Archives nationales, S. 4069, n
HENRI DU TREVOU.
Au Musée britannique, le n° 1 1 75 du fonds Lansdowne : second volume de la traduction de la Bible par Raoul de Presles.
Paulin Paris a cru reconnaître la main de Henri du Trevou dans la première partie du ms. français 281 3, l’exemplaire des Grandes Chroniques de France copié pour Charles Y.
Henri du Trevou1 s’adonnait au commerce des livres. Le 21 février 1395 (n. st.), il servit d’intermédiaire au carme Jean Golein pour faire acheter au duc d’Orléans un exemplaire du Rational des divins offices, que ce religieux avait traduit, une vingtaine d’années auparavant, pour le roi Charles V.
Jean L’Avenant est qualifié de « scriptor librorum regis », dans une lettre du 29 avril 1364, qui lui assignait des gages de quatre sous par jour2.
En 1350, Jean L’Avenant avait touché une somme de 8 1. t. pour travaux exécutés aux bréviaires de Jean, duc de Normandie3.
Oudin de Carvanay. — Paulin Paris4 a cru reconnaître la main d’Oudin de Carvanay dans la seconde partie de l’exemplaire des Grandes Chroniques que Charles V se fit
1. « Henri du Trevou, libraire, en son nom et en faisant fort en ceste partie de maistre Jehan Goulain, maistre en théologie, confesse avoir eu et receu de Godefroy Le Fèvre, varlet de chambre et apoticaire de monseigneur le duc d'Orléans, cent livres tournois, qui leur sont deubz pour la vente d’un livre en françois appelé le Racionnel des divins offices. Ledit Henry promet acquitter le [dit] seigneur et le dit Geffroy envers le dit maistre Jehan et tous autres... » Le Roux de Lincy, La Bibliothèque de Charles d’Orléans, p. 33, n” 8. — L édition porte : Henry de Trenon. Le marquis de Laborde, ayant à citer une quittance {Les Ducs de Bourgogne, t. III, p. 98, n° 5650), avait adopté la forme Tienon.
2. Mémorial D de la Chambre des comptes, dans le recueil de Menant, t. VII, fol. 66 v“. (Bibliothèque de Rouen, n” 3404.)