‹ Recherches sur la librairie de Charles VChapitre 184 sur 219 · Jehan Le Gantier », dans l’aveu de · texte numérisé non relu

Jehan Le Gantier », dans l’aveu de

tenir du dit seigneur d’Eschantilly les deux sisiesmes qui font un tiers et le huitiesme, comme dessus est dit. Et se plus y a, plus en adveue à tenir.

En tesmoing de ce, je ay seellé ces lettres de mon seel, le vme jour de juillet, l’an de grâce mil CCG LX et dix-huit.

(Original dépourvu du sceau, qui pendait sur simple queue. Archives du Musée Condé, carton B. 118.)

2. Aveu de Gilles Malet, rendu à Gui de Laval pour le fief de Balagni.

C’est ce que nous Giles Malet, chevalier, conseiller et maistre d’ostel du roy nostre sire, seigneur de Villepesche et de Balengny, avoons à tenir de noble homme messire Guy de Laval, chevalier, seigneur de Chantelli à cause de son chastel de Chantelly.

Primo nostre hostel du dit Balengny, la granche, court, colombier et ce qui est compris ès murs d’environ, les jardins, le clos de vingnes et la quarrière au dehors de la dicte vingne, où est garenne, tant que la montaingne contient, et jusques au chemin de Betisy.

Item le vivier, les eaues et le moulin, auquel tous les hostes et manans de la ville sont banniers.

Item tous les bois près de la dicte ville devers Auterres ès quelz a garenne et toutes les saulx dudit lieu.

(Extrait en caractères du xv* siècle. Archives du Musée Condé, B. U3.2.)

3 . Aveu de Gilles Malet, rendu au Roi pour ce qu’il tenait à Fontenai près Louvre et au Plessis-Gassot. (22 décembre 1392.)

Sachent tuit que je Gisles Malet, chevalier, maitre d’hostel du roy notre sire, ad voue à tenir en foi et hommaige, du Boy notre dit seigneur, ce qui s’ensuit, et que je ay

APPENDICE

acquis et acheté ès villes, terroirs et appartenances de Fontenay emprès Louvres et du Pleisseix Gassot, de nobles personnes messire Philippes de Trye, chevalier, seigneur de Mareuil, et de dame madame Agnez de Gossanville, sa femme.

Et premièrement toute la justice et seigneurie haulte et moyenne des dites villes et terroirs de Fontenay et du Plesseix Gassot, avec la cognoissance de nobles, la prevosté et tabellionage, le seel et contre seel et les sergenteries d’icelles villes et terroirs du dit Fontenay et du dit Plesseys.

Item une maison, assise en la dite ville de Fontenay, avec la cour, jardins et vignes derrière, si comme tout se comporte, tenant au grand chemin de Gonnesse, d’une part, et à messire Pierre de Rus, d’autre1.

Item un grand jardin, séant en icelle ville de Fontenay, tenant aux religieux du Temple, d’une part.

Item dix livres unze sols parisis de menus cens, portans ventes, saisines et amandes, receus chacun an au jour des octaves saint Denis en la dite ville de Fontenay.

Item ung four séant en icelle ville, tenant à l’hostel de mes prisons d’une part, et aux religieux du Temple d’autre.

Item ung pressoir étant ou dit lieu.

Item le droit que j’ay de mettre regard et jurés sur toutes denrées, ouvraiges et marchandises ès dites villes et terroirs de Fontenay et du Plesseys Gassot.

Item toutes forfaitures, amendes, espaves, aubaines, estrayères et autres droits appartenans à haut et moyen justicier et qui peut escheoir et advenir ès dites villes et terroirs de Fontenay et du Plesseys Gassot.

Tout ce qui dit est, chargé de trente-deux livres parisis de rente annuelle et perpétuelle, payés chacun an au Roy

1. L’aveu de la veuve de Gilles Malet porte : « Et à Me Jean Candel, d’autre. »

notre dit seigneur et à sa recette et receveur de Paris aux termes de l’Ascension Notre Seigneur, de Toussaint et de la Chandeleur, sans autres charges, servitudes ne redevances.

Item et avec ce advoue à tenir encore du Roy notre dit seigneur le quart de la basse justice de la dite ville de Fontenay, les champarts d’icelle et du terroir, qui peuvent valoir pour ma part, chacun an, trois muys de grains ou environ.

Item un muy d’avoine de rente à moy deue chacun an lendemain de Nohel, avec les bleds, chappons, vins, œufs et argent qui y appartiennent à cause des rentes.

Item encores cent sols parisis de menus cens ou environ, deus à moy chacun an en la dite ville de Fontenay, au dit jour des octaves Saint-Denis, portans lods, ventes, saisines et amendes.

Item ma part d’un four qui souloit estre en la dite ville, lequel est à présent en ruyne.

