominum « secundum exposicionem mensium », dont les premiers vers sont :
Il est vray qu’en toutes saisons Se change douze foiz li bons,
Tout aussi que les douze moys Se changent en l’an xn foiz.
L’Information des princes.
« Ci commence le livre de l’Information des princes1 « translaté de latin en françois, du commandement du roy « de France Charles le quint, par son clergonnet frère Jehan « Golein, de l’ordre de Nostre-Dame du Carme, maistre en « théologie indigne. »
Bibliothèque nationale, ms. français 1950.
Exemplaire original à la fin duquel le copiste a mis cette souscription :
Henri du frevou a escript ce livre de l’Informacion des roys et des princes, et 1 achiva a escrire le juesdi xxne jour de septembre, 1 an mil CCCLXXIX, pour le roy de France Charles, son très cher et redoubté seigneur2.
La première page est ornée d’une grande miniature à bordure tricolore, sur laquelle le traducteur est représenté faisant hommage de son livre au roi Charles V. Au bas de la page l’écu royal à fleurs de lis sans nombre, soutenu par deux anges planant dans l’air. Cette page est reproduite en héliogravure sur la planche XLI de Y Album paléographique de
1. Sur cet ouvrage, il faut voir la notice insérée dans Y Histoire littéraire de la France, t. XXXI, p. 35-47.
2. Fac-similé de cette note dans l’atlas du Cabinet des manuscrits, pl. XLV, n° 4.
la Société de l’École des chartes et sur la planche X de mes Facsimilés de livres copiés pour le roi Charles F.
La photographie a fait apparaître les traces d’un écu auquel l’écu royal a été superposé. Sur l’écu primitif, M. Georges de Manteyer a distingué six besans posés 3. 2 et 1 et surmontés d’un chef : ce sont les armes des Poitiers, d’azur à 6 besans d’argent sous un chef d’or ; elles avaient ete indûment mises à cet endroit par un enlumineur qui supposait le livre destiné à Louis de Poitiers, comte de \alentinois de 1374 à 1419.
Ce joli volume figure sur l’inventaire de Gilles Malet (A. 231 , B. 234) :
De informacione principum, en françois, translaté par maistre Jehan Goulain, et est couvert de soie à queue.
Il fut livré au duc d’Anjou le 7 octobre 1 380 L
Jean de Salisbury, le Policratique, version française par Denis Foullechat, franciscain.
Bibliothèque nationale, ms. français 24287, relié aux armes du cardinal de Richelieu.
Exemplaire contemporain de la traduction, qui fut faite en 1372. Sur le frontispice, grande miniature représentant le roi dans son étude. Je suis porté à croire que c’est l’exemplaire original, ayant appartenu à Charles V. Il répondrait à cet article de l’inventaire de Gilles Malet (A. 228, B. 231) :
Policraticon, translaté en françois par frère Denys Foulechat, couvert de belle soie à queue2.
Ce volume est marqué en marge de l’inventaire comme
1 Ms 2700 fol. 12 v» et 43 v».
2. C'est-à-dire « de soie iode et blanche », suivant les indications de 1 article précédent des Inventaires de Gilles Malet.
ayant été livré « à monseigneur d’Anjou » le 7 octobre 1380. Il ne figure pas sur les inventaires postérieurs, et l’absence de renseignements sur les premiers mots du second feuillet et du dernier empêche de pouvoir considérer comme absolument démontrée l’identité que je propose avec quelque réserve.
Aristote, les trois premiers livres des Météorologiques EN FRANÇAIS.
Bibliothèque royale de Belgique, ms. 2903, jadis 11200. Cette traduction est l’œuvre de Mathieu Le Vilain, qui la dédia, paraît-il, à Alfonse de Brienne, comte d’Eu, mort devant Tunis en 1270. Ce Mathieu Le Vilain ne doit sans doute pas être confondu avec le Mathieu Le Vilain qui fut lieutenant du bailli de Caux sous le règne de Philippe le Bel.
Ce volume figure jusqu’en 1 41 3 sur les inventaires de la librairie du Louvre (A. 148, B. 149, D. 97, E. 95). Celui de l’année 1 41 1 l’indique en ces termes :
Item Metheores en françois et en prose, à deux fermouers d'argent dorez, couvert de cuir rouge empraint, escript de lettre formée, commençant ou ne foeillet eç vaut autant , et ou derrenier doncques a ceste.
Le volume disparut vers 1414 de la librairie du Louvre1 et passa dans celle des ducs de Bourgogne, où nous le trouvons inventorié, vers l’année 1 467, parmi les livres conservés à Bruges2.
Ung petit livret couvert de cuyr rouge, intitulé le livre des impressions de Metheores, commençant au second feuillet et vaut autant, et au dernier doncques a ceste.