Et se plus en y a, advoue à tenir en foy et hommage lige du Roy notre dit seigneur toutes les choses dessus dites, chargées du viage des dits vendeurs et de chacun d’eux, c’est à scavoir que les dits messire Philippe et sa femme en doivent avoir les prouffîts et revenus chacun an, tant comme ils vivront, et aussi doivent payer les charges et soustenir les plays et procès et les édifices à leurs périls et dépends, si comme plus à plain est contenu ès lettres de vente auxquelles je me rapporte, et dont le receveur de Paris a déjà eu le vidimus, sous le seel de la prévôté de Paris.

En tesmoing de ce, j’ai seellé ces présentes lettres de mon seel, le vingt deuxième jour de décembre, l’an mil trois cens quatre vingt douze.

(Copie notariée du 5 mars 1760, aux Archives du Musée Coudé, B. 115.)

APPENDICE

4. Aveu de Gilles Malet, rendu à Amauri d’Orgemont, seigneur de Chantilly, pour une partie de la châtellenie de

Pont-Sainte- Maxence. (30 mai 1393.)

Sachent tuit que je Giles Malet, chevalier, maistre d’ostel du roy nostre s [ire] et seigneur et chastellain de Pont- Sainte-Maixence en partie, adveue à tenir en foy et hommaige de noble et puissant seigneur monseigneur Almaurry d’Orgemont, chevalier, seigneur de Chantilly, conseiller du roy et chancelier de monseigneur le duc d’Orliens, à cause de sa seigneurie de Chantilly, ce qui s’ensuit :

Premièrement les cinq pars de la place, court, jardins et appartenances où souloit estre l’ostel des diz chastellains au dit lieu de Pont, qui ne me valent à présent que environ xxiiii soulz parisis.

Item les cinq pars de la tour de l’ille, ' séant devant la dite place en la riviere d’Oise, et les cinq pars d’icelle ylle et de la garenne à connins estant en icelle, qui puet valoir par an, pour ma part, environ xxx soulz.

Item les cinq pars de la moitié de la pescherie que ont les diz chastellains en la dite riviere d’Oise, contenant soixante arpens d’eaue ou environ, dont ma part vaut à présent par an lxxv soulz.

Item les cinq pars de fossez à eaue estans autour des dites place et jardins et de la pescherie d’iceulx, esquelz nulz ne puet ne doit pescher, fors les diz chastellains, sur poinne de lx soulz d’amende, lesquelz ne rne sont à présent d’aucun proffit.

Le xxx6 jour de may, l’an de grâce mil CCC IIIPX et XIII.

(Archives du Musée Condé, carton B. It8.)

5. Aveu de Philippe Malet, rendu à Amauri d’Orgemont pour le fief de Balagni. (25 septembre 1394.)

A tous ceulx qui ces lettres verront ou orront, Philippe Malet, escuier, pennetier du roy nostre sire et seigneur de Ballengny lez Senlis, salut. Sachent tuit que je confesse et adveue à tenir en foy et hommage de noble et puissant homme mons. Almaurry d’Orgemont, chevailier, chancellier de très hault et excellent prince monseigneur le duc d’Orléans et seigneur de Chantilly, à cause de son chastel du dit Chantilly, mon fief du dit Bellengny, ouquel a et appent les droits, noblesses, possessions, terres et autres héritages dont cy après sera faite mencion. Primo mon hostel du dit Ballengny, la grange, court, coulombier et ce qui est compris ès murs d’environ les jardins, le clos de vingne et la quarrière au dehors de la dicte vingne, où est garenne, tant que la montaingne contient...

... En tesmoing de ce, je ay seellé ces lettres de mon propre seel duquel je use, qui furent faictes le vint cinquiesme jour du moys de septembre, l’an de grâce mil trois cens quatre vins et quatorse.

(Original. Archives du Musée Condé, B.^113.2.)

6. Aveu de Gilles Malet, rendu au Roi pour la châtellenie de Pont-Sainte-Maxence. (17 avril 1399.)

Saichent tuit que Gilles Mallet, chevalier, maistre d’hostel du Roy nostre sire et' chastellain de Saincte Maxence, adveue à tenir en foy et hommaige lige du Roy nostre sire, à cause de son chastel et chastellenie de Creeil, ce qui s’ensuit, à moy appartenant à cause de ma dicte chastellenie de Pont.

Et premièrement treize livres six solz huict deniers

APPENDICE

parisis de droit cens que je ay et prend chascun an par ma main, en et sur quarante livres de cens1 que doibvent chascun an au jour de la Chandelleur les habitans de la ville de Brenoulle, nommez les cens d’Ageulx, et de laquelle somme de xm 1. vi s. vm d. par. je puis executter les dits habitans et faire mettre en prison ceulx qui sont ordonnez à recepvoir la taille, les dictes xl livres, le jour de la Chandeleur passé, ou arrester et admener prisonnier à Pont tout le bestail de la dicte ville de Brenoulle quant il est trouvé en Agnelx, jusques à ce que je soie paié de la dicte somme de xm 1. vi s. vin d. p.

Item le tiers de la mairie d’Ageulx, que je dois aussy prandre par ma main, et peult valloir par an xl sous.

Item ad voue à tenir en arrière fief pareillement du Roy nostre sire les fiefs que tiennent de moy à plain fîefz, à cause de ma dicte chastellenie, les personnes cy après nommez.

[Je me borne à reproduire les noms des possesseurs des arrières-fiefs. Messire Maillart d’Estrées, chevalier, à Hardencourt. — Henry de L’Esglantier, escuier. — Messire Pierre de Lihus, chevalier, à Bazincourt. — Soullart de Sery , escuier, à Brenoulle. — Laurent L’Evesque, gendre de feu Adam de Sermoises. — Maistre Jehan de Sains, secrétaii e du roy , chanoine de Paris, séant en la ville du terrouer de Rieu en Reauvoisin. — Nicaize Le Boucher. — Philippe de Vier, gendre de Pierre de Mamunaiz, à Sainct Gueulx en Beauvoisin. — Guillaume Du Bos, escuier, gendre de feu messire Pennes d’Esguelnes (ou Des Guelnes). — Messire Charles de Chambly, chevalier, Chambellan du roy, à Nongent-les- Vierges . — Jehan Chobart, de Creil. — Jehan de Fayel, escuier, gendre de Raoul de Longueaue, à Lon-

1. Dans un aveu de l’année 1417, il est dit que les deux tiers des cens d Ageulx appartenaient aux Chartreux.

gueaue. — Jehan Bertrand, de L’Eschiquier de Pont. — Jehan L’Escripvain, de Pont, gendre de Robert Caignet. — L’evcsque de Beauvais, pour la mairie de Saron.]

Item ung autre fief sceant à Auregny, qui fut à feu Jehan Le Jeune, et soulloit estre du pris de x livres, et à présent est de nulle valleur, et est en ma main par defïaute d’homme.

Item ung autre fief, sceant à Nongent les Vierges, que doibvent tenir de moy les hoirs feu Philippes de Laistre, et

est à présent de nulle valleur.

Item que tous les hommes dessus dis sont tenuz de venir juger à ma cour à Pont, à leurs perilz et despens, toutes fois que ilz sont appeliez, soit en cas civil ou criminel.

Item toute justice et seigneurie hautte, moienne et basse, à cause de ma dicte chastellenie, ès fiefz dessus dis.

Et sy plus a, plus en advoue à tenir.

En tesmoing de ce, j’ay seellé ces présentes de mon seel.

Donné le xvne jour d’avril après Pasques, l’an mil trois cens quatre vingtz et dix neuf.

(Cahier copié en 1580. Archives du Musée Condé, C. 28.6.)

7. Aveu de Gilles Malet, rendu à Pierre d’Orgemont pour la châtellenie de Pont-Sainte-Maxence. (8 mai 1402.)

Sachent tuit que je Giles Malet, chevalier, maistre d’ostel du roy nostre s[ire], chastellain seul et pour le tout et seigneur en partie de Pont Sainte Maixence, adveue à tenir à une foy et hommage, à cause de ma dite chastellerye et seignourie de Pont, ce qui cy après s’ensuit, de noble homme Pierre d’Orgemont, escuier, seigneur de Montjay et de Chantilly, à cause de sa dite seignourie de Chantilly :

Et premièrement la place, court, jardins et appartenances de Pille où souloit estre l’ostel de ma dite chastellerye, avecques les fossés à eaue qui sont autour des dites places, court, jardins et appartenances, qui ont leur agoust

APPENDICE

et descendent en la rivière d’Oize de deux costés... Item en la dite rivière d’Oize une ysle devant la dite place, en laquelle souloit avoir une forte tour, et en ycelle ysle garenne de connins, plusieurs arbres fruiz portans et saussoies, dont tout puet valoir xxviii soulz par an ou environ. Item la pescherie en la dite rivière d’Oize, depuiz le pont de la dite ville, en avalant d’iceluy pont, jusques au dessoubz de toutes mes ysles, en avalant à Brenuille...

Donné le vme jour de may après Pasques, l’an mil CCCC et deux.

(Archives du Musée Condé, carton B. 118.)

8. Aveu de Nicole de Chambly, veuve de Gilles Malet , rendu au Roi pour la châtellenie de Pont- Sainte- Maxence. (1er août 141 1 .)

Saichent tuit que je Nicole de Chambly, veuve de feu messire Gilles Mallet, chevallier, en son vivant maistre d’hostel du Roy nostre sire, seigneur de Villespesche et chastellain de Pont Saincte Maxence, advoue à tenir, en foy et hommaige lige du Roy nostre sire, à cause de son chastel et chastelleme de Creil, ce qui s’ensuit, à cause de ma dicte chastellenie de Pont.

Ce fut faict 1 an de grâce mil quatre cens et unze, le samedy, premier jour du mois...1 2.

(Cahier copié en 1580. Archives du Musée Condé, C. 28/' . — A la suite est copié un aveu de la même châtellenie, rendu en 1417 par Pierre L’Orfèvre, licencié en lois, châtelain seul et pour le tout du Pont-Sainte-Maxence.) ’

1. Aveu beaucoup plus détaillé que celui de Gilles Malet, de l’année 1399.

